Tefy Andriamanana  sur Marianne2

 

 

 

Le 5 janvier, à la projection du documentaire « Lionel raconte Jospin », consacré à l’ex-premier ministre, presque toute la galaxie socialiste était présente. Sauf Laurent Fabius, Ségolène Royal, Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, Arnaud Montebourg…



 

Service photographique du Premier ministre - Wikimedia commons - CC

Service photographique du Premier ministre - Wikimedia commons - CC

 

Le temps d’une soirée, le PS s’est replongé dans les années Jospin. Mardi 5 janvier au soir à Paris, un parterre de personnalités du parti assistaient à la projection du documentaire « Lionel raconte Jospin » dans lequel l’ex-premier ministre revient sur son parcours politique  face à la caméra de Patrick Rotman.

Et les invités ne se sont pas fait prier pour congratuler abondamment celui qui fut battu dès le premier tour de la présidentielle de 2002. Parmi les flatteurs, Martine Aubry, première secrétaire du PS, les eurodéputés Harlem Désir et Vincent Peillon, l’ex-premier ministre Pierre Mauroy, le maire de Paris Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, porte-parole du parti.

Rien n'est venu troubler cet exercice d'auto-satisfaction. Il faut dire que les vieux et moins vieux adversaires de Jospin étaient absents. Une aubaine pour celui qui se lance dès aujourd'hui dans une offensive médiatique  — avec pour premier volet un long entretien publié dans le Monde (daté du 8 janvier).


Jospin éternel rancunier

 

 

 

 

 

Lionel Jospin a la rancune tenace. Ainsi, parmi les snobés, Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, qui n'a tout simplement pas reçu de carton d'invitation. Mercredi sur France Info, il a évoqué le « contentieux » entre lui et l’ex-chef du gouvernement. Il a notamment expliqué que Jospin n’a jamais été d’accord avec son concept de « VIe République ».

Marie-Noëlle Lienemann, qui avait écrit Ma part d’inventaire, un livre au vitriol contre « Lionel » après la défaite de 2002, n’a pas été conviée non plus. Contactée par Marianne2, elle s’est dite « ni heurtée, ni étonnée » de n’avoir rien reçu. Ajoutant que si elle avait quand même obtenu son carton, elle aurait répondu « oui a priori mais j’aurais dit ce que j’avais à dire » sur le bilan de l'ex-Premier ministre.

Autre vieil adversaire absent, Henri Emmanuelli, qui s’était présenté contre Jospin lors des primaires en vue de la présidentielle 1995. Président du Conseil général des Landes, il était retenu dans son département mardi soir. Mais son entourage nous a indiqué qu’il avait néanmoins reçu un carton d’invitation.


Royal ne répond pas

 

 

D'autres absents ont fourni des excuses moins convaincantes. Comme Laurent Fabius, éternel rival de l'ex-premier ministre au sein du PS. Joint par Marianne2, son entourage explique qu’il n’a pas reçu d’invitation et invoque une « erreur matérielle » des équipes de Lionel Jospin qui se seraient excusées. C'est ballot, hein?

Ségolène Royal n'était pas non plus à la projection. Jospin ne s'étant jamais privé de critiquer son ancienne ministre, il est hautement probable que celle-ci n'ait tout simplement pas reçu de carton. Même si Royal n'a pourtant pas besoin d'invitation pour se rendre à un évènement politique…

A lire aussi:

Jospin revient… et on s'en fout
Journalistes, ex-potes, Dray tire à vue tous azimuts
Moscovici : tout, tout, tout pour le PS
Peillon:" Jospin, le meilleur premier ministre de la Ve République"

  •