L'hebdomadaire Marianne a mis Ségolène Royal sur un divan de psy : "C'est une guerrière !"

 

 
Dans son dernier numéro, l'hebdomadaire Marianne a mis les candidats sur un divan de psys. Et le portrait que font les analystes de Ségolène Royal devrait séduire plus d'un électeur qui souhaite la victoire de la gauche ou simplement voir partir la droite actuelle.

Les psys de Marianne décrivent Royal comme l'aurait fait les Grecs anciens qui avaient choisi une figure féminine comme déesse de la victoire et de la guerre, celle d'Athéna.

Féminine jusqu'au bout du tailleur mais "psychiquement, elle est beaucoup plus virile que la plupart des hommes : autoritaire, cassante, brutale, combattive, c'est une guerrière !" :


Athena victorieuse à Ephèse
Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre, à Ephèse. © Razak


Exactement ce qu'il faut à la gauche pour gagner et battre la droite en 2012. En effet, nous ne sommes pas en Scandinavie ou en Allemagne, où des décennies de culture du consensus ont adouci les combats électoraux. La France tient plus de l'Amérique et de ses campagnes électorales à base de boules puantes et où tous les coups sont permis. Sarkozy avait par le biais de ses conseillers avertit DSK qu'il préparait ses dossiers en cas de candidature du patron du FMI. La campagne de 2012 verra la droite jouer plus durement qu'elle ne l'a jamais fait.

La fragilité et la normalité ne seront pas de mise pour affronter Nicolas Sarkozy et son mur de l'argent. Encore moins si le combat vous fait peur. Et c'est Alain Duhamel, qui, juste après avoir fait l'éloge de Martine Aubry expliquait :
"Ce qu'elle va être obligée de faire, là, c'est ce qu'elle n'aime pas, c'est-à-dire, des discours -et ce n'est pas une oratrice-, c'est-à-dire des émissions -elle a horreur de ça-, et peut-être même des débats -elle ne peut pas les supporter."

Ségolène Royal n'a pas ses états d'âmes. Elle est une combattante qui a prouvé qu'elle savait monter au front, faire reculer Nicolas Sarkozy, que ce soit avec son discours de Dakar, l'affaire Woerth-Bettencourt ou encore lorsqu'elle a seule contre tous mis en échec la taxe carbone.

Jean-Louis Bianco, secrétaire général de l'Elysée de François Mitterrand de 1982 à 1991, l'a dit mercredi devant la presse et en des termes sans doute moins psychanalytiques que Marianne, mais fondés sur son expérience :

"Permettez-moi d'abord un souvenir personnel. Quand j'ai rencontré Ségolène pour la première fois à l'Elysée auprès de François Mitterrand, elle avait déjà la même vision, elle avait déjà les mêmes convictions, et un des raisons pour lesquelles nous tous, dans notre diversité, nous soutenons Ségolène, c'est parce que c'est quelqu'un dont les convictions, l'action, viennent de très loin, et qu'elle a manifesté dans tous ses postes, dans ses postes ministériels, dans ses responsabilités de députée, dans ses responsabilités à la Région."

"Et puis la France, l'Europe, le monde traversent des temps extrêmement difficiles. Nous avons besoin, au plus haut niveau de l'Etat, de quelqu'un qui sache garder le cap, qui ait une grande force de caractère, et je crois qu'à travers les épreuves qui n'ont pas manqué, Ségolène Royal a prouvé qu'elle avait une force de caractère indestructible."




Rejoignez-moi sur Twitter ou Facebook :

http://www.facebook.com/RichardTrois
http://twitter.com/RichardTrois

Sources : Marianne, RTL.fr, Espoir à Gauche avec Ségolène