5749770132_dc0b0881c4_z-1-.jpg

Dans une interview au journal France Soir paru ce mercredi 1er juin, Ségolène Royal réagit à la décision d’Angela Merkel de sortir du nucléaire     d’ici à 2022 en Allemagne.

 C’est une décision « audacieuse » pour la socialiste « car elle décide de s’engager dans une voie qui n’était pas son choix de départ. Elle tient parole car elle a réuni un comité d’éthique après la catastrophe de Fukushima, et s’était engagée à tenir compte de son avis. »

 

 Ségolène Royal constate l’opposition entre le volontarisme de l’Allemagne et l’immobilisme du pouvoir en France sur une question essentielle pour la socialiste « en devenant le premier grand pays à investir à fond dans les énergies renouvelables, l’Allemagne anticipe l’avenir. » La candidate socialiste poursuit : « C’est rageant parce que c’est la France qui aurait pu devenir la puissance verte. Nous avons la maîtrise de ces technologies : les éoliennes et l’énergie solaire ont été inventées en France. J’avais plaidé, en 2007, pour que nous devenions la première puissance écologique. »

 

 C’est en effet un des thèmes de bataille de la candidate socialiste qui a d’abord dû l’imposer dans son propre camp. Considéré comme le thème des écologiques, le PS contestait en 2006 l’idée d’en faire un thème de campagne. Ce n’était pas celui des socialistes qui devaient rester sur la question sociale. Ségolène Royal s’est lancée dans une bataille pour convaincre les socialistes de l’importance de cette question en expliquant les trois dimensions de cette politique :