Certains ont fait mine de croire les belles paroles de M. Mittal pour faire avaler la pilule de la fermeture de Gandrange. On voit aujourd'hui ce qu'il en était de ces promesses.
Nous venons d'apprendre la fermeture totale du site sidérurgique de Florange, pour plusieurs mois au moins.
Cette décision du groupe ArcelorMittal est inacceptable. Elle remet en cause tous les engagements pris par Mittal dans les conventions de revitalisation passées avec l'Etat après la fermeture de Gandrange. Cela prouve ce que valent la signature du premier groupe mondial de l'acier , mais aussi de l'Etat : du vent..
Aucune garantie sur l'avenir de la sidérurgie en Lorraine. Les 9 milliards de dollars de bénéfices du groupe n'ont été utilisés que pour les actionnaires, au premier rang desquels la famille Mittal, qui a racheté massivement des actions de son propre groupe pour les détruire et maintenir les cours. Cette logique financière se fait sur le dos des salariés et de la Lorraine.

Encore une fois, nous assistons aux noces du mensonge et de la trahison.
Cela montre l'urgence d'uen réponse européenne implacable face à des comportements aussi prédateurs. Il est inacceptable que Mittal joue les Etats et les régions européennes les uns contre les autres : en réclamant davantage de quotas d'émission de CO2, en réclamant des subventions. Nous ne devons plus céder à ce chantage.

La crise a bon dos ! Le marché de l'acier a toujours été cyclique. C'est le rôle et la grandeur d'un vrai industriel d'anticiper ces cycles et d'investir au bon moment pour protéger l'entreprise et ses salariés. Pour M. Mittal, au contraire, l'horizon se résume à l'état de sa fortune boursière
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