Par La rédaction du Post   le 16/09/2009                                  

      Royal met la pression sur Aubry... qui défie les auteurs du livre. Mais ces derniers refusent la confrontation que leur propose la direction du PS.      

Après les accusations de fraudes au PS, le parti et Ségolène Royal contre-attaquent.


1. Royal met la pression sur Aubry

Ségolène Royal a demandé mardi soir sur TF1 à la direction du PS d'engager une "action" contre les auteurs du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons", si leurs accusations sont fausses.  

Ce livre affirme que l'élection de Martine Aubry à la tête du PS -qui a devancé Ségolène Royal de 102 voix- n'a pu être possible que grâce à un système de fraudes organisées.

Ségolène Royal a aussi exigé des sanctions en interne, au PS, contre les fraudeurs si les faits sont avérés.

(Source: TF1)

2. Les proches d'Aubry mettent la pression sur les auteurs

Du coup, pour ne pas se laisser enfermer dans la tactique de Ségolène Royal, cinq membres de la direction du PS -très proches d'Aubry- proposent aux auteurs du livre d'"organiser sans délai une confrontation devant des journalistes". Le but: "démontrer que les allégations et accusations portées par ce livre sont mensongères".

Claude Bartolone, Christophe Borgel, Jean-Christophe Cambadélis, François Lamy et Christian Paul ont privilégié cette initiative à "des procédures juridiques", qui "prennent beaucoup de temps".

Martine Aubry et Ségolène Royal. 3. Royal riposte...

Une initiative qui ne satisfait pas Ségolène Royal: "C'est un échappatoire", a-t-elle lâché au JT de TF1.

4. ...Cambadélis aussi!

Ce mercredi matin, Jean-Christophe Cambadélis écrit sur son blog: "La déclaration de guerre faussement ingénue de Ségolène Royal contre Martine Aubry abime la gauche et isole son auteur. Ce combat sans fin, sans raison, hors du temps, hors de propos, n'a aucun sens. Ségolène Royal doit se reprendre."

5. Les auteurs... sous pression!

Les journalistes Karim Rissouli (Canal +) et Antonin André (Europe 1), auteurs du livre, vont-ils accepter la confrontation que leur propose la direction du PS?

Leur éditeur a fait savoir qu'ils n'accepteront pas. "C'est une idée saugrenue. Les auteurs ont fait le choix de ne pas polémiquer avec le PS. Il n'est pas question qu'ils aillent devant une sorte de tribunal rue de Solferino, avec des confrères journalistes pris comme juges", a déclaré Yves Derai, directeur des Editions du Moment.

Contacté par Le Post ce mercredi matin, Antonin André a refusé de se prononcer dans un premier temps. Se montrant très gêné par notre question, il lâchait de manière laconique: "Pas de commentaire" et finit par raccrocher...

Ce mercredi après-midi, Antonin André tient à apporter ces précisions au Post: "Je ne suis pas du tout gêné", assure-t-il. Avant d'expliquer: "Je pose juste un refus absolu de débattre avec les cinq membres de la direction du PS. Le seul cadre dans lequel nous accepterions de débattre, c'est si le PS nous attaquait. Dans ce cas, nous sortirions les preuves."


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   (Sources:             Le Point.fr,             Le blog de Jean-Christophe Cambadélis,             Le Parisien.fr,             TF1,             Le Figaro.fr)