Marianne N° de la semaine du 21 au 28 mai 2011

Une tragédie française

Alors favori dans la course à l'Elysée. Dominique Strauss-Kahn évoquait en «off» le 29 avril dernier, devant la direction de notre journal, sa décision d'être candidat, sa future campagne, ses handicaps. Des déclarations qui prennent un relief inattendu à la lumière des derniers événements.

 

Par Denis JEAMBAR

 


Vendredi 29 avril 2011.13 heures. Un salon particulier d'un restaurant dans le XVIIe arrondissement de Paris.  Dominique Strauss-Kahn boucle dans ce trois-étoiles un ultime tour de chauffe médiatique français avant de se lancer officiellement dans la bataille de la primaire socialiste à la fin du mois de juin prochain.

 

Au cours de la semaine, il a déjà rencontré les rédactions du Nouvel Observateur et de Libération. Ce jour-là, DSK déjeune avec quatre journalistes de Marianne : Maurice Szafran. Jacques Julliard, Nicolas Domenach et l'auteur de ces lignes. Anne Hommel l'accompagne.

 

Cette ancienne collaboratrice de l'un de ses proches, Jean-Christophe Cambadélis, est chargée de ses relations avec la presse en France avec Stéphane Fouks, Ramzi Khiroun et Gilles Finchelstein, tous sous contrat de l'agence de communication Euro RSCG.

DSK est souriant et détendu. C'est encore le temps des jours heureux et des certitudes. Par rapport au reportage que Canal + lui a consacré quelques semaines plus tôt, il paraît aminci.

 

Affûté. Comme un signe de maîtrise de lui-même, il ne commandera d'ailleurs pas de dessert et