09 juillet 2010

Le haras qui rit de Florence Woer

Par Paul Warguin, publié le 07/07/2010

  Le haras qui rit de Florence Woerth  

Alors ministre du Budget, Eric Woerth assiste avec sa femme Florence au Prix de l'Arc de Triomphe 2009. Florence Woerth a fondé l'écurie Dam's, où se côtoie le gratin des affaires et du monde hippique.

 

Reuters

   

Gestionnaire avisée, Florence Woerth a aussi créé une écurie hippique, où se côtoie le gratin des courses et des affaires. Un petit monde ravi de la politique de Bercy en matière de défiscalisation ou de paris en ligne...

     

Nous sommes le 28 octobre 2008, à Neuilly-sur-Seine, dans les bureaux de Clymène, la société en charge de gérer la fortune de Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal. Florence Woerth, alors directrice des investissements de Clymène, tient une assemblée générale extraordinaire. Non pour le compte de sa richissime patronne, mais pour ses affaires personnelles, où flotte un parfum de courses hippiques et de défiscalisation.

Autour de la table sont en effet réunis les actionnaires d'Ecurie Dam's, une société créée par l'épouse d'Eric Woerth en mai 2008. Son objet? Acheter, élever et faire concourir des chevaux de courses. Ses propriétaires? Exclusivement des femmes, et non des moindres.

Mariée au maire de Chantilly, Florence Woerth a fondé sa petite entreprise en compagnie de quatre égéries du luxe et du hippisme: Nathalie Bélinguier, épouse de Bertrand Bélinguier, P-dg du PMU jusqu'en avril 2009; Réjane Lacoste, à la ville Mme Michel Lacoste, le président du célèbre groupe au crocodile; Dominique Ades-Hazan, qui dirige, avec son mari, un groupe de prêt-à-porter haut-de-gamme; enfin Nicole Seroul, femme de Jean-Claude Seroul, président d'honneur du syndicat des propriétaires de chevaux de courses au galop.

Protocole bien réglé

A partir de ce quintet gagnant, l'écurie ne va cesser de s'agrandir. Et justement l'assemblée qui "squatte" les locaux de Liliane Bettencourt, en ce mois d'octobre 2008, doit entériner l'arrivée de nouvelles et influentes figures. Entre autres Caroline Guerrand-Hermès, héritière du groupe Hermès -où Florence Woerth siège désormais au conseil de surveillance; Agnès Touraine, ancienne dirigeante du groupe Lagardère, puis de Havas et enfin de Vivendi Universal, sous le règne de Jean-Marie Messier; Emmanuelle Bour-Poitrinal, première directrice générale des Haras nationaux et soeur du P-dg d'Unibail Rodamco, leader européen de l'immobilier commercial. Ou encore, côté people, Françoise Boulain, la réalisatrice de télévision, épouse de Thierry Roland, commentateur de foot et turfiste émérite.

Cette première vague sera suivie d'une deuxième, tout aussi sélect, le 11 juin 2009, à l'issue d'une nouvelle assemblée générale. Avec notamment Marie-Caroline Giral, fille de Jean-Louis Giral, figure du patronat du BTP français et ex-élu RPR. Ou encore Françoise Kron, épouse de Patrick Kron, le P-dg d'Alstom, invité au Fouquet's à célébrer la victoire présidentielle, le 6 mai 2007.

Chez Dam's, le protocole est bien réglé. Chaque nouvelle arrivante acquiert une ou plusieurs parts de l'écurie, à 7500 euros la part. Constituée initialement de 5 parts, pour un capital de 37 500 euros, l'écurie Dam's en compte aujourd'hui 48, pour un capital de 360 000 euros, et une trentaine d'actionnaires. Comment expliquer un tel pouvoir d'attraction, cette concentration inédite de VIP, où tout est luxe, CAC 40 et tiercé? La passion des chevaux? Sans doute.

Et peut-être, aussi, le goût de la défiscalisation. Florence Woerth est une gérante de patrimoine avertie. Elle a créé l'Ecurie Dam's quelques mois après la promulgation du premier grand oeuvre de Nicolas Sarkozy: la loi "TEPA" (Travail Emploi et Pouvoir d'Achat). Présenté comme un soutien à "la France qui se lève tôt le matin", le texte instaure le bouclier fiscal à 50% et, parmi d'autres dispositions, crée un avantage de taille pour les contribuables assujettis à l'ISF.

Une écurie est-elle une PME?

Ceux-ci obtiennent la possibilité de déduire de l'impôt sur la fortune 75% de leurs investissements directs dans des PME, à concurrence de 50 000 euros. Initialement, il s'agissait de stimuler le tissu industriel et la création d'emplois. Mais les "pros" de l'optimisation fiscale ont eu tôt fait de s'engouffrer dans la niche, en élaborant des placements sans risque ou presque, et n'ayant qu'un lointain rapport avec la notion de PME. "A l'époque, en juillet 2007, j'avais déjà mis en garde sur les risques d'abus, ce qui n'a pas manqué de se produire", soupire le député UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances, le 10 décembre 2008 à l'Assemblée nationale.

Ce jour-là, l'élu du Val-de-Marne soutient un amendement du groupe UMP, visant à réduire la portée de certains montages, effectués via des holdings, et jugés peu conformes à l'esprit comme à la lettre de la loi TEPA. Eric Woerth, alors ministre du Budget, monte au créneau, et s'oppose aux députés de son propre camp, quelque peu interloqués. "Je répète que le gouvernement ne souhaite pas que l'on resserre le dispositif permettant d'investir l'ISF dans les PME. Celui-ci doit au contraire être étendu à n'importe quel instrument juridique dès lors qu'il n'existe pas d'abus. S'il y en a, il faut les combattre, et non limiter le dispositif", explique-t-il.

Mais le ministre, dont le cabinet n'a pas répondu à nos questions, ne se prononce pas sur le bien-fondé de cette innovation des gérants de patrimoine: assimiler une écurie de groupe -réunissant plusieurs actionnaires- à une PME, afin de pouvoir profiter du rabais d'ISF. Parmi les plus en pointe sur ce créneau: une filiale du groupe Banque Populaire Caisse d'Epargne (BPCE), la Banque Privée 1818, spécialisée dans la gestion de fortune. Là où travaillait Florence Woerth jusqu'à son entrée chez Clymène, à l'été 2007. "Des écuries de groupe, gérées comme des petites entreprises, permettent de rentrer dans le monde des courses hippiques tout en réalisant une bonne opération financière", indique la banque 1818 dans sa communication. Et un peu plus loin: "Avec des champs aussi prestigieux dans le monde entier que Chantilly, première ville du cheval en France, ou Longchamp, il n'y a pas plus ludique pour voir courir son capital!"

Autre ardent promoteur du capital qui court: France Galop, la société qui organise toutes les grandes courses de plat et d'obstacle en France, et détient avec Cheval Français (son homologue pour le trot) près de 70 % du PMU. Florence Woerth a longtemps siégé chez France Galop, et plusieurs actionnaires de son écurie, ou leur famille proche, y occupent aujourd'hui une place en vue. A ces passionnés du cheval, France Galop assure une promotion appuyée: "DAM's, c'est une façon originale et trendy d'élargir un réseau d'influence féminin de manière agréable et conviviale."

"Hobby et placement"

Sans oublier de vanter les mérites financiers de ce type d'écurie. Ainsi dans l'Agefi, le 21 décembre 2007: "France Galop veut rendre plus accessible l'investissement dans un cheval de course par l'achat de parts dans les écuries. Le conseiller peut ainsi proposer à son client d'allier au plaisir une espérance de gain à risque amoindri."

Et des conseillers, fiscaux et financiers, il n'en manque pas chez Dam's. Parmi les derniers entrants se trouve notamment Mathilde de Cheffontaines-Decaudaveine, membre de l'UMP, secrétaire générale de l'Association des gérants de patrimoine privé, auteur d'un prémonitoire rapport, en 2007: "Les chevaux de course, hobby et placement."

Au-delà de l'attrait fiscal, l'écurie DAM's, comme la liste des invités du Fouquet's, présente une saisissante convergence d'intérêts financiers. Prenons la loi sur les jeux d'argent et les paris sportifs en ligne, dont Eric Woerth, en tant que ministre du Budget, a été le principal architecte et promoteur. France Galop et sa filiale, le PMU, se déclarent enchantés de son travail. "Le projet de loi est extrêmement positif et très favorable à l'institution des courses", rappelait Edouard de Rothschild, le président de de France Galop, dès le 30 mars 2009.

Un homme au coeur du système

Il est vrai que Bercy n'a pas lésiné sur les compensations accordées à la filière hippique. Le PMU a obtenu la permission de diversifier ses activités en proposant des paris sportifs en ligne; la taxe sur les paris en dur (la version papier) a été abaissée de 11,5% à 7,5%, soit un cadeau annuel, pour le PMU, estimé à une grosse centaine de millions d'euros - et autant de moins dans les caisses publiques; les opérateurs de paris hippiques en ligne devront verser aux organisateurs des courses, France Galop et Cheval Français (pour le trot), une redevance comprise entre 7,5% et 9% du montant des paris récoltés; le taux de retour aux parieurs est plafonné à 85% de leur mise, ce qui limite la concurrence et assure une marge encore plus confortable au PMU.

Enfin le gouvernement s'est apparemment engagé à maintenir le monopole du PMU sur le réseau en dur, les bons vieux bars PMU. "Il faut savoir que, dans la phase en amont de ce projet de loi, la fin du monopole du PMU a été négociée par la filière hippique, notamment par le président de France Galop, avec la contrepartie que le PMU puisse prendre des paris sportifs (...) Et aujourd'hui, comme on me l'a confirmé récemment à Bercy, les Etats sont plus déterminés que jamais à ne pas ouvrir le réseau en dur", confie Hubert Monzat, le directeur général de France Galop, dans une interview à Paris Turf, le 14 février 2010.

Celui-ci est particulièrement bien placé pour obtenir des assurances de Bercy et d'Eric Woerth, avec qui il a longuement travaillé. Sous-préfet de Senlis, entre 1999 et 2002, Hubert Monzat avait mobilisé les financements du prince Karim Aga Khan IV, propriétaire d'une prestigieuse écurie de chevaux, pour la rénovation de l'hippodrome et du château de Chantilly, ville dont Eric Woerth est le maire depuis 1995. Ensuite, en juin 2007, Hubert Monzat a été recruté par Eric Woerth au ministère du Budget, avec le titre de conseiller spécial, et la mission de préparer la loi sur les jeux d'argent et les paris sportifs en ligne...

Le PMU, grand gagnant

Ayant contribué à une loi très favorable à France Galop - de l'avis de son propre président, Edouard de Rotshchild, Hubert Monzat a ensuite été nommé, en juin 2008, directeur général de cette même société. "Rien à voir avec son rôle au ministère du Budget, même si son expérience de l'ouverture du marché des paris en ligne a pu constituer un plus. Mais la raison première, c'est que M. Monzat est un très fin connaisseur du monde hippique. Du reste, nous lui avions proposé le poste deux fois déjà, en 2002 et 2007", précise-t-on chez France Galop. Quoi qu'il en soit, la promotion d'Hubert Monzat a été rendue possible par la démission, quelques jours plus tôt, de son prédécesseur, Emmanuelle Bour-Poitrinal. Laquelle est ensuite devenue actionnaire de l'écurie Dam's de Florence Woerth.

Autre grand gagnant de la loi sur les paris en ligne: le PMU, filiale de France Galop. Avec, ici encore, des connexions entre la tête de l'entreprise et l'écurie de Florence Woerth. L'une des co-fondatrices et co-actionnaires de Dam's est en effet Nathalie Bélinguier, épouse de Bertrand Bélinguier, p-dg du PMU jusqu'en avril 2009. Celui-ci vient de prendre la présidence de la toute nouvelle Fédération française des entreprises de jeux en ligne (FFEJEL), chargée de veiller aux intérêts de ses membres, notamment en incitant les pouvoirs publics à lutter contre la concurrence indésirable.

La FFEJEL réunit La Française des Jeux, le PMU, ainsi qu'EurosportBet, filiale du groupe de Martin Bouygues, et les casinos Lucien Barrière, présidés par Dominique Desseigne, patron du Fouquet's. Ils devraient être bientôt rejoints par Betclic, appartenant à Stéphane Courbit, avec Alain Minc pour actionnaire de référence; et par PokerStars, dirigé en France par Alexandre Balkany, fils du député Patrick Balkany. Autant de cracks qui, sur le champ des affaires, portent les couleurs du sarkozysme.

L'Express

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Les femmes sont-elles vraiment défavorisées par la réforme des retraites?

Emilie Lévêque - 08/07/2010 17:44:00

Reuters / Robert Pratta

Une jeune femme manifeste contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, le 24 juin 2010 à Paris.

                               

 

                                                               

A quelques jours de l'examen en conseil des ministres de la réforme des retraites, la Halde dénonce ses inégalités envers les femmes. Un pavé dans la mare du gouvernement qui présente son projet de loi comme "juste".

La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) s'est autosaisie de la question des retraites des femmes. Une commission spéciale chargée de réfléchir sur le sujet a été créée au sein de l'autorité administrative indépendante. Son rôle sera de faire des recommandations au gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites, qui sera examinée en septembre à l'Assemblée.

Les femmes à la retraite sont-elles moins bien loties que les hommes ?

Oui. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 76% des bénéficiaires du minimum vieillesse (le smic retraite équivalent à un peu moins de 710 euros par mois) sont des femmes et leur pension moyenne est inférieure de plus de 40% à celle des hommes (825 euros en moyenne contre 1.425 euros pour les hommes). "Notre système de retraite est construit sur le modèle d'une carrière masculine et ascendante", note Jean-Louis Malys (CFDT).

Pourquoi ?

"Les femmes sont les premières victimes de discriminations dans le monde du travail", rappelle la présidente de la Halde Jeannette Bougrab, dans une interview aux Echos. Première discrimination : une salariée gagne en moyenne 19% de moins que son homologue masculin. Par ailleurs, les discriminations envers les femmes enceintes ne cessent d'augmenter : elles font l'objet de différence de traitement en matière d'évolution de carrière, donc de rémunération. Les écarts de salaires n'expliquent toutefois qu'un cinquième du différentiel de niveau des pensions. L'autre raison est que les femmes partent à la retraite sans avoir cumulé le nombre de trimestres nécessaire pour toucher une pension à taux plein. Parce que les femmes interrompent leur carrière pour élever leurs enfants. Et parce qu'elles se voient plus souvent que les hommes imposer un travail à temps partiel.

En quoi la réforme des retraites va-t-elle les pénaliser ?

Le gouvernement veut non seulement reculer l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, mais il prévoit aussi de relever l'âge du taux plein, qui permet à ceux qui n'ont pas réuni les trimestres nécessaires de toucher leur pension sans décote. Il passera de 65 à 67 ans d'ici à 2023. Près de 18% des Français liquident aujourd'hui leur retraite à 65 ans, grâce à ce dispositif. Et plus de la moitié d'entre eux sont des femmes, pénalisées comme on l'av vu par des carrières fragmentées. En conséquence, avec cette réforme, de nombreuses femmes vont devoir travailler jusqu'à 67 ans, ou à défaut subir une baisse du niveau de leur pension. "C'est le point le plus sensible de la réforme des retraites", concède Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse.

Voir notre reportage vidéo : "La réforme des retraites va pénaliser les femmes"

Pourtant le gouvernement présente sa réforme comme "solidaire" envers les femmes...

Le projet de loi prévoit en effet une meilleure prise en compte du congé maternité pour la retraite. Actuellement, les indemnités versées par l'Assurance maladie pendant le congé maternité ne sont pas prises en compte pour le calcul de la pension, ce que propose de corriger le projet de réforme. Un congé maternité dure de 16 à 26 semaines. Les syndicats ont salué cette mesure, qui va  dans le bon sens. Mais elle n'est pas de nature à régler les inégalités de retraite subies par les femmes. "Deux mois de congé maternité sur 25 ans de carrière, ça n'apportera pas grand chose", souligne Pascale Coton (CFTC). Le coût estimé de cette mesure est en effet de 4 millions d'euros en 2030.

L'intervention de la Halde dans ce dossier aura-t-elle des conséquences?

Les recommandations que fait la Halde n'ont pas de portée contraignante. Le gouvernement sera libre d'en tenir compte et de les intégrer dans son projet de réforme, ou non. Mais son intervention sur ce dossier apporte une "légitimité et une force morale" au discours des syndicats, estime Jean-Louis Malys.

L'expansion

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«Comment une ministre peut-elle mentir à ce point?»

Ici on positive! Si le gouvernement et l'UMP font sonner la charge contre Mediapart, ce qui nous conduit à poursuivre Xavier Bertrand en diffamation, d'autres ont choisi de nous apporter publiquement leur soutien. Aperçu.

Après l'interview de Nadine Morano en direct dans le journal de France 3, le SNJ-CGT de France Télévisions a dénoncé «une véritable attaque en règle contre la profession»: «Au-delà de sa haine pour les journalistes faisant leur métier d'investigation et ne se contentant pas de relayer la communication gouvernementale ou sarkoziste, comment une Ministre peut-elle mentir à ce point?» s'interroge le syndicat.
«L'éthique c'est nous qui l'observons ; la profession n'a pas besoin que la Ministre d'un gouvernement et d'un Président de la République aux abois, emmelés dans les affaires et le fric roi, vienne nous donner des leçons.»

«En diffamant gravement les journalistes qui, avec beaucoup de professionnalisme, participent à la rédaction de Mediapart, la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy tente de faire diversion à défaut de pouvoir répondre sur le fond», estime de son côté Patrice Bloche, secrétaire national aux médias du Parti socialiste. Par sa voix, le PS «demande instamment» à la majorité de «respecter l'indépendance des médias et la liberté d'expression qui sont des fondements de notre démocratie républicaine».

«Mediapart.fr est l'objet d'attaques indignes», estime de son côté l'association Internet sans Frontières, qui œuvre pour les libertés numériques. Pour son président, Christophe Ginisty, «il est particulièrement malsain de faire une distinction entre les journalistes qui travaillent pour des médias dits traditionnels et ceux travaillant pour des publications en ligne. A travers Mediapart, c'est toute la presse qui est visée».

Vous, lecteurs, n'êtes pas en reste et même privés de commentaires, vous nous avez adressé de nombreux messages.

«Résistez, Résistons, tous ensemble», propose bonvent. «Ne vous laissez pas faire», encourage Roby, «écœuré de constater que ceux qui nous gouvernent en ce moment défendent Messieurs Sarkozy et Woerth... laissons la justice faire maintenant son travail!
Bravo à vous et continuez de nous informer.»

«J'espère de tout cœur que les pressions ne vous feront pas taire et que du travail d'investigation continuera à être publié de manière independante», écrit Mark. «Continuez, ne lâchez rien», encourage un autre. «Je vous félicite pour votre professionnalisme et votre intégrité journalistique, je vous souhaite bon courage et un grand merci à toute la rédaction pour vos informations.» Merci à vous!

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Sarkozy met en garde le boss de Mediapart: "Ça va lui retomber sur la tête"

Par La rédaction du Post                 

           

    

Après les attaques de plusieurs membres de l'UMP contre le site d'infos, au tour du président lui-même.      

  Mediapart, qui est à l'origine de la plupart des révélations sur l'affaire Bettencourt, est devenu la cible des attaques de l'UMP.

Après les attaques de plusieurs ministres à l'encontre du site d'informations fondé par Edwy Plenel, au tour de Nicolas Sarkozy, lui-même.

Ce mercredi, le chef de l'Etat a déclaré, devant les députés du Nouveau Centre reçus à l'Elysée, au sujet du directeur de la rédaction de Mediapart et des révélations de ses journalistes dans l'affaire Woerth-Bettencourt: "Au niveau déontologie, c'est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête", selon un témoin de cette réception.

Avant de lâcher cette phrase, le chef de l'Etat a rappelé mercredi les écoutes dont a été l'objet Edwy Plenel sous François Mitterrand... pour souligner que le fondateur de Mediapart utilise le même procédé: des écoutes illégales.

"Edwy Plenel, dont on connaît les affinités politiques et qui a fait pleurer Margot pour être victime des écoutes, il utilise des écoutes illégales d'un maître d'hôtel viré" par Liliane Bettencourt (...) Il s'est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique., a ajouté le chef de l'Etat, selon le même témoin.

"Imaginez si moi, j'écoutais les journalistes, qu'est-ce qu'on dirait !", a conclu Nicolas Sarkozy.


Edwy Plenel a réagi, dans la soirée, sur BFM TV:

(Images: BFM TV)


                    

   
   (Source:             Le Parisien.fr)

   
   A lire sur LePost.fr:
         - Le PS soutient Mediapart
         - Attaques de l'UMP contre Mediapart: Edwy Plenel va porter plainte pour diffamation
         - Xavier Bertrand accuse Médiapart de "fascisme": Edwy Plenel va porter plainte pour diffamation
         - Affaire Woerth: Morano qualifie Médiapart de "site de ragots", de "déclarations anonymes"
      

 

                               

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La roue electrique autonome: Hier, Ségolène Royal a participé à l'inauguration de la société Ez-Wheel

 

La roue réinventée

Hier, Ségolène Royal a participé à l'inauguration de la société Ez-Wheel, qui crée une roue électrique autonome en énergie.

 La présidente de la Région a testé les prototypes équipés de la
roue électrique Ez-Wheel. PHOTO ISABELLE louvier

La présidente de la Région a testé les prototypes équipés de la roue électrique Ez-Wheel. PHOTO ISABELLE louvie

 

 

 

 

Ségolène Royal et le développement durable… Une histoire qui dure. « Je me souviens quand, en 2004, avec Jean-François Macaire, nous étions les seuls à croire aux éco-industries », a raconté, hier, la présidente de Région.

Aujourd'hui, à l'heure où tous les politiques s'entichent des énergies propres, Ségolène Royal jubile. Et le fait savoir. Après le lancement du TER picto-charentais photovoltaïque, avant la signature, aujourd'hui, avec le président de Schneider Electric France, d'un « protocole d'accord pour une collaboration en faveur de la croissance verte et de l'innovation », Ségolène Royal a fait un crochet, hier, du côté de la pépinière d'entreprises de Girac (Charente).

« Révolution de la brouette »

Dans les locaux de la toute jeune société Ez-Wheel, elle a lancé « la révolution de la brouette ». Une drôle de révolution qui tourne autour d'une drôle de roue. Ici, trois ingénieurs promis à un bel avenir, Florian Gardes, Antoine Juan et Jérôme Pénigaud, ont pris le risque de bâtir leur propre société autour d'un concept breveté innovant : une roue qui fonctionne toute seule, grâce à son moyeu qui concentre, en son sein, le moteur, le contrôleur électrique et la batterie.

Ez-Wheel, c'est son nom, peut s'adapter à de nombreux supports, comme on a pu en avoir la démonstration hier. Le matériel médical, les brouettes, le triporteur, la trottinette et même le vélo… La roue électrique pour vélo, adaptable sur n'importe quelle bicyclette, sera commercialisée en 2011 à 500 € pièce et donnera une trentaine de kilomètres d'assistance électrique (contre quelques heures de charge sur secteur) à des deux-roues qui ne juraient jusqu'alors que par la force du jarret.

Des fauteuils moins lourds

Les autres roues, modèle 10 pouces pour la plupart, seront disponibles dès la fin de l'année, grâce à un partenariat avec les industriels Saft et Leroy-Somer, capables, en Charente, de fabriquer l'engin à 50 000 exemplaires par an.

« L'autonomie des roues correspond à une bonne journée de travail. La roue électrique permet de porter des charges lourdes et franchit facilement les obstacles », glissent les concepteurs, véritables libérateurs du bricoleur pour offrir la marche arrière facile aux pilotes de brouettes.

Ez-Wheel risque aussi de changer la vie de nombreuses personnes handicapées. Hervé Macke, spécialiste du fauteuil roulant sur mesure, dont l'entreprise Magelan se trouve à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), a bien compris les avantages qu'il pouvait tirer de cette roue du XXIe siècle : « Un fauteuil à assistance électrique pèse entre 70 et 200 kilos. Là, avec cette roue, on ramène le poids à une trentaine de kilos. En outre, c'est beaucoup plus facile à ranger dans la voiture. »

Bonus

Soutenu par la Région et le Grand-Angoulême, le projet Ez-Wheel a toutes les cartes en main pour « conquérir l'Europe ». Ségolène Royal a même proposé, tout de go, d'intégrer Ez-Wheel dans le dispositif régional qui donne un bonus de 500 € aux acheteurs de vélos électriques. Les ingénieurs d'Ez-Wheel ont vite fait le calcul : « Un vélo acheté, une roue électrique offerte ! » « Disons sur les 1 000 ou 2 000 premiers vélos », a répondu Ségolène Royal.


 

SUD OUEST

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Ségolène Royal , sur "terrain politique" sur LCP

Invitée principale de l'émission "Terrain politique" du 6 juillet 2010, Ségolène Royal aborde les sujets d'actualité du moment : conséquences de la tempête Xynthia, réforme des collectivités territoriales, rénovation du parti socialiste,réforme des retraites, affaire Woerth-Bettencourt, le système Sarkozy...

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08 juillet 2010

LE PREMIER TER ÉQUIPÉ DE PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES TESTÉ EN POITOU-CHARENTES

 

06.07.2010

 

Photo : R; Perrocheau
Reproduction interdite.

La SNCF a présenté mardi au centre de maintenance de Saintes (Charente-Maritime) le premier train express régional (TER) équipé de panneaux photovoltaïques qui va faire l'objet d'une expérimentation de trois ans dans la région Poitou-Charentes.

"Cela permet d'avoir une autonomie énergétique sur tout ce qui est éclairage et ambiance lumineuse et aussi de recharger les batteries pendant les arrêts, apportant une autonomie nouvelle qui évitera un certain nombre de pannes qu'on pouvait trouver dans le passé", selon Claude Solard, directeur TER à la SNCF.



"Le solaire ne va pas permettre d'apporter toute l'électricité nécessaire, il faudra toujours un complément pour faire fonctionner la traction du train", a-t-il ajouté, avant de faire visiter cette rame expérimentale à la présidente (PS) de la région, Ségolène Royal. 



Selon la société Disatech, qui a conçu et installé ces panneaux collés sur le toit de ce train propulsé au diesel, l'énergie solaire peut présenter des avantages en termes de sécurité et de confort, permettant par exemple à la rame de conserver une ventilation et de l'éclairage en cas de panne sur les voies. 

A terme, le gain possible en termes de rejet de CO2 est estimé à environ 10 à 15 tonnes par an pour un train de six voitures, a souligné Stéphane Poughon, responsable de l'activité photovoltaïque dans cette société.

Pour optimiser l'utilisation des panneaux photovoltaïques, ce "TER écomobile" a également été équipé de diodes peu gourmandes en énergie pour l'éclairage ainsi que de films sur les vitres pour améliorer l'isolation. (...)

La suite sur Charente libre

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Incontournable Ségolène

Segolene_Royal__super

À peine a-t-elle repris la parole que déjà on s'interroge : que devient et que deviendra Ségolène Royal ?

Pour quiconque a bien observé lucidement la situation, la réponse est simple : incontournable.

De tous les dirigeants du Parti socialiste, elle est la seule à avoir visiblement tiré toutes les leçons de Reims, en proposant un accord auquel elle n'était nullement contrainte et qui vise à neutraliser pour les prochains mois les querelles de personnes. Ce faisant, elle apporte un démenti formel a celles et ceux qui l'accusaient déjà d'être prête à se présenter en dehors du parti.

De tous les candidats potentiels, elle est la seule ensuite à avoir adopté une position claire. Elle ne renonce à rien, elle sera candidate si se recréent des conditions politiques favorables à sa candidature.

Elle admet que tel n'est pas le cas aujourd'hui. Nul ne peut présager de ce qu'il en sera dans douze mois. À cet égard, son attitude tranche, et c'est un avantage, avec les attitudes, le comportement de chattemites de certains.

Enfin, de tous les socialistes, Ségolène est la seule à présenter un projet original. On lui a d'ailleurs par le passé suffisamment reproché. Sur son projet et sa personnalité, elle rassemble mieux qu'un réseau de notables ou d'apparatchiks : des soutiens venant de toutes les categories sociales et notamment des plus modestes!

Tout cela pour arriver à la conclusion que j'énonçai au début de mon propos. Ségolène est incontournable il serait utile que chacun s'en s'aperçoive. Soit elle jouera à nouveau le premier rôle, et cela veut dire qu'elle aura su corriger certaines des erreurs commises en 2007 et depuis lors. Elle s'y emploie. Soit ,un ou une autre portera les couleurs socialistes et, dans cette hypothèse, il ou elle devra s'associer à elle pour donner toutes ses chances à la gauche. Quoiqu'il arrive Ségolène Royal fera partie de la formule gagnante en 2012. Si tel n'était pas le cas, c'est que nous nous serions à nouveau éloigné de ce que commande la sagesse politique.

Gaëtan Gorce

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07 juillet 2010

Sauve qui peut en Sarkozie

Les deux options de Sarkozy... qu'il ne choisira pas          

Jean-François Kahn

    

              Compte tenu de la gravité de la crise, le Président peut, selon JFK, soit dissoudre l'Assemblée soit annoncer qu'il ne se représentera pas en 2012 et prendre ensuite des mesures courageuses et impopulaires. Probable qu'il choisira une troisième solution, qui ne peut que l'enfoncer davantage.            

Affaire Woerth: de Baroin à Raffarin, sauve-qui-peut général en
Sarkozie!


  Affaire Woerth: de Baroin à Raffarin, sauve-qui-peut général en Sarkozie!          

Régis Soubrouillard - Marianne

A chaque jour sa révélation sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Si le sort du ministre du Travail semble scellé, c'est désormais vers l'Elysée que les regards se tournent. L'ancienne comptable des Bettencourt a affirmé à Médiapart que Sarkozy était un hôte régulier de la riche héritière et avait droit à sa petite enveloppe. A droite, la lassitude se fait sentir et on en appelle au président.                          

       

 

           Sarkozy déstabilisé, ses finances aussi


Sarkozy déstabilisé, ses finances aussi       
   

juan sarkofrance

Nicolas Sarkozy paye le prix fort de ses hésitations à remanier son équipe gouvernementale: Joyandet parti, il a sacqué Blanc, et cela ne sert pas à grand chose. Dans les coulisses, Fillon et Baroin tentent de préparer un exercice budgétaire délicat, qui marquera la rentrée sociale en septembre...                    

       

 

           Après Woerth, feu sur Kouchner au Monde et à l'Assemblée

Après Woerth, feu sur Kouchner au Monde et à l'Assemblée    

Régis Soubrouillard - Marianne

    En publiant une tribune signée d'Hubert Védrine et Alain Juppé ainsi qu'une longue interview de l'écrivain et ancien ambassadeur du Sénégal, récemment débarqué, Jean-François Rufin, le journal Le Monde s'est fait le porte-voix de la crise que traverse le Ministère des affaires étrangères. Un...                    

           

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Ségolène Royal : « Il faudrait sans doute plusieurs Kärcher pour nettoyer le système Sarkozy »

  Par Public Sénat    Le 06.07.2010 à 17:45                

    

Publicsenat.fr VO

Ségolène Royal est l'invitée de Gilles Leclerc ce mardi pour l’émission Terrain politique. Depuis Saintes (Charente Maritime), elle attaque la majorité.

Alors que l’exécutif est sous le feu des affaires, Ségolène Royal dénonce « un système corrompu qui mélange l’argent privé et l’argent public, qui a perdu tout sens d’intérêt général. Qui fait qu’on met au pouvoir des gens qui se servent au lieu de servir les Français. Tout ça est extrêmement grave. C’est grave pour la démocratie, pour la République, pour l’exemplarité ».

L’ex-candidate à la présidentielle ajoute : « N’est-ce pas Nicolas Sarkozy qui parlait de nettoyer les banlieues au Kärcher ? Il en faudrait sans doute plusieurs pour nettoyer ce qui se passe aujourd’hui au niveau du système Sarkozy. (…) C’est une République qui a perdu le sens des valeurs, où la morale s’écroule. Il faut remettre de la morale ».

« Nicolas Sarkozy était au courant de tout »

Sur la réforme des retraites, Ségolène Royal lance qu’« il faut une très forte mobilisation pour empêcher de (la) faire aboutir et la perte de légitimité de ce pouvoir immoral ne peut pas frapper les Français et baisser les retraites ». Puis elle ajoute : « Eric Woerth fait ce que Nicolas Sarkozy lui a dit de faire et je crois que Nicolas Sarkozy était au courant de tout ».

A voir dans la vidéo :

Retrouvez en intégralité Terrain politique ce mardi 6 juillet sur Public Sénat à 22h30 et dès demain en VOD sur publicsenat.fr


publicsenat.fr.

                             

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