Extrait:
...  Cette soudaine maladie méritait-elle d’être à ce point médiatisée ? Le martèlement du nombre des malades et des victimes, somme toute modeste en regard d’autres pandémies dont on parle moins, était-il indispensable ? Fallait-il prendre le risque de stimuler un réflexe inné de peur déraisonnable ? On voit que les prodigieux moyens de communication dont on dispose, ne servent guère à accéder à une représentation fidèle de la réalité. Car comment le vérifier ?
Il se peut que cette épidémie soit effectivement dangereuse, comme la grippe dite "espagnole" de 1918, comme il se peut qu’on ait assisté à un scénario de diversion générale, ou à sa répétition, pour détourner l’attention, par exemple, du gangstérisme financier international qui a plongé le monde dans la récession économique.
On en vient à soupçonner un usage de cette règle cardinale de gouvernement énoncée par Clémenceau : « Voyez-vous, mon petit, confiait-il à Paul Boncour, la peur, c’est le grand moteur des actions humaines » (2). Et n’est-ce pas une peur encore plus grande que celle de l’épidémie que d’être dans l’incapacité de décider si oui ou non l’on assiste à une mobilisation légitime contre un fléau ou au contraire à une opération d’influence visant d’autres objectifs ?

Mais, il est au moins un sujet où le doute n’est pas de mise : c’est le diagnostic que ne manqueront pas de porter en experts les médias officiels comme ils le font quand leur est refusé le crédit naturel qui leur est dû, selon eux, : « Paranoïa ! » fulmineront-ils.

 

Paul Villach dans AGORAVOX