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Ségolène Royal a annoncé mardi sur France Inter qu'elle allait demander au ministre de la Défense Hervé Morin d'expérimenter dans sa région, le Poitou-Charentes, l'encadrement militaire des jeunes délinquants.
Elle a rappelé que cet encadrement constituait une réponse adaptée «entre la prison qui transforme les jeunes en délinquants plus durs que lorsqu'ils y sont entrés, et entre les centres de sécurité renforcés qui n'ont pas été construits». Elle a ainsi vanté «le placement (des délinquants) dans des régiments» où, «comme faisaient les jeunes au service national», on «fait du sport intensif» et «le réapprentissage des droits et des devoirs».

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Royal veut tester l'encadrement militaire

AFP Publié le 31/08/2010 à 11:20 Réactions (70)

Ségolène Royal (PS) a annoncé aujourd'hui qu'elle allait demander au ministre de la Défense Hervé Morin d'expérimenter dans sa région, le Poitou-Charentes, l'encadrement militaire des jeunes délinquants.

"J'en ai discuté avec le député-maire (PS) de La Rochelle, Maxime Bono, nous allons faire ensemble une demande au ministre de la Défense pour expérimenter dans ma région l'encadrement militaire des délinquants", a annoncé sur France Inter la présidente de Poitou-Charentes.

"Comme ça on n'aura plus de polémique. Je crois que les bonnes réponses à la sécurité sont les réponses qui fonctionnent, qui sont audacieuses et redonnent aux jeunes l'opportunité de se mettre debout et de reprendre le droit chemin", a ajouté l'ex-candidate à l'Elysée qui avait plaidé pour l'encadrement militaire des jeunes délinquants durant sa campagne en 2007. Selon Ségolène Royal, elle-même fille de militaire, cet encadrement des jeunes délinquants "constitue des réponses efficaces, fermes et claires à la question de la sécurité".

Elle a rappelé que cet encadrement constituait une réponse adaptée "entre la prison qui transforme les jeunes en délinquants plus durs que lorsqu'ils y sont entrés, et entre les centres de sécurité renforcés qui n'ont pas été construits". "Aujourd'hui, il y a 55.000 peines prononcées par les tribunaux contre les délinquants qui ne sont pas appliquées", a-t-elle argué pour qui "il faut donc trouver une alternative à la prison". Elle a ainsi vanté "l'encadrement militaire, le placement (des délinquants) dans des régiments" où, "comme faisaient les jeunes au service national", on "fait du sport intensif" et "le réapprentissage des droits et des devoirs".

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