...à Normale Sup, acclamé au Panthéon




Le débat avait été interdit. Des centaines de personnes sont venues mardi soir, 18 janvier,  écouter Stéphane Hessel et  s'indigner avec lui,  place du Panthéon (Paris 5e).

A l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme , du Front de gauche,  d'associations de défense des droits des palestiniens, d'opposants israéliens, les manifestants protestaient contre  l'annulation par la directrice de Normale Sup, Monique Canto-Sperber, d'un débat sur le conflit israélo-palestinien avec l''auteur d'"Indignez-vous" (700.000 exemplaires vendus).

Le colloque auquel Hessel devait participer  avait été interdit, à la demande du  Président du CRIF, "Conseil Représentatif des Institutions Juives", qui en dépit de son nom, ne fait pas l'unanimité parmi la comunauté juive.

Résultat : le colloque prévu s'est tenu place du Panthéon, attirant, comme l'a noté ironiquement la déléguée générale de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne Leïla Shahid, beaucoup plus de monde que s'il s'était tenu rue d'Ulm. Et la Ligue des Droits de l'Homme a eu des mots très forts pour condamner l'attitude du CRIF. ...

Stéphane Hessel avec son bonnet phryigien au Panthéon, Paris 5e (19 janvier 2011)

Hessel :"rendre compte de ce qu'on a vu à Gaza"
Parmi les participants qui se sont succédé à la tribune sous la bannière "Solidarité Palestine: contre la censure et la répression, pour la défense des libertés" : le journaliste du Monde Diplomatique Dominique Vidal, le journaliste et pacifiste israélien Michel Wasrchawski et "le plus jeune" d'entre eux Stéphane Hessel (93 ans), qui a remporté la palme des applaudissements.

Très applaudie aussi, une jeune Israélienne étudiante à l'Ecole normale   supérieure (ENS) qui a tenu, comme les autres, à dénoncer le rôle décisif et revendiqué du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives) dans l'annulation du débat.

"La liberté de l'information est bafouéee par une action comme celle-là"
Devant une foule acquise, Stéphane Hessel, qui  avait enfilé le bonnet phrygien distribué par des militants pro-palestiniens, a dit "sa reconnaissance" à ses "amis venus pour s'indigner de ce qu'on dénie la possibilité de tenir une réunion pacifique, au cours de laquelle on donnerait simplement la voix à des gens qui ont été récemment à Gaza et qui veulent rendre compte de ce qu'ils ont vu là-bas".

"Ce qui est à mon avis insupportable, c'est qu'au dernier moment,  l'accès à une salle où nous devions nous réunir pacifiquement nous soit  refusé, sans aucune raison particulière. La liberté de l'information est bafouée par une action comme celle-là", a poursuivi l'ancien résistant ,  en disant penser que "c'est (la ministre de l'Ens