logo75nouveau-1-.jpg    Le conseil fédéral, parlement du parti socialiste parisien, se     réunissait hier soir pour proposer une liste de candidates et de candidats pour l’élection sénatoriale.  

      Bafouant toutes les règles démocratiques, en ouvrant le vote sur la liste avant même le débat, ne prenant même     pas le temps d’entendre les candidats, les chefs locaux s’étaient mis d’accord pour écarter des places éligibles la candidate Dominique Bertinotti proche de Ségolène Royal.  

    Ce fut un véritable affront pour toutes les militantes et tous les militants parisiens qui œuvrent depuis des mois pour     construire l’unité du Parti afin de préparer les futurs échéances nationales.  

    Mais rien n’y fait le Parti socialiste préfère retomber dans ses vieilles querelles, ses divisions internes.        

    Une soirée de cuisine électorale !  

    Un à un les leaders locaux du parti montaient à la tribune sous le regard satisfait du premier fédéral Rémi Féraud pour     expliquer leur cuisine politique. A aucun moment il ne fut question d’engagement, d’orientation politique, le seul sujet portait sur les règles internes de répartition des     postes : je te donne, tu me donnes et tout le monde est satisfait. Peu importe après tout le candidat ou la candidate, il peut être parachuté, il peut même être absent, car la seule     chose qui compte : c’est la règle à calcul entre petits chefs locaux pour placer leurs hommes. « Vous n’avez pas à discuter le choix de notre candidate, c’est le choix de notre motion ! »     entendait-on. « Mais où est cette candidate ? » Evacuée la question, elle n’est pas là, elle ne daignera même pas se présenter, après tout cela compte si peu puisqu’il s’agit d’un arrangement     entre motions, petite magouille entre frères ennemis. La candidate fantôme remplace l’élue de terrain Dominique Bertinotti.  

    Où en est la rénovation du parti ?  

    Ségolène Royal en avait fait l’une de ses propositions au dernier congrès de Reims. Pour sortir de ces petites combinaisons     entre fractions qui ruinent ce parti, la socialiste proposait une réelle rénovation de son fonctionnement pour en faire un grand parti ouvert sur la société, un parti démocratique où l’on parle     d’engagement politique, de valeurs, de combats et de propositions. Martine Aubry avait repris une partie de cette idée, parlant d’une nécessaire rénovation. Et quand est-il maintenant ?  

    Lors de ce conseil fédéral parisien, c’est tout l’ancien parti qui a refait surface, celui qui a conduit à la tragédie de 2002:     un parti totalement détaché de l