Par birenbaum      sur LE POST
  le 02/05/2009        

   

Hier soir, exceptionnellement, je n'ai pas regardé la mer.

Je suis resté dans ma banlieue. Et, le soir, avec madame, nous sommes allés dans une fête.

Après avoir vérifié que l'entrée était interdite aux mariachis, aux porteurs de sombreros, ou à toute personne revenant d'un séjour au Mexique, j'ai passé trois heures à discuter, dans un coin, près du bar, avec quelques bons amis rassemblés là.

Pendant ce temps, les plus inconscient(e)s se trémoussaient sur la piste de danse.

Aparté

Ne comptez pas sur moi pour vous révéler l'identité de qui que ce soit. Ni de celles qui dansaient. Ni de ceux qui réfléchissaient à haute voix. Je ne suis pas du genre à filmer les gens, à leur insu, et à mettre ensuite la vidéo sur le net, pour les embarrasser, moi...

Fin de l'aparté

Sachez simplement que quelques très belles intelligences étaient rassemblées là. Et que leurs femmes n'étaient pas mal non plus...

Aparté

Ici normalement la lectrice féministe, ou même simplement la lectrice, s'insurge et grimpe au rideau. "Quoi !? Les belles intelligences rassemblées n'étaient que masculines et leurs femmes se contentaient d'être belles ?".

Je le reconnais, ma formule n'est pas heureuse.

Mais, en même temps, je ne me sens pas d'écrire : "Sachez simplement que quelques très belles intelligences étaient rassemblées là. Et que leurs maris n'étaient pas mal non plus..."

Fin de l'aparté

Où en étions nous ? Ah oui, je vous disais que j'étais dans un coin de la pièce,  parmi de belles intelligences, rassemblées par l'alcool, la solitude et l'ennui, pendant que leurs gonzesses se trémoussaient devant les célibataires ou les divorcés de la soirée...

Aparté

Oui, vous avez raison de le noter, je n'avais pas vraiment précisé, jusqu'ici, le fait que, généralement, dans ces soirées, les hommes venus en couple parlent, pendant que leurs femmes dansent avec les hommes venus seuls. C'est sociologique.

Fin de l'aparté

Nous discutions entre hommes donc. De quoi ? De politique évidemment ! En vérité, moi, je ne discutais pas, j'écoutais mes amis. Eh oui... C'est une sorte de déformation professionnelle dont je souffre. Depuis qu'on me paye (fort mal) pour donner mon avis sur la vie, l'amour, la mort ou la choucroute dans lémédias... Lorsque je ne suis pas rétribué, je me tais !!! Aucune raison de dilapider mes ressources, dans des soirées, devant des quiches froides !

Aparté

D'abord, ci-dessus, lorsque je parle de quiches froides, je ne sous-entend rien à propos des femmes de mes amis ! J'évoque juste le buffet. Surtout, comment dire... Là, toujours au dessus, lorsque je prétends que je ne parle plus de politique, lorsque je ne suis pas payé... C'est un énorme mensonge ! En vérité, je suis devenu totalement muet - comme une carpe farcie -, en matière de prospective politique. Je me suis tellement lamentablement planté en 2007, que je ne veux plus jamais avoir l'air aussi con. Jamais. Alors... Je ne dis plus rien.

Fin de l'aparté

Heureusement, dans les soirées, il y a encore des gens qui eux ont des choses intelligentes à dire... Cela me permet, ce matin, d'avoir une bonne nouvelle à vous annoncer.

Allez on entre dans le vif du sujet, parce que de digressions en digressions, vous avez probablement perdu le fil.

Nicolas Sarkozy va perdre la prochaine présidentielle !

Le scénario est le suivant.

Il y aura deux candidats socialistes, dont Ségolène Royal, investie oupah.

François Bayrou va profiter de cette division des socialistes et des voix des déçus du sarkozsyme.

Au second tour, le face à face, entre Bayrou  - qui aura axé sa campagne sur la protection des français (retenez-ça...) - et Sarkozy, sera remporté par le premier.

Grace au soutien du peuple de gauche et des cocus du sarkozysme !

Puis, ensuite, les socialistes vont gagner les législatives et c'est Dominique Strauss-Kahn qui deviendra le premier ministre du président Bayrou...

Un président Bayrou immédiatement "dans la main" de la majorité législative socialiste, issue des urnes.

"Bayrou président. C'est la fin de la Vème République" a même conclu mon vieux pote, enthousiaste comme rarement.

Aparté

Vous savez quoi ? Là, je n'ai même pas lancé mon premier "mais"...

Pour leur faire remarquer, à mes amis, qu'ils devraient se méfier. Que le monde a changé. Que tout le monde a changé. Que ça nous échappe. Que d'ici là, ce scénario pourrait bien être balayé dix fois, cent fois, par je ne sais quoi... Muet, je vous dis.

Fin de l'aparté

Voilà donc l'hypothèse que mes contemporains les plus éveillés échafaudent, espèrent et pronostiquent, à la fois... Quand ils ont un sérieux coup dans le nez ! Je pense que vous êtes heureux de savoir - dès le 2 mai 2009 (archivez ce post...) ce qui va se passer dans trois ans !

Aparté

Quoi ? "Et la fête ?" Non. Je ne peux pas vous en parler davantage. Vers 23h30, nous sommes partis, alors que des invités arrivaient à peine. Je n'ai jamais compris ces gens qui débarquent si tard...

Comment ? "Je devrais sortir plus souvent ?" "Cela me ferait du bien ?" Ah oui ? Vous aussi, vous pensez ça ?

Fin de l'aparté