La France risque de perdre son label financier AAA. Dans la situation de faillite financière et économique actuelle de la Nation, qui s'est accélérée depuis 2007, on peut se demander si à  l'exemple récent de sa politique de despotisme républicain en Poitou Charentes, et de gaspillage à grande vitesse, Nicolas Sarkozy ne mériterait pas  un label "triple A...ne" (AAA) pour la gestion irresponsable et désinvolte des finances publiques.

Nicolas Sarkozy bonnet triple Ane

Les finances de la Région Poitou Charentes nettoyées au karcher ?

Nicolas Sarkozy  n'a pas apprécié que la Région Poitou-Charentes refuse de participer au financement de la LGV. Au lieu de la subvention prévue de 103 millions d'euros, Ségolène Royal n'a consenti qu'une avance remboursable de 95 millions. A l'arrivée, la Région paiera quand même. "Afin de garantir l'équité nécessaire avec les collectivités territoriales qui ont su respecter leurs engagements financiers", l'Etat a décidé de couper dans ses aides à la région. Trois secteurs sont touchés: - La Région perd la délégation de gestion des crédits de l'Ademe, destinés à subventionner les projets en matière d'économie d'énergie et d'énergie renouvelable.
- La fin de la modernisation de la RN249 dans les Deux-Sèvres, pourrait être gelée.
- Le financement du pôle d'échange multimodal de la gare de Niort ne bénéficiera pas du soutien de l'Etat.

Ce n'est pas un hasard si ce sont les Deux-Sèvres qui sont particulièrement touchées par ces mesures de rétorsion. Dans ce département, ni le conseil général, ni la communauté d'agglomération de Niort n'ont accepté de participer au financement de la LGV.

Le premier A du bonnet d'âne :

Nicolas Sarkozy  est aux gouvernes d'une entreprise (l'Etat) en déficit de 95 Milliards € sur un budget annuel d'environ 300 Milliards €, avec le poids d'une dette de 1700 Milliards €.  En 5 ans il a réussi l'exploit non pas d'équilibrer les comptes budgétaires, mais d'augmenter l'endettement de 500 Milliards €. D'année en année, le poids du financement de cette dette augmente au détriment des capacités financières de gestion des services vitaux de la Nation (Sécurité, Santé, Justice, Social, Logement, Education, etc) Cette dépense financière qui ne rapporte rien à la Nation est en 2011, le premier poste budgétaire de l'Etat.

Le deuxième A du bonnet d'âne :

L'Etat et les Régions se trouvent à charge du ferroviaire, à hauteur de près de 12 Milliards € de subvention par an. Les entreprises ferroviaires  sont endettées à hauteur de 40 Milliards €. RFF et SNCF se retrouve en 2011, à devoir gérer un réseau de 30 000 km de lignes mal entretenues, avec un matériel vieillissant, incapable de maintenir la qualité et la compétitivité de son service de transports de marchandises et de voyageurs.

LGV-bouclee

Le bon sens aurait été d'investir massivement dans la régénération des lignes existantes, et du matériel, diminuer la vitesse des trains afin de réduire les coûts, et l'usure des lignes, du matériel.

Contre toute logique économique, l'Etat et les Régions investissent massivement dans la réalisation de lignes grande vitesse, à hauteur de 120 Milliards € prévus en 10 ans, en des systèmes de Partenariat Public Privé qui répartissent les bénéfices à des grands groupes de BTP, et les déficits prévisibles aux pouvoirs publics. Non seulement ces investissements colossaux, sont indécents au moment où Nicolas Sarkozy gratte les budgets sociaux en accusant et menaçant les "voleurs sociaux", mais ils détournent les finances d'investissements nécessaires pour soulager la galère quotidienne des millions d'usagers obligés de se déplacer entre le domicile et le travail. Ce développement en LGV crée une charge supplémentaire d'entretien, de gestion, et de régénération qui va s'ajouter à charge exorbitante du service ferroviaire existant.

Cette gabegie d'investissements ruineux n'a été possible que grâce à la complicité des collectivités territoriales qui décident de participer au financement d'infrastructures nationales et européennes qui ne sont pas de leurs compétences et responsabilité. Il ne s'agit donc pas d'un âne, mais d'un troupeau d'ânes complices de gaspillage à grande vitesse !

Le troisième A du bonnet d'âne :

Quelques collectivités territoriales ont refusé ce type de chantage, et de financement, dont la Région Poitou Charentes. Il s'agit de l'usage d'une liberté démocratique et républicaine légitime d'autant que si toutes les collectivités territoriales avaient usées de sagesse, de prudence, et de responsabilité, aucune n'aurait osé investir les finances publics dans un tel projet ruineux, alors même que les capacités financières sont réduites de manière inquiétante.

Nicolas Sarkozy en despote de la République ?

La présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a menacé mercredi de saisir le Conseil d'Etat si des aides à la Région étaient supprimées en rétorsion à son refus de participer au financement de la LGV Tours-Bordeaux.
Dans un communiqué, Mme Royal indique "ne pouvoir imaginer que les habitants de Poitou-Charentes soient victimes du chantage aux subventions mettant en cause les principes de l'Etat irréprochable, c'est-à-dire impartial".

Sarko-Karcher

"Si le gouvernement venait à supprimer des aides dues à la Région, le Conseil d'Etat serait saisi pour sanctionner ce type de comportement, incompatible avec les principes républicains", indique-t-elle.
La présidente de région précise néanmoins que "les discussions ont repris de façon constructive avec le nouveau Préfet de Région (Yves Dassonville, auteur de la lettre dans laquelle sont mentionnées les possibles mesures de rétorsion, ndlr), comme l'ont montré la signature en septembre dernier du contrat d'objectifs et de moyens pour le développement de l'apprentissage et les nouveaux partenariats engagés".