06/11/11

Grèce : le référendum vu par les mariannautes

 

Alexandre Coste | Dimanche 6 Novembre 2011 à 16:29 | Lu 382 fois
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 Sur MARIANNE

 

 

Georges Papandérou a fait machine arrière en annulant le référendum sur le plan d’aide à la Grèce. Des commentaires rejaillit une grande déception : « Drôle de démocratie que celle qui consiste à refuser aux peuples de s'exprimer. » (Laurent DARAND)

 

 
"Que se vayan todos !" (Jean Louis CHARPAL)

Retour dans le passé proche, alors que l’annonce de la consultation prochaine du peuple grec fait la Une de tous les médias. Les commentateurs se montrent majoritairement favorables à un NON, afin que le pays puisse s'émanciper hors du joug d'une Europe perçue désormais comme "totalitaire".

"L'alternative est donc le jeûne perpétuel avec l'euro ou une purge douloureuse mais transitoire suivie d'un nouvel élan", résume Jean Dif, avant de trancher : "Il me semble que la seconde branche de l'alternative est préférable."

"Ce n'est pas par le "oui" grec que la crise disparaitra! Mais c'est le "non" grec qui permettra sans doute à la Grèce de s'en sortir alors que le reste de l'Europe sera toujours en crise", ajoute Alain S. "L'austérité choisie par le peuple sera bien plus efficace qu'une austérité décrétée par une administration interétatique! La fraternité dans cette situation est bien plus efficace que la révolte permanente!"

"Si j'étais grec, entre une austérité imposée et une austérité assumée, même pire, je choisirai la deuxième", acquiesce Bernard L. "Et si un jour utopique, on nous proposait le même choix, je voterai pour le sort de l'Argentine. Sans état d'âme !" Le pays d’Amérique Latine est ainsi érigé en modèle de récession probante.

Elie Arié tempère : « La situation peut être (un peu) comparée à celle de l'Argentine, qui a refusé les conditions d'un prêt du FMI pour s'en sortir seule; mais les Argentins en ont bavé pendant 10 ans, beaucoup plus que ce que le FMI exigeait d'eux. »

Sortir de l'euro ?

Beaucoup de mariannautes se montrent favorable à une sortie de la monnaie unique, à l'instar de Robert LAURICELLA: « A ce jour la meilleure option pour la Grèce serait de sortir de l'Euro. Ce serait d'ailleurs la solution, aussi, pour tous les autres pays européens. L'Euro nous mène droit vers la pire des choses: la récession. »

Le reste de l'Europe devrait donc suivre le même chemin ? C'est également l'avis de Thierry LYONNAIS: « Et si la sortie de l'euro était la meilleure solution pour la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la France ? Les grecs ont eu droit à 4 ans d'austérité et la violence gagne la rue, les déficits et dettes ne font qu'exploser : bravo pour cette politique contreproductive. »

« France, Italie, Espagne, Portugal, on nous impose comme unique solution l'austérité »,complète le mariannaute. « Le résultat voulu est celui obtenu par la Grèce : la soumission totale à un pouvoir supranational dictatorial (l'Euro-Chine).. ».

« En fait », synthétise Louis XIV, « l'euro était au mieux un mirage, au pire un mécanisme d'exploitation mis en place par une oligarchie financière particulièrement cupide ».

"The right question : y aura-t-il un referendum grec ?" (Sylvie ARCHAMBAULT)

Et effectivement, l’on apprenait peu de temps plus tard que le président grec revenait sur sa décision. Cela ne semble pas surprendre outre mesure les mariannautes: « Un référendum?...la voix aux peuples?...soyons sérieux vous avez vu 2005! » (Claude Michel ROBERT)

« C'est vrai que le peuple c'est emm...ant. Il est , comme les mauvais élèves , capable de donner une mauvaise réponse alors qu'on n'arrête pas de lui souffler la bonne à grands coups de trompette", ironise Mister JYL. Alors on le musèle. "Game over pour la démocratie », comme le pense Cyril Massol ? Rien n'est moins sûr...

« Le TINA (There is no alternative) à envahi les esprits après des années de lavage de cerveau européiste et de chantage », se désole Thomas CHAMAILL. « Vouloir lier l'Euro et l’appartenance à l'UE (qui n'est pas l'Europe) est une malhonnêteté intellectuelle qui montre bien comment cette construction à sombré dans ses illusions comme Narcisse dans son reflet. »

« Le rivage foncièrement antidémocratique de l'Union aujourd'hui en est l'avatar le plus inquiétant", conclut l’internaute.
« A vouloir créer un peuple européen qui n'existe pas (peut être existera t-il un jour) on sacrifie les peuples d'Europe, et la Grèce est la première victime de ce serial-killer institutionnel. »

Reste une leçon prégnante, que souligne Michel ROBIN : « Le fait que la chose se passe dans le berceau de la démocratie est tout un symbole. »

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L'opposition fustige le futur plan de rigueur

Pierre Andrieu sur LE POINT

 


Publié le 05.11.2011, 23h08 | Mise à jour : 06.11.2011, 15h37

François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a estimé samedi à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) qu'une éventuelle hausse de la TVA dans la restauration ou les travaux de rénovation des logements serait "la preuve de l'inconstance" de la politique de Nicolas Sarkozy.
Les derniers arbitrages sur le nouveau plan d'austérité sont en cours ce week-end à l'Elysée, où a reçu samedi et des poids lourds du gouvernement. Parmi les mesures qui pourraient être annoncées lundi par le Premier ministre après le conseil des ministres décalé : une hausse de la TVA appliquée à la restauration, aux travaux de rénovation des logements ou aux divers emplois à domicile et une surtaxe exceptionnelle sur l'impôt des sociétés, visant les grands groupes.
 
Fillon a d'ores et déjà prévenu : «Le budget 2012 sera l'un des plus rigoureux depuis 1945.» Dans l'opposition et chez les syndicats, les réactions ne se sont pas fait attendre.

Au PS, François Hollande a ironisé sur la hausse de la TVA, «la preuve de l'inconstance» de la politique de Nicolas Sarkozy si la mesure se confirme. Depuis son fief de Birve (Corrèze), le candidat à l'élection présidentielle a souligné que «le paquet fiscal a été progressivement déconstruit alors même que c'était l'illustration du slogan de campagne de Nicolas Sarkozy». Pour lui, «qu'il faille des mesures supplémentaires» pour réduire le déficit «démontre bien que les décisions qui ont été prises il y a encore quelques jours et présentées par François Fillon ne suffisent déjà plus». «Ces taxes supplémentaires, qui avaient été décidées et qui allaient déjà peser sur le pouvoir d'achat des Français, ne sont pas suffisantes.»

Jean-Luc Mélenchon et «l'heure de vérité» de Fillon. Dans un communiqué envoyé ce samedi, Jean-Luc Mélenchon critique lui-aussi les projets du gouvernement. «Cette politique conduit à un affrontement avec le peuple et à l'affrontement des peuples entre eux. Il est urgent de se réveiller. N'en déplaise à Fillon, c'est en 2012 que l'heure de vérité sonnera. C'est alors au peuple qu'il reviendra de choisir», sermonne le candidat du Front de gauche.

Poutou fustige «une attaque contre les populations». Le candidat du NPA à la présidentielle condamne le plan d'austérité que le gouvernement dévoilera lundi, le qualifiant d'«attaque (...) contre les populations», lors d'un entretien avec l'AFP. «On sait que c'est ça qui fait que la crise va s'aggraver encore et que dans quelques temps, il y aura une nouvelle couche. On ne s'en sort pas». Il s'oppose notamment à une éventuelle hausse de la TVA.

Mailly (FO) et le «plan à la grecque». «La logique d'austérité est une logique suicidaire», dénonce le secrétaire général de Force ouvrière sur iTélé. «S'ils nous font un plan à la grecque, notre réaction sera rapide», prévient Jean-Claude Mailly.

Chérèque (CFDT) veut un sommet social. «Je me demande où est le débat social actuellement sur les mesures que le gouvernement français a prises sur son plan de rigueur», a déploré le numéro un de la CFDT sur France Inter.  François Chérèque a rappelé qu'il avait proposé en août dernier «un sommet social pour qu'il y ait un dialogue social sur ces mesures», mais «le gouvernement me l'a refusé», a-t-il dit. Il faut «tirer les leçons de ce qui vient de se passer en Grèce, c'est-à-dire du manque de débat démocratique», a-t-il insité. Concernant la TVA, selon lui, il ne faut «pas de hausse de la TVA sur les produits d'accès à l'alimentation».

Bayrou (MoDem) redoute un plan «déséquilibré».
«On annonce des mesures sur la TVA, elles vont toucher la plus grand nombre des Français sans qu'il y ait l'effort symétrique de demander (...) aux ménages les plus favorisés un effort particulier», a expliqué le président du parti centriste à l'AFP qui met en garde : «il n'existe pas de plan rigoureux qui ne soit en même temps un plan juste, sans cela la société le rejette».

Cahuzac (PS) demande l'abrogation du paquet fiscal. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée juge qu'en réalité «entre 9 et 10 milliards d'euros» d'économies supplémentaires sont nécessaires pour faire face au ralentissement de la croissance, et non 6 à 8 milliards comme l'a dit Nicolas Sarkozy. «Pour y parvenir, il suffirait de supprimer le paquet fiscal voté en 2007. Son coût équivaut à l'effort nécessaire et il a démontré son inefficacité économique», insiste le député dans un entretien au Journal du Dimanche.

LeParisien.fr

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Rien ne nous sera épargné !


Communiqué de presse du 05/11/2011

Le blog de JL Mélenchon

Le premier ministre français se vante de préparer le budget le plus rigoureux depuis l’occupation de la France par l’Allemagne nazie. La chancelière allemande annonce dix ans de crise et de rigueur à l’Europe toute entière.

L’Union européenne et le FMI agissent pour débarquer le premier ministre grec coupable d’un accès tardif et dérisoire d’indépendance à leur égard. Ils mettent sous surveillance l’Italie parce que son premier ministre italien déplairait aux marchés alors que l’économie du pays est dite solide.

Cette politique conduit à un affrontement avec le peuple et à l’affrontement des peuples entre eux. Il est urgent de se réveiller. N’en déplaise à Fillon, c’est en 2012 que l’heure de vérité sonnera. C’est alors au peuple qu’il reviendra de choisir.

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Poitou Charentes dans le top 10 des régions du monde à découvrir absolument

Sur CHARENTE LIBRE

C’est la grande surprise du palmarès 2012 des régions du monde à découvrir absolument rendu public ce week-end par le Lonely Planet: le leader mondial des éditeurs de guides de voyage place le Poitou Charentes en dixième position. Juste derrière Bornéo (9é) et dans le même classement que la Côte Galloise (1er), le nord du Kenya (3e) ou la Sicile (6e). Ce classement compte 10 pays, 10 régions et 10 villes. Etabli tous les ans par le Lonely Planet, il est réalisé à partir des informations et des commentaires des dizaines d’auteurs qui collaborent aux guides mais aussi des blogueurs et des voyageurs. Il dresse une liste des endroits à explorer et des choses à expérimenter en 2012. Un seul autre territoire français apparaît dans le palmarès: le Poitou Charentes, donc et la Nouvelle Calédonie. Trois critères principaux ont permis d’élaborer ce classement du Lonely Planet: l’actualité de la destination, son attrait et son rapport qualité/prix.

 Source : Charente libre

 

 

Une vidéo

 Quelles sont les dix régions touristiques incontournables ? Selon le guide Best of Travel 2012 de Lonely Planet il y a le nord du Kenya, la Sicile, Borneo mais aussi Le Poitou-Charentes. C'est la seule destination française mise en avant par le guide ! Vue : 792 fois Publié le 11 novembre 2011 à 13:35

 

 

Et photos (jocegaly):

La maison de Pierre Loti (Rochefort)

Le chantier de l'Hermione (Rochefort)

Le port des Boucholiers

Ile de Ré

Oléron et marais aux oiseaux

Port des Barques

Forteresse de Brouage

Coulon, Marais poitevin

 

 

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Chevènement : «Je suis un candidat patriote»

Chevènement : «Je suis un candidat patriote»

Sur LE PARISIEN

 

PROPOS RECUEILLIS PAR ERIC HACQUEMAND | Publié le 05.11.2011, 20h34 | Mise à jour : 21h21

Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France», Jean-Pierre Chevènement assure que sa candidature «se veut pédagogique à l'égard des citoyens mais aussi des autres candidats».
Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France», Jean-Pierre Chevènement assure que sa candidature «se veut pédagogique à l'égard des citoyens mais aussi des autres candidats». | (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)

Jean-Pierre Chevènement a officialisé ce samedi soir au journal télévisé de France 2 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître dimanche, l'ancien ministre, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), dessine les axes de sa future campagne.
 


Vous êtes donc candidat ?
JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT
. Oui. J’ai beaucoup réfléchi, écouté. Et je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire bouger les lignes. Ma candidature se veut pédagogique à l’égard des citoyens mais aussi des autres candidats. Ceux qui nous dirigent ne sont malheureusement pas préparés à faire face aux secousses très fortes qui sont devant nous.

La crise que traverse le pays a-t-elle été l’élément déclencheur ?
Assurément car cette crise est sous analysée. Voilà vingt ans, j’ai pris position contre le traité de Maastricht que tous ceux qui nous dirigent ont soutenu. Le vice est dans la conception de la monnaie unique : on ne peut pas transférer la souveraineté monétaire de 17 pays très différents par leurs structures économiques, leurs langues et leurs options politiques à un aréopage de banquiers centraux, irresponsables et obnubilés par l’inflation. Après hier, le défaut partiel de la Grèce, aujourd’hui l’Italie, demain l’Espagne, ce qui nous menace, c’est une récession généralisée ! ne nous offre qu’une austérité à perte de vue : son horizon est le maintien du triple A. La souveraineté populaire a été transférée aux agences de notation ! Quant à , il promet de réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2013 sans remettre en cause la logique actuelle de la monnaie unique. Pour sortir de l’impasse, la solution consiste à donner à la Banque centrale européenne les mêmes prérogatives que la Banque centrale américaine afin qu’en rachetant les titres de dette des Etats, elle puisse casser la spéculation et doper la croissance.

Etes-vous le candidat de la fin de l’euro ?
L’abandon de la monnaie unique au profit d’une monnaie commune n’est pas un tabou pour moi, si l’Allemagne persiste dans son refus d’étendre les missions de la Banque centrale. La monnaie unique, qui méconnaît les réalités nationales, a creusé un gouffre entre une Allemagne industrielle et excédentaire et les économies du sud de l’Europe, déficitaires et en voie de désindustrialisation. Si la Grèce et surtout l’Italie devaient un jour faire défaut, ce serait le début d’un processus de dissociation de la monnaie unique. Il faudrait alors préparer le passage le plus harmonieux possible de la monnaie unique à une monnaie commune. Celle-ci utilisable dans les échanges extérieurs coexisterait avec des monnaies nationales réservées aux transactions intérieures.

Quels sont les points clés de votre programme ?
Nos dirigeants sont comme ceux de 1940 : ils ne sont pas préparés à faire face à des événements qu’ils ne comprennent pas, car ils sont la conséquence des choix faits par eux il y a vingt ans. Quatre repères d’intérêt vital pour la France et pour la République motivent ma candidature. D’abord une monnaie moins chère : l’euro, surévalué de 25 %, écrase notre compétitivité. Notre base industrielle, sans laquelle nous ne pourrons maintenir une protection sociale efficace, a rétréci de moitié depuis trente ans. Deuxièmement, la croissance plutôt que la récession. Troisièmement, la sauvegarde de notre souveraineté budgétaire et fiscale : notre dissuasion nucléaire elle-même peut être menacée par des restrictions budgétaires. Enfin, une France forte est nécessaire pour construire une Europe européenne appuyée sur les nations. L’Europe n’est pas mûre pour une fédération qui serait aujourd’hui un espace essentiellement disciplinaire : le « saut fédéral » que certains préconisent à droite comme à gauche serait un saut dans le vide, sans élastique et sans retour. Ce qu’il faut, c’est une Europe européenne à forme confédérale.

Le projet socialiste vous paraît-il à la hauteur de l’enjeu ?
Il y a quelques bonnes idées mais il est irréalisable dans un contexte de croissance réduite à 1 %, et encore… Son défaut est de ne pas chercher une issue progressiste à la crise de l’euro.

François Hollande a-t-il les épaules pour diriger le pays dans un contexte de crise grave ?
L’expérience, cela s’acquiert… François Hollande est un homme fin et intelligent. Mais, en fidèle héritier de , il a été pour le traité de Maastricht, puis pour la Constitution européenne. Je ne suis pas candidat contre François Hollande. Je veux aider la gauche et la France à se mettre à la hauteur des défis. Cela ne peut se faire autrement que sur la place publique : il faut un dialogue ouvert et franc. Je tiendrai un discours de vérité pour éviter toute déception ultérieure.

Le candidat socialiste a déjà mis en garde contre les risques d’éparpillement de la gauche…
Nous n’en sommes pas là. Ma voix manquerait si on ne l’entendait pas s’élever aujourd’hui. Je ne suis motivé que par le souci de servir le pays dans une période critique. Pourquoi la voix de Mme Joly serait-elle légitime et pas la mienne ?

Un nouveau 21 avril 2002 est-il possible ?
En 2002, déjà, j’ai mis en garde contre l’omnipotence des marchés financiers, j’ai proposé une politique industrielle, le redressement de l’Europe, des repères clairs pour l’école, la sécurité, l’intégration : je n’ai eu le tort que d’être en avance sur les événements. Ceux qui, depuis des décennies, ont fait le lit du Front national par leur ralliement au néolibéralisme essaient de renverser les rôles pour me faire porter le chapeau. Une voix républicaine doit s’élever pour proposer une politique conforme à l’intérêt national. Elle fera barrage au Front national.

Le patriotisme n’est-il pas un peu vieux jeu ?
Non. Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres. La nation est le cadre irremplaçable de la démocratie et de la souveraineté. Je suis un candidat patriote, ce qui ne m’empêche pas de vouloir redresser l’Europe.

En cas de victoire en 2012, seriez-vous prêt à participer à un gouvernement de gauche et des écologistes ?
Je ne demande rien pour moi-même. Je veux débattre, y compris avec les écologistes. Qui sait que la fermeture du tiers de notre parc nucléaire coûterait 250 Mds€ et renchérirait de 40 % la facture d’électricité pour les Français ? Pour un contrat de gouvernement, il faudrait surmonter des divergences très importantes. Ce n’est pas ma perspective.

Quel type de campagne allez-vous mener ?
J’irai dans les usines. L’avenir de la France passe par sa réindustrialisation. La reconquête de l’électorat ouvrier, cela me paraît essentiel. Les couches populaires se reconnaîtront dans ma campagne.

Avez-vous vos 500 parrainages ?
Beaucoup de maires m’ont promis de me soutenir. J’ai déjà à peu près la moitié de mes parrainages. Je crois en la dynamique de ma campagne.

Vous étiez ministre en 1981, vous êtes candidat à l’élection présidentielle trente ans plus tard : n’est-ce pas la campagne de trop ?
Dans une période de crise, les Français ont besoin d’un homme d’expérience et de caractère. Le renouvellement, je le ferai autour de moi en défendant les intérêts de notre jeunesse sans la flatter à travers un « jeunisme » démagogique.

EN SAVOIR PLUS : retrouvez dimanche dans nos colonnes notre enquête sur la tentation souverainiste

LeParisien.fr

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Chevènement et Montebourg veulent affronter la crise

Philippe Cohen - Marianne | Mercredi 31 Août 2011

 Au cours d'un mini-colloque organisé à l'Assemblée nationale devant 300 personnes, le candidat des primaires et le Président d'Honneur du MRC ont montré leur différence en centrant leur propos sur la gravité de la situation et la nécessité de se préparer à l'accélération de la crise des dettes européennes, manifestation de l'échec de la mondialisation néolibérale.

 

http://louison2.typepad.com/blog/
http://louison2.typepad.com/blog/
Le pire n'est pas toujours sûr et la politique ne se résume pas forcément, en ce début de campagne électorale, à une course de chevaux médiatiques. Le week-end dernier à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon nous a offert son meilleur discours de campagne, à mille lieux des mièvreries et des mesquineries de La Rochelle. Mardi soir à l'Assemblée nationale, deux hommes politiques ont décidé, à la différence de la plupart des opposants au régime, de ne pas éviter la crise, et même d'en parler. Ils font bien tant elle va continuer d'obséder les Français et tant leurs concurrents, de François Hollande à Jean-Louis Borloo, semblent bien décidés à l'évoquer le moins possible.
 
La crise donc, il en a beaucoup été question lors de ce colloque-confrontation entre Arnaud Montebourg, candidat des primaires socialistes, et Jean-Pierre Chevènement qui a annoncé, avant l'été, son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2012 dans l'idée, avoue-t-il à ses proches, de « peser dans le débat ».

En vedettes américaines, Jean-Michel Quatrepoint, auteur d'un tout prochain « Mourir pour le Yuan » (1) et Jacques Sapir, auteur de « La démondialisation » (2) ont l'un et l'autre montré et démontré l'impasse des politiques économiques menées en Europe.
Jean-Michel Quatrepoint a montré que la Chine et l'Allemagne, confrontées toutes deux à un sombre avenir démographique et donc à des perspectives de vieillissement dans les années 2030-2050, mènent des politiques mercantilistes. Le couple franco-allemand doit donc évaluer aujourd'hui ses capacités à vivre ensemble.

Jacques Sapir de son coté  a été encore plus précis dans ses prédictions, annonçant une accélération de la crise des dettes européennes amenant à une crise terminale de l'euro d'ici à mars 2012.  L'économiste a déroulé quelques scénarios, la sortie de l'Allemagne de la zone euro, la petite Union avec un euro réunissant la France et l'Allemagne et quelques pays, et le chacun pour soi, la dernière solution lui paraissant la moins périlleuse et la plus probable. Au passage Sapir a annoncé aussi la fin de l'OMC : lors de sa dernière réunion, l'APEC n'a même pas évoqué cette institution pourtant toujours présentée comme une clef de la mondialisation et des échanges.

Face à ces sombres perspectives, Olivier Ferrand, du think tank socialiste Terra Nova, dont on attend avec impatience ne prochain opus (Qu'est-ce qu'être de gauche ?) s'est efforcé de s'opposer à une politique de protectionnisme européen tout en recommandant … un protectionnisme réglementaire par exemple vis à vis des panneaux voltaïques chinois dont le bilan carbone est négatif.
Il a proposé une politique « d'attractionnisme » en prenant l'exemple de l'Angleterre des années 1990 qui a imposé aux groupes automobiles japonais désireux de vendre dans le pays d'y fabriquer une partie de leur production. Il a stigmatisé le système français responsable selon lui, bien plus que l'euro, de la désindustrialisation, lui opposant les politiques vertueuses des pays de l'Europe du Nord, qui, eux, ont investi dans la recherche et l'innovation.

Arnaud Montebourg n'a pas hésité à attaquer frontalement Olivier Ferrand avec lequel il avait pourtant élaboré le projet de primaire socialiste. « Alain Minc est plus à gauche qu'Olivier Ferrand », a-t-il lancé en racontant comment, au cours d'un débat récent, le Président d'AMC Conseil avait reconnu que nous avons été naïf sur l'entrée de la Chine dans l'OMC, tout en se prononçant pour des manipulations monétaires et le contrôle des investissements étrangers.

Auparavant, le député de Saône et Loire a développé l'idée que la mondialisation n'est pas un fait mais une oeuvre, dans laquelle les Français, et notamment Pascal Lamy ont joué un rôle : « Comment reconstruire nos économies ? D'abord par une stratégie d'augmentation de la valeur travail, c'est-à-dire une meilleure répartition des richesses. La question est bien : comment augmenter les salaires. Le protectionnisme est fait pour ça. Il faut contraindre les multinationales à relocaliser vers les pays de bonne (et non de basse) pression salariale ».
Il a pris l'exemple du Brésil, où après la décision du pays de taxer les importations d'ordinateurs, Apple a décidé de relocaliser sa production dans le pays.«  Le juste échange c'est le monde des bisounours, c'est Nicolas et Pimprenelle » s'est-il marré. Avant de conclure : il y a un problème de charpentier dans la construction de l'euro, qui a été conçu sans tenir compte des divergences de politique économique.
Avant de se faire prophète du malheur : « Budget, monnaie, frontières, on ne peut toucher à rien. A un moment donné cela débouchera sur des gouvernements populistes nationalistes. Je ne fais pas partie de ceux qui connaissent le résultat de la prochaine élection présidentielle, a-t-il tonné, donnant l'impression de craindre que les soubresauts de la crise ne viennent fracasser la compétition présidentielle et provoque une embellie nationale-populiste en France.
«Votez Jean-Pierre Montebourg»
Après un court hommage à « Arnaud », qui « trace les chemins de l'avenir », comme s'il souhaitait en faire un héritier de son oeuvre politique, Jean-Pierre Chevènement a, lui aussi tutoyé la gravité de la situation :
« Nous avons quand même le sentiment que nous sommes dans une terrible impasse. »  Revenant aux origines de l'Europe il a rappelé la lutte entre l'Europe des marchés de Jean Monnet et l'Europe des nations du général de Gaulle, laissant entendre que le premier avait finalement emporté la partie, nous conduisant à une monnaie unique qui a spéculé à la fois sur la disparition des nations et les convergences des politiques économiques. C'est le contraire qui s'est passé. Amateur de chiffres pour frapper les esprits, le sénateur a rappelé : « Le budget européen c'est 1% du PIB. Le prélèvement national pour l'impôt et la protection sociale atteind 40% La solidarité européenne ne représente donc que 2,5% de la solidarité nationale. »
Pourquoi cette erreur de l'euro ?«  L'euro est une monnaie politique. L'idée était d'obliger au grand saut fédéral. Mais c'est très difficile de sauter à une hauteur de 100 quand on est à 2,5. L'Allemagne tient le tiroir-caisse. Les Allemands ne veulent pas payer pour les autres.  »
« Je ne crois pas à l'eurobond », a-t-il ajouté en se distinguant ainsi de Montebourg : « la mauvaise monnaie chasse la bonne. Le total de la dette européenne c'est 10 000 milliards, 85% du PIB de l'Europe. Le fonds européen de stabilité financière est très en dessous de ce qu'il faudrait si l'Espagne venait à être attaquée ». Jean-Pierre Chevènement a ensuite raconté une anecdote : après avoir écrit au président de la république pour lui suggérer de développer les achats d'obligations des pays endettés par la BCE, il a eu la surprise de recevoir un coup de fil du Président. Lequel lui a dit : « c'est ce que nous allons faire mais je ne peux pas le dire car ça va gêner Madame Merkel ». Jean-Pierre Chevènement s'en est pris à la règle d'or - « en réalité une règle d'airain et elle nous mène au gouffre ». Il s'est emporté contre ce « fédéralisme coercitif  » qui est en train d'amener la Grèce à une récession de 5% « ce qui ne la conduit nulle part. »
Chevènement a rebondi sur la proposition de Jean-Michel Quatrepoint de mettre sur la table les divergences entre la France et l'Allemagne : « Est ce que nous voulons sortir de l'histoire comme l'Allemagne veut le faire ? Financer la retraite de ceux qui ne travaillent plus n'est pas un projet qui tient la route. »
Reprenant la parole, Arnaud Montebourg a ajouté que«  la crise a quand même quelques avantages : mettre au rancart une série de préjugés qui sont enseignés depuis trente en ans en économie, dans le droite et en politique. Est ce que nous allons continuer à bricoler, rustiner pour perpétuer un lordre ancien ? ».  Il a brocardé des candidats qui s'y accrochent : « il y a une gauche d'avant la crise ! » Avant de conclure : le 9 octobre au premier tour et le 16 octobre, votez Jean-Pierre Montebourg. Jean-Pierre Chevènement a répondu par une boutade :  ce serait un cas d'annulation, car « Jean-Pierre Montebourg n'existe pas. »
Mais la salle, assez nombreuse pour un 30 août, avait compris la communion entre deux hommes, qui entendent désormais inscrire leur bataille politique dans le combat pour une sortie du système néolibéral.

(1) Bourrin, à paraître le 8 septembre.
(2) Le Seuil.

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Grèce: l'opposition de droite veut la tête de Papandréou avant de négocier

 Sur TF1

le 06 novembre 2011 à 08h49 , mis à jour le 06 novembre 2011 à 12h51


La Grèce est restée engluée dimanche dans une crise politique menaçant son maintien dans la zone euro, après le refus du leader de la droite d'oeuvrer à un gouvernement de coalition aux conditions posées par le Premier ministre pourtant prêt à passer la main. Des négociations sont en cours.

 
La droite veut la tête Papandréou

Le porte-parole du gouvernement grec, Ilias Mosialos, a appelé dimanche les forces politiques à s'entendre "dans la journée" sur la formation d'un gouvernement de coalition et le nom de son dirigeant, dans un entretien à la télévision publique Net. Affirmant que des discussions officieuses étaient en cours entre majorité socialiste et opposition conservatrice, il a jugé "nécessaire que les deux grands partis" participent à la nouvelle équipe, qui doit selon lui compter des membres "expérimentés". Mais le leader de l'opposition grecque de droite Antonis Samaras a appelé dimanche Georges Papandréou à démissionner pour cesser de "faire obstacle" à une issue à la crise politique, après un entretien avec le chef de l'Etat. "Tant que M. Papandréou ne décide pas ce qu'il va faire, il fait obstacle à toute solution (...). Je suis décidé à apporter mon aide, s'il démissionne tout suivra son cours",a lancé M. Samaras.

Démission dimanche de Papandréou ?
Si un accord était trouvé dans la journée, le premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est engagé samedi à passer la main, pourrait alors démissionner pour permettre que la nouvelle équipe puisse obtenir la confiance au parlement d'ici la fin de la semaine, a ajouté M. Mosialos, rallié ces derniers jours à l'opposition interne au Premier ministre.

Sur quoi ça bloque ?
Le point d'achoppement reste la réticence d' Antonis Samaras à soutenir les mesures de rigueur dictées par les bailleurs de fonds du pays. Il a aussi réitéré samedi sa contre-proposition d'organiser des élections anticipées début décembre, y voyant la garantie d'un "retour du pays à la normale". Une exigence rejetée par Papandréou, qui s'efforce de calmer la panique déclenchée en Grèce et dans la zone euro par son projet, entre-temps retiré, de référendum sur le plan européen. Samedi, seules deux petites formations de droite dissidentes de la Nouvelle Démocratie -le parti d'extrême droite Laos de Georges Karatzaferis et l'Alliance démocratique de la libérale Dora Bakoyanni- s'affirmaient prêtes à jouer le jeu, avec un renfort potentiel d'une vingtaine de députés mais un capital de légitimation politique réduit.

Objectif, déblocage de 80 milliards d'aide 
Cette partie de ping-pong risque toutefois de vite lasser partenaires et créditeurs européens. En plus des deux plans d'aide successifs, la Grèce négocie, pour garder la tête hors de l'eau, le déblocage d'ici fin février d'un premier soutien massif de 80 milliards dans le cadre de l'accord de Bruxelles.   

le 06 novembre 2011 à 08:49

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Pourquoi le mouvement des « Indignés » ne prend pas en France

Sur RUE 89

Zineb Dryef
Journaliste Rue89
Les « Indignés », qui tentent d'occuper La Défense à Paris depuis vendredi, peinent à rassembler en France. Cinq raisons à cette faible mobilisation.

Le 15 octobre, ils n'étaient que 500 à défiler dans les rues de la capitale contre 500 000 à Madrid et quelques dizaines de milliers à Rome. Plusieurs raisons expliquent la faible mobilisation française.

Vidéo de promotion du mouvement « Occupons La Défense »:
1 L'approche de la présidentielle

 

Pour expliquer la désertion des rassemblements d'indignés – de 3 000 au plus fort de la mobilisation au mois de mai à 500 aujourd'hui –, les spécialistes s'accordent à dire qu'à six mois de la présidentielle, les Français croient davantage au changement par les urnes.

Cette « échéance politique importante peut capter une part du mécontentement », estime le professeur d'anthropologie à Paris-VIII Alain Bertho, considérant que le discours de certains hommes politiques français porte les idées des « Indignés ».

N'ayant pas exercé de responsabilités depuis 2001, la gauche du Front de Gauche, des Verts et même des socialistes, avec la démondialisation d'Arnaud Montebourg, parviennent encore à canaliser l'« indignation » de la population alors qu'en Espagne ou en Grèce, la gauche s'est discréditée, estime le sociologue Michel Wieviorka :

« La gauche espagnole ne semble pas capable de se remettre de l'échec cuisant de Zapatero, celle de la Grèce, également au pouvoir, a frôlé la catastrophe. On voit mal quelle opposition, et avec quel leadership, pourrait constituer une alternative crédible à Netanyahou, Berlusconi ou David Cameron. »

 

2 La situation économique

 

Un chômage des jeunes diplômés massif en Espagne et en Italie, une perspective d'austérité interminable en Grèce... Face à ses voisins du Sud, la France semble se porter pas trop mal.

En Espagne, le taux de chômage des jeunes atteint 45%. La Grèce compte 20% de chômage. La sociologue Monique Dagnaud relève que « si le taux de chômage moyen des moins de 25 ans est assez élevé en France (22,9% en 2009 contre 16,7% dans les pays de l'OCDE dont 11% en Allemagne, 18,9% au Royaume-Uni et 25,4% en Italie) », il concerne essentiellement les jeunes les moins qualifiés ».

En France, la majorité des diplômés – plus de 85% – trouvent un emploi trois ans après avoir décroché un diplôme (du BTS au doctorat). Selon Monique Dagnaud, l'atonie de la jeunesse française peut s'expliquer par le sentiment de justice que procure un emploi :

« L'indignation est à son comble lorsqu'on a effectué des efforts et des sacrifices financiers pour obtenir un diplôme et que celui-ci ne procure pas de débouché. Elle entremêle la stupéfaction, le sentiment d'un énorme gâchis, l'angoisse du déclassement, et pire encore, l'effroi devant ce qui s'esquisse comme un “no future”. »

Un jeune « Indigné » ne désespère pas :

« Il n'y a pas d'éclatement de la misère en France mais quelque chose est en train de se passer, quelque chose est en train de devenir insupportable. La situation dégénère : la prise d'otage à Pôle emploi, les immolations, le nouveau plan d'austérité... Ça va bouger. »

 

3 Le flou des revendications des « Indignés »

 

En France comme ailleurs, les « Indignés » ne mènent pas une lutte mais une multitude de combats. Pourtant, chaque jeunesse a son mot d'ordre. Emploi en Espagne, logement en Israël, espérance en Grèce, dénonciation du système financier à Wall Street...

D'abord initié par des Espagnols résidant à Paris, le mouvement des « Indignés » en France – aujourd'hui à sa 148e manifestation (AG comprises) – peine à rassembler autour d'un mot d'ordre. Dénonciation du système financier et des inégalités, aspiration à un monde meilleur... C'est le grand flou.

Benjamin, un « Indigné » parisien de 27 ans, croit au contraire qu'il est important de ne pas porter un seul combat :

« On est dans la convergence des luttes, on veut être partout. En France, c'est rendu difficile par l'atomisation du mouvement social. Pour le logement, un étudiant ira chez Jeudi Noir, une mama africaine au DAL, les SDF ailleurs... Cette richesse est un avantage mais il faut réussir à s'unir. »

Reprenant le « Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir » qui fait le succès des « Indignés » de Wall Street, les Français ont revu leur stratégie. Depuis début novembre, ils se rassemblent à La Défense, symbolisant davantage le capitalisme financier que la vieille Bastille – (et moins central). Dans un manifeste, ils revendiquent :

« Unis d'une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens qui ne nous représentent pas, et à l'oligarchie financière qu'ils servent, que c'est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers. »


Une pancarte « Nous n'avons pas élu ces traders qui nous gouvernent » lors de la manifestation des « Indignés » à Paris, le 15 octobre 2011 (Sébastien Leban)

 

4 Le poids des partis et des syndicats

 

Traditionnellement, les luttes sociales en France sont structurées et encadrées par les partis et les syndicats. Les derniers combats importants de la jeunesse – la lutte contre le CPE ou contre la réforme des retraites – ont été organisés et soutenus par les syndicats lycéens ou professionnels.

Si les Verts et le Front de Gauche ont témoigné leur soutien au mouvement, « il n'est pas question d'être récupérés, c'est un mouvement plus large », justifie un « Indigné ».

La question divise au sein du noyau dur des « Indignés » français – une centaine de personnes. L'une d'entre elles, Delia Fernandez, nuance dans les colonnes de Libération : « Nous allons dorénavant essayer d'arrondir les angles. »

Le DAL et Attac sont désormais associés à certaines manifestations.

 

5 La répression policière

 

Plusieurs participants, bien-sûr, considèrent que la faiblesse du mouvement est liée à l'« intense répression policière ». Depuis le mois de mai, les forces de l'ordre empêchent les rassemblements. Ce printemps, il était courant de croiser plus de policiers que de manifestants place de la Bastille.

Onze participants aux manifestations ont ainsi été poursuivis pour avoir « décollé » (involontairement) une vitre dans le fourgon de police dans lequel ils ont été embarqués le 19 septembre dernier, après un rassemblement.

En Espagne, pourtant, c'est justement l'ampleur que prenaient quotidiennement les manifestations qui a poussé la police à laisser s'installer le campement à la Puerta del Sol.

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