Sur  ATLANTICO

Des rédactions « convoquées » en secret dans de grands restaurants parisiens. Un candidat qui se déclare devant des journalistes dont il réclame le soutien… mais qui n’en piperont mot jusqu’à sa chute. Et si l’autre scandale de l’affaire DSK tenait aux indéfectibles soutiens politiques dont il bénéficiait auprès des médias français ?

 

 
Quelques journaux qui titrent sur l'affaire DSK.

Quelques journaux qui titrent sur l'affaire DSK. Crédit Reuters

Vue d’Amérique, l’information est plus que dérangeante. Elle est pourtant passée presque inaperçue dans le flot ad nauseum de nouvelles sur l’affaire DSK... Quelques semaines avant son arrestation, le champion socialiste, le Jedi du FMI censé rétablir l’équilibre dans la Force après un quinquennat de stupre sarkozyen, organisait des déjeuners secrets avec la crème des journalistes politiques parisiens.

Quel était le concept de ces rencontres pour « happy-few » médiatiques ? DSK disait tout… mais les journalistes, eux, ne pouvaient rien en dire ! Curieuse dialectique médiatico-politique. Enfin… jusqu’au crash new-yorkais et à la mort politique de l’intéressé, qui a brisé de facto le vœu de silence des journalistes. Des journalistes qui ne pensaient vraisemblablement pas à mal en acceptant de taire les informations qu’ils recevaient, puisque c’est un des leurs (Denis Jeambar de Marianne), qui a raconté par le menu, et avec une candeur désarmante, le contenu de l’une de ces rencontres secrètes.

Pas encore officiellement candidat mais déjà en pré-campagne (notamment en vue des primaires socialistes), Dominique Strauss-Kahn avait invité fin avril les pontes des rédactions de Marianne, du Nouvel Obs et de Libération, pour trois déjeuners « off » dans de grands restaurants parisiens. Une façon informelle et pleine de tact d’anticiper la mue du directeur-général du FMI en candidat socialiste et de dévoiler en primeur aux heureux élus (et à mots à peine couverts) son intention de se porter candidat à la présidentielle… tout e