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2 novembre 2011 | 0 commentaire(s) | vu 203 fois

C’est une question récurrente qui s’empare de nos médias : les sondages sont-ils crédibles ou manipulables, voire manipulateurs ?

Les instituts de sondage prennent au fil des ans de l’ampleur, et d’Ipsos, à Sofres, en passant par CSA, IFOP, BVA, leur chiffre d’affaire est passé de 70 Millions de francs en 1970 à 548 Mf en 1984, et s’ils sont souvent utilisés pour connaitre l’intérêt que porte le consommateur pour tel ou tel produit, c’est dans le monde politique qu’il pose le plus de problème.

Sont-ils sincères ? Le panel interrogé est-il représentatif, y-a-il possibilité de manipulation, voire de fraude ? Sur ce lien, on peut apprendre toutes les techniques possibles permettant, par une simple manipulation, de convaincre 70% d’un auditoire. Pour qu’il soit crédible, il faut que l’entreprise qui le mène soit le plus indépendante possible, ce qui parait compliqué lorsque l’on sait que la plupart des instituts de sondage appartiennent à des groupes financiers, ou industriels. lien CSA est contrôlé par le très sarkozyste Vincent Bolloré, tout comme BVA qui a comme autres actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Il y a d’abord la formulation de la question, car suivant la manière dont elle est tournée, elle peut influencer la réponse du sondé : comme par exemple ce sondage de l’IFOP qui en octobre 2007 demandait : « travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez vous ?  » lien

Lorsque l’on sait que c’est Laurence Parisot, la patronne du MEDEF qui détient la majorité des parts d’IFOP, on comprend mieux l’intérêt de la manipulation.

En attendant, celle-ci avait réussi, car à la question posée, les sondés avaient répondu majoritairement oui (17% oui toujours, et 50% oui, de temps en temps).

Or quelques mois après, IPSOS lançait un sondage identique, avec une question moins insidieuse, faisant apparaitre que 64% des français ne voulaient pas travailler régulièrement le dimanche. lien

Et puis il