14 août 2008
Pendant les jeux, la répression au Tibet continue, affirme le dalaï lama aux élus
PARIS (AFP) - 13/08/2008 18h16
Extraits:
Le dalaï lama lors de son entretien avec des parlementaires au Sénat à Paris le 13 août


Le dalaï lama a aussi déclaré que la Chine voulait envoyer "un million de colons" supplémentaires au Tibet pour "diluer" la culture et la résistance tibétaines, ont témoigné tous les parlementaires.
"Il a demandé le plus grand soutien possible de l'Europe. Il pense qu'il n'y a que la pression politique pour faire évoluer un régime totalitaire", selon le député PS Jean-Louis Bianco (PS).
"Essayez de faire de telle sorte que la Chine puisse répondre autrement que par la répression à la main tendue que nous lui offrons", a aussi demandé le prix Nobel de la paix 1989 aux élus, selon le député Nouveau centre (NC) Philippe Folliot.
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Courrier international:
| Le chef temporel et spirituel tibétain se trouve en France pour une visite de douze jours, mais les autorités françaises font de leur mieux pour que cette présence passe inaperçue. Le Soir de Bruxelles regrette que Paris ait cédé à la pression chinoise. | |||||||||
Le dalaï-lama est arrivé en toute discrétion, à 6 heures du matin à Roissy, où l'ont accueilli les membres de sa communauté religieuse. Son agenda compte un seul rendez-vous politique : il sera reçu mercredi 13 août au Sénat, à huis clos [la presse n'est pas admise], dans le bureau d'un parlementaire, où il doit rencontrer les députés et sénateurs membres du groupe Tibet. "Le Sénat et l'Assemblée ont reçu en grande pompe Mme Betancourt et on fait passer le dalaï-lama par la cave !", s'indigne le député UMP Lionel Luca, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale. De son côté, Sarkozy envoie son arme de communication, son épouse Carla, qui accompagnera le chef spirituel tibétain le 22 août, lors de l'inauguration d'un temple dans l'Hérault. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pourrait faire une apparition à leurs côtés. Au cours des douze derniers mois, le dalaï-lama a été reçu par le président américain George Bush, par la chancelière allemande Angela Merkel et par le Premier ministre britannique Gordon Brown. Un palmarès qui accentue le contraste avec l'attitude des autorités françaises. Pourtant, lorsque l'ambassadeur de Chine à Paris avait déclaré qu'une rencontre entre le dalaï-lama et Nicolas Sarkozy aurait des "conséquences graves" sur les relations franco-chinoises, le président avait répondu : "Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous." Ses atermoiements sur sa présence à l'ouverture des JO et le parcours chahuté de la flamme olympique à Paris ont eu raison de sa liberté de choix quant à cet "agenda". La visite du dalaï-lama sera donc religieuse, dans un pays où le bouddhisme est considéré comme la quatrième religion, avec 600 000 pratiquants – dont les trois quarts sont d'origine asiatique – et plus d'un million de sympathisants. |
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Mise à jour le 14.8.8
Le dalaï-lama dénonce le non-respect par la Chine de la trêve olympique
Lors d'une rencontre à huis clos avec une trentaine de parlementaires français, mercredi 13 août, le dalaï-lama a déclaré que la Chine ne respecte pas la "trêve olympique" et continue sa répression au Tibet, selon des propos rapportés par des députés et sénateurs. A Robert Badinter, qui lui demandait si "pendant la trêve olympique la Chine avait au moins suspendu ses oppressions, ses arrestations (...), la réponse a été très précise : 'Non. Pendant que se déroulent les Jeux, l'oppression du peuple tibétain et la répression continuent'", a rapporté le sénateur socialiste. Le chef spirituel des Tibétains a aussi évoqué "une politique de colonisation accélérée, avec peut-être un million de Chinois supplémentaires qui viendraient occuper le Tibet pour noyer et diluer la population tibétaine", a indiqué le député socialiste Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale.

Commentaires
Quelle trève olympique? il y en avait une en 5000 av JC, mais dans les jeux modernes, il n'est nulle part question de trève olympique. Les Russes avaient une délégation aux JO, ça ne les a pas empêchés d'envahir la Géorgie. Sans parler de nos soldats qui se font canarder en Afghanistan.
Les JO, c'est du sport. Rien que du sport.
C'est vrai que les dirigeants Chinois doivent prendre en compte les Droits de l'Homme, mais je ne vois pas ce que viennent faire les JO là dedans.
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