03/03/12

"L'OTAN détournement des pouvoirs des Nations Unies» - Poutine

Publié: 27 Février 2012, 08:42
Edité: 29 Février 2012, 02:22

Le Premier ministre Vladimir Poutine est le candidat de premier plan dans les prochaines élections présidentielles. RIA Novosti / Aleksey Druzhinin

Le Premier ministre Vladimir Poutine est le candidat de premier plan dans les prochaines élections présidentielles. RIA Novosti / Aleksey Druzhinin

 

Dans le dernier épisode de sa pré-électorale manifeste, Vladimir Poutine rend une évaluation franche de comportement des États-Unis et l'OTAN, tout en soulignant la nécessité d'une participation active de la Russie dans l'architecture de sécurité internationale.

Avec des leaders mondiaux de tenter un acte d'équilibre précaire le long des lignes de faille dangereuses, Poutine a offert la sagesse qui a été prouvé à plusieurs reprises correctes dans le passé: "La seule façon d'assurer la sécurité mondiale est de le faire ensemble avec la Russie, pas en essayant de« rétrograder » il, l'affaiblir géopolitique ou saper son potentiel défensif. "

En admettant à l'émergence d'un "nouvel ordre mondial» fondé sur la «réalité géopolitique nouvelle," le candidat en tête lors de l'élection présidentielle du mois prochain rapidement critiqué les Etats-Unis et l'OTAN pour la suite de ce qu'il appelait une "mentalité de bloc" qui menace de déstabiliser l'économie mondiale situation.

Actuellement, aux États-Unis et l'OTAN sont occupés à construire un système de défense anti-missile en Europe de l'Est, à seulement miles de la frontière russe. Malgré les avertissements que le projet de grande envergure susceptibles de déclencher une autre course aux armements si la Russie est ramenée à bord, Washington continue d'ignorer les demandes de Moscou pour être autorisées à coopérer.

Ce type de conduite, Poutine met en garde, "ne veut absolument pas de promouvoir la confiance," et ne sert qu'à empêcher la Russie et ses alliés "de l'élaboration d'un agenda positif dans les relations internationales ... dans une veine constructive."


Détournement de l'Organisation des Nations Unies

Le Premier ministre russe a poursuivi en mentionnant une "chaîne des conflits armés» qui se produisent dans le monde qui sape les principes de la souveraineté nationale sous le prétexte de «préoccupations humanitaires."

Tout en convenant que "crimes contre l'humanité doivent être punis par un tribunal international", at-il appelé «la pure démagogie" quand les puissances étrangères exprimer à l'ONU de leur préoccupation pour les droits de l'homme, alors qu'en réalité ils sont à la recherche pour "une excuse pour un présomptueux violation de la souveraineté nationale. "

"Personne n'a le droit de détourner les prérogatives et les pouvoirs de l'ONU," a déclaré M. Poutine. "Je me réfère principalement à l'OTAN, qui vise à assumer un nouveau rôle qui va au-delà de son statut d'une alliance défensive."

Une grande partie du problème, Poutine croit, c'est que les pays de l'OTAN, et en particulier aux États-Unis, "sont obsédés par l'idée d'assurer l'invulnérabilité absolue pour eux-mêmes."

"Invulnérabilité absolue pour une nation signifie la vulnérabilité absolue pour tout le monde," a déclaré M. Poutine. "Nous ne pouvons pas accepter cela."


Printemps arabe - sans le dégel

Appelant l'attention sur le printemps arabe continue, qui a attiré l'intervention militaire étrangère, Poutine constate que le "s'efforce d'instaurer la démocratie par l'utilisation de la puissance peut produire ... des résultats contradictoires."

Poutine a souligné la détérioration de la situation en Syrie, où diverses factions anti-gouvernementales tentent de renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad. Les dirigeants occidentaux se concentrent sur une approche unilatérale de la situation, en exigeant que les forces pro-gouvernementales déposent leurs armes, tout en ne rendant des demandes similaires sur les forces de l'opposition.

Poutine a rappelé de l'Occident "réaction hystérique" à la Russie et le veto de l'ONU de la Chine, qui a empêché «l'adoption d'une résolution ambiguë qui aurait encouragé un côté de ce conflit interne à recourir à la violence."

Poutine a prévenu que une coalition d'Etats, en ignorant le résultat du vote du Conseil de sécurité des Nations unies, peut aller de l'avant et «frapper de toute façon."

"La logique d'un tel comportement est contre-productif et très dangereux», a déclaré M. Poutine. "Pire encore, il sape encore davantage l'ensemble du système de la sécurité internationale ainsi que l'autorité et le rôle clé de l'ONU."


S'adressant points chauds de la planète

Malheureusement, la Syrie n'est pas le fumer poudrière que sur la scène internationale. Poutine a mis en garde sur la menace d'une frappe militaire contre l'Iran, qui est soupçonné de développer des armes nucléaires sous le couvert d'un programme d'énergie nucléaire.

«Si [une attaque militaire] arrive, les conséquences seront désastreuses", at-prédit. "Il est impossible d'imaginer la véritable portée de cette tournure des événements."

Le Premier ministre russe a déclaré qu'il est convaincu que la question doit être réglée "par des moyens exclusivement pacifiques."

Pendant ce temps, la situation en Corée du Nord, qui vient de voir le flambeau de transfert de puissance à Kim Jong-un, le fils du dirigeant de longue date, Kim Jong-il, ne montre aucun signe de ralentissement.

Rappelant à ses lecteurs que la Russie et l'Etat communiste "partagent une frontière commune», a déclaré M. Poutine que la Russie "ne peut pas accepter le statut nucléaire de la Corée du Nord," et nous continuerons à répondre à la situation par la voie diplomatique.

Dans le contexte des nations qui cherchent à préserver leur souveraineté nationale, Poutine a suggéré que les cas plus fréquents d'ingérence militaire dans les affaires intérieures des pays peuvent inciter autoritaires (et autres) régimes à "posséder des armes nucléaires," sinon, ils seront vulnérables à un certain sorte de futur «intervention humanitaire».

Que cela nous plaise ou non, l'intervention étrangère dans les affaires d'autres pays suggère que cette ligne de pensée, le premier ministre a mis en garde.

Poutine a consacré beaucoup d'encre au sujet de l'Afghanistan, où l'OTAN a été aux prises avec les forces talibanes depuis plus de 10 ans avec sauvagement différents niveaux de succès.

Depuis le contingent de l'OTAN militaire dirigée par «n'a pas atteint ses objectifs," la Russie est de plus en plus menacée par "les menaces du terrorisme et le trafic de drogue." Dans le même temps, la guerre prolongée en Asie centrale a permis aux Américains de construire des bases militaires «sans un mandat clair, des objectifs ou la durée de l'opération."

Naturellement, cela ne nous convient pas, at-il dit, ajoutant que la présence militaire étrangère "n'a jamais apporté la paix en Afghanistan."


La dynamique changeante des relations avec l'Europe, en Asie et aux États-Unis

S'exprimant sur le sujet de la hausse spectaculaire de la Chine sur la scène mondiale, a déclaré M. Poutine a présenté cette Russie avec un «colossal» la possibilité de "prendre le vent dans les voiles chinoise de notre économie."

Poutine estime qu'une Chine forte au sud n'est pas une menace.

«Conduite de la Chine sur la scène mondiale ne donne pas de raisons de parler de ses aspirations à la domination», at-il assuré. "La voix chinoise dans le monde est en effet de plus en plus de plus en plus confiants, et nous nous félicitons que, parce que Pékin partage notre vision de l'équitable émergents ordre du monde. "

Mentionnant les organisations où les deux pays ont des membres, y compris les BRIC, l'OCS, et le G20, Poutine a souligné que la Russie et la Chine "va continuer à se soutenir mutuellement dans l'arène internationale ... pour résoudre de graves problèmes régionaux et mondiaux."

Sur la question des relations avec l'Europe, dont la Russie est "une partie inaliénable et organique," Poutine semble avoir un sens infini de l'optimisme.

"La Russie propose de déplacer vers la création d'un espace économique commun et humaines de l'Atlantique à l'océan Pacifique - une communauté visée par des experts russes comme" l'Union de l'Europe », qui va renforcer le potentiel de la Russie et sa position dans son pivot économique vers la «nouvelle Asie», écrit-il.

Poutine envisage la création d'une «communauté harmonieuse des économies de Lisbonne à Vladivostok."

Bien que la discussion sur les relations avec l'Europe principalement porté sur l'économie, le sujet est devenu plus complexe lorsque la question des relations avec les Etats-Unis est venue.

M. Poutine a déclaré relations de la Russie avec les États-Unis continuent à «flux et reflux», principalement en raison de "la perception ... sur la colline du Capitole," qui ne peut pas secouer "bien connus des stéréotypes et des phobies» sur la Russie. Fait intéressant, le premier ministre pense qu'un peu économique affiner pourrait mettre les choses au point entre Moscou et Washington.

"Le principal problème est que le dialogue politique bilatéral et la coopération ne repose pas sur une base économique solide", at-il noté. "Le niveau actuel du commerce bilatéral est loin du potentiel de nos économies."

Mais il semble que l'économie de bande aide ne sera pas suffisant pour rétablir la confiance entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide.

Poutine a déclaré que "la compréhension mutuelle" entre les deux pays est régulièrement entravé par les tentatives de Washington à "génie politique" à la fois dans les pays qui sont «importants pour nous», ainsi que dans la Russie.

Avec la Russie prépare très attendus des élections présidentielles de cette semaine, Poutine semble être l'envoi d'un signal de que Washington devrait s'abstenir de s'ingérer dans le processus.

Robert Bridge, RT

 

 
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Comment fait-on avec Jean-Luc Mélenchon ?

 
 
Par PIERRE MARCELLE

Encore Mélenchon ? Ben oui… C’est sa «séquence», non ? Depuis la rentrée de septembre, le candidat du Front de gauche, alors appelé à figurer dans la catégorie «fera-t-il les 5% qui permettront le remboursement de ses frais de campagne ?», a changé de statut. Son objectif de «score à deux chiffres», qui tant faisait alors s’esclaffer dans les rédactions, commence à affoler les spécialistes du Mélenchon’s bashing, à mesure que les instituts de sondages, ces agences de notation de la campagne présidentielle, «mesurent» sa lente mais inéluctable progression vers le «seuil psychologique» des 10% de suffrages.

Tout doucement, à bas bruit médiatique, se remet en cause l’image bruyamment fabriquée du «populiste» qui osa traduire le Que se vayan todos ! des peuples sud-américains en explicite Qu’ils s’en aillent tous ! et en faire le titre d’un ouvrage manifeste dont la publication annonçait à sa façon, et les révolutions arabes, et l’universalité potentielle du mouvement dit des «Indignés», lequel couve encore sous la cendre.

L’hiver venu fit proprement litière de cette grossière et détestable qualification de «populiste», malgré le sursaut embrouilleur et un peu désespéré d’une une du Monde assez mal torchée (lire No Smoking, Libération du 10 février). Mélenchon, bien servi par la visibilité d’une prestation télévisée remarquéesur France 2, devenait ce «concurrent» que François Hollande se prit à considérer avec moins de morgue hautaine et d’arrogante ironie ; jusqu’à enfin daigner réhabiliter publiquement la règle du désistement réciproque, à gauche, pour le candidat le mieux placé avant le second tour.

Et le vent tournait, dans le club des éditorialistes cumulards, où même le pittoresque Jean-Michel Aphatie mit une opportuniste mais opportune sourdine à ses aboyeuses imprécations. Sans doute eût-il fallu être naïf pour ne pas entendre, sous l’intérêt soudain suscité par le «tribun» et «orateur hors pair» du Front de gauche, l’implicite procès en démagogie instruit contre tous ceux qui «parlent trop bien», et à ce titre rhabillés en «baratineurs»… Et ce, alors même que l’intéressé reste bon dernier au «bobaromètre» qui mesure, sur la page Désintox du site de Libération, la capacité des candidats à enfumer l’électeur. Ainsi le vice rend-il hommage à la vertu - cette loi est immuable. C’était la «séquence» : «Mélenchon, l’homme qui remplit les salles». A défaut des urnes, hein ?

A ce stade (auquel le candidat préférera la place de la Bastille pour tenir meeting grand format, le 18 mars), ses partisans croyaient bien en avoir fini avec les procès en «extrémisme», cet autre terme qui n’a de fonction que d’entretenir toutes les confusions entre gauche révolutionnaire et droite contre-révolutionnaire. Ils le crurent d’autant plus que le calendrier de campagne allait leur en fournir l’occasion, l’autre semaine et toujours sur France 2, lors de la confrontation des leaders des deux fronts, dans cette émission dont Marine Le Pen était l’invitée principale. Sans doute leur fallut-il attendre 23 heures bien sonnées pour y assister. Sans doute - et comme on la comprend ! - la führieuse lui préféra-t-elle ces échanges fleuris, et courtois, et confortables, avec notamment MM. Henri Guaino et Franz-Olivier Giesbert, qui, respectivement avant et après, lui servirent une soupe sucrée.

L’échange cependant, âpre et bref, eut bien lieu, où chacun put apprécier que ces deux-là n’étaient pas des comparses. Il eut si bien lieu que, le surlendemain, on vit Le Pen père mendier contre Mélenchon une session de rattrapage, un autre débat au cours duquel lui-même remplacerait sa fille pour, avec un retour de verdeur sexuée bien dans son subconscient de soudard, espérer «mettre en caleçon» celui qui avait si bien éreinté son héritière. De quoi il apparut que l’option de l’«effet Dracula» (on ouvre les rideaux et le vampire implose), consistant à systématiquement traquer le racisme ultra-libéral dans le programme du F. Haine, n’était pas si extravagante.

Chacun put apprécier, croyions-nous… Mais, dans un éblouissant tour de passe-passe, ce débat, à peu près unanimement requalifié en «non-débat», en «vrai faux débat» ou en «match nul», fut purement et simplement censuré, escamoté tels, à l’Assemblée et au Sénat, le vote et les enjeux du Mécanisme européen de stabilité (MES - voir la chronique Economiques de Bruno Amable, Libération du 26 février).

Alors que, sans surprise, le «centre» retourne à son râtelier et que dégringole en proportion le candidat Bayrou, alors que François Hollande trouve opportun de mettre de la gauche dans son programme, à la cafèt de l’usine comme au zinc du quartier se modifie petit à petit, comme l’oiseau fait son nid, la perception du candidat Mélenchon. Pour la majorité des commentateurs, elle ouvre la «séquence» : «Le mieux serait peut-être de n’en pas parler.»

Posté par Jocegaly à 18:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Mélenchonmania gagne du terrain

Sur PARIS MATCH
 

Jean-Luc Mélenchon à Saint Herblain le 14 janvier. | Photo REUTERS/Stephane Mahe

Paru dans Match

« Je suis entré en résonance avec le peuple », dit Mélenchon, qui rêve d’un score à deux chiffres

Je vous ai entendu hier soir. Ce que vous dites fait du bien. Monsieur, merci. » Penchée vers lui, la jeune femme est intarissable : « Vous redonnez envie de croire à la politique. » Serrés derrière elle, les autres passagers, qui attendent de prendre leur place, ne perdent pas un mot de la conversation. L’un d’entre eux, visiblement sceptique, hoche la tête. La présence de Jean-Luc Mélenchon, dans cet avion de ligne plein à craquer en cette période de vacances scolaires, est un ­événement que chacun commente à voix haute. « Vous êtes un beau parleur, c’est tout », lui lance un étudiant, du fond de l’appareil.

La veille, le candidat du Front de gauche a tenu un meeting enflammé dans une salle comble de Bastia : « Vous n’êtes pas condamnés à vivre du tourisme. Résistez. Vous finirez en caleçon si vous vous laissez faire », a-t-il hurlé sous les acclamations de la foule avec laquelle il a chanté, à pleine voix, le refrain désormais fétiche de la chanson « On lâche rien » du groupe HK & les Saltimbanks. Comme à chaque réunion ­publique, Jean-Luc Mélenchon a violemment pris à partie ­Marine Le Pen, « cette dame spécialement malfaisante... dont l’obsession névrotique contre les étrangers atteste d’un grand dérangement mental ». Tout aussi remonté contre Jean-Marie Le Pen, dont il n’a pourtant jamais prononcé le nom, le candidat du Front de gauche a ironisé : « Pour le prix d’un, on en a deux. Mais, avec moi, ces gens-là sont tombés sur un os. »

Succès garanti aussi lorsque, à quelques heures de son face-à-face annoncé sur France 2, il défie Marine Le Pen devant les journalistes : « La pauvre, je vais la traîner d’un bord à l’autre du ring. » Et tant pis si le débat annoncé s’est transformé en monologue, le privant ainsi d’une confrontation dont il se réjouissait. Tant pis ou... tant mieux. Sans se départir de sa superbe, l’ancien trotskiste a beau jeu de dénoncer, sur son blog, « le ridicule et la panique » de la candidate du Front national « qui s’agitait avec ses papiers et faisait mine de lire son journal ». « En refusant de débattre avec moi, elle s’est tiré une balle dans le pied », estime le député européen, convaincu qu’en restant silencieuse, la candidate frontiste a fait « aveu d’impuissance ».

Survenue au début de la semaine, l’invitation de Jean-Marie Le Pen – qui l’a traité de « voyou » – à débattre virilement avec lui le prend à revers. « La fille marque le pas. Le père reprend la main. Mais quelle est la ligne officielle ? » Peu désireux de s’abîmer dans une « polémique interne où il n’a rien à faire », le candidat du Front de gauche préfère, pour l’instant, laisser son entourage monter au créneau. « A quel titre s’exprime Jean-Marie Le Pen ? En son nom ou en celui de sa fille ? » s’interroge Eric Coquerel, le conseiller politique de Mélenchon. Animateur du Front de gauche, Alexis ­Corbière, qui vient de publier, aux éditions ­Tribord, « Le parti de l’étrangère », enfonce le clou : « Le père désavoue la fille. C’est l’échec de la stratégie de dédiabolisation voulue par Marine Le Pen. Le feu est chez eux. Pas chez nous. A quoi bon débattre avec le père si la fille le désavoue ? »

 

Jean-Luc Mélenchon ne cache pas sa perplexité devant la « stratégie passive » du candidat ­socialiste

En attendant, Jean-Luc Mélenchon, dont le prochain ­meeting est prévu le 6 mars à Rouen, a d’autres chats à fouetter que le FN. Un événement le met particulièrement en ­
« colère » : l’abstention annoncée des socialistes lors de l’adoption au Sénat – où ils sont pourtant majoritaires – du Mécanisme européen de stabilité (MES). « Quand je les entends parler d’abstention “positive” ou “dynamique”, ça me fait hurler. Je connais ces petits jeux par cœur. J’y ai participé pendant quinze ans. La réalité, c’est qu’ils laissent le champ libre à la droite. Mais qu’ils ne fassent pas croire que, demain, ils vont renégocier le traité. Tout ça, c’est de la foutaise. »

Très remonté contre François Hollande, dont il dénonce le « social-libéralisme », Jean-Luc Mélenchon ne cache pas sa perplexité devant la « stratégie passive » du candidat ­socialiste. « François se met à l’endroit où les contradictions s’annulent. Et attend que les événements viennent à lui. » Jean-Luc Mélenchon est formel : « Ma participation à un éventuel gouvernement Hollande est totalement exclue. Ils peuvent toujours me faire les yeux doux. Je ne suis pas à vendre. Ma vie est faite. Ministre, je l’ai déjà été. » (De 2000 à 2002.) En revanche, il appellera « bien sûr » à voter Hollande entre les deux tours. « La gauche vote toujours contre la droite. Ça peut être une table, une chaise... Peu importe. Notre objectif est clair : battre la droite. Point. »


Jean-Luc Mélenchon, parti en campagne il y a plusieurs mois dans l’indifférence générale, veut croire qu’il a le vent en poupe. Porté par des sondages flatteurs (9 % dans notre sondage rolling Ifop Paris Match de lundi), il rêve, devant nous, d’un score à deux chiffres au soir du premier tour. Assez invraisemblable hier, l’objectif lui paraît aujourd’hui « parfaitement réalisable » : « Le mouvement est en marche. Plus rien ne l’arrêtera. »

« Méluche », ainsi que le surnomment ses pro­ches, vit cette campagne comme une « renaissance ». Comme une « résurrection », nous dit-il. Un mot que ce franc-maçon, athée convaincu, qui fut pourtant enfant de chœur pendant trois ans, n’aime pas beaucoup. « Je suis entré en résonance avec les gens parce que ce que je suis est en adéquation avec ce que je dis », constate-t-il, conscient de revenir de loin. « J’ai failli disparaître », se souvient-il à voix haute, évoquant le temps « pas si lointain » où il était totalement placardisé. « J’étais tricard. On se souvenait de moi au moment des élections et on me disait : “Ah ! Jean-Luc, rends-toi utile. Va te dégourdir les jambes dans les cités ouvrières. Fais quelques discours, comme tu sais faire.” Je m’exécutais. Trois petits tours... Puis je repartais dans mon placard... Jusqu’à la prochaine fois. Aujourd’hui, tout a changé. Je suis dans une position singulière qui n’arrive qu’une fois dans une vie. » •Point final

Posté par Jocegaly à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La crise.. Où et comment?

Vous trouverez ci-dessous 13 fiches qui expliquent l'état de crise de 11 pays européens + 3 pays du Nord de l'Afrique.
A faire circuler,
Pendant que nos médias bien-pensants regardent la ligne bleue des Vosges, les peuples souffrent. Demain, "grâce" au MES nous qui sommes déjà engagés dans le toboggan de l'austérité, serons comme eux.
Pour nous, pour eux, les Français ont les moyens de faire changer les choses en étudiant, analysant, surveillant les programmes et les annonces de chaque candidat à l'élection présidentielle.
Faites tourner Merci (Fiches réalisées grâce à la CGT Mulhouse. Merci à eux)

http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/ROUMANIE_CHUTE_DU_GOUVERNEMENT_FACE_AUX_MOBILISATIONS-6874864.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/ALLEMAGNE_CE_MODELE_SOCIAL_PRONE_PAR_LUMP-6874531.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/BELGIQUE_AUSTERITE_A_GRANDE_VITESSE_ET_GREVE_GENERALE-6874582.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/ESPAGNE_PERTE_DU_LOGEMENT_TAUX_DE_CHOMAGE_A_23_ET_MANIFESTATION_NATIONALE-6874609.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/FRANCE_ACCORD_COMPETITIVITEEMPLOI_TVA_SOCIALE_FAITES_VOS_COMPTES_AVANT_QUIL_NE_SOIT_TROP_TARD_-6874659.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/GRANDE_BRETAGNE_4_MILLIONS_DENFANTS_PAUVRES_EMEUTES_ET_GREVE_GENERALE-6874705.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/GRECE_GREVE_GENERALE_POUR_NE_PAS_SACRIFIER_LES_ENFANTS-6874717.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/IRLANDE_FUITE_DES_JEUNES-6874727.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/ITALIE_LIBERALISATION_A_TOUT_VA-6874815.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/NORVEGE_FIN_DES_CDI_ET_GREVE_GENERALE-6874833.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/PORTUGAL_FIN_DES_CONGES_DU_CDI_DE_LA_PROTECTION_SOCIALE_ET_MOBILISATION_NATIONALE-6874853.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/MAIS_AUSSI_TUNISIE_EGYPTE_ALGERIE-6874872.html
http://republicainedoncdegauche.over-blog.com/pages/QUI_PROFITE_DE_CES_REGIMES_AUSTERITAIRES_-6874898.html

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Pourquoi Hollande renonce à ses voyages à l’étranger


Rosalie Lucas | Publié le 22.02.2012, 08h06

Depuis qu'il a été désigné candidat en octobre, François Hollande n'a effectué aucun déplacement hors des frontières européennes.

Depuis qu'il a été désigné candidat en octobre, François Hollande n'a effectué aucun déplacement hors des frontières européennes. | AFP/THIBAULT CAMUS

 

aurait-il le mal des transports? Depuis qu’il a été désigné en octobre, le candidat n’a effectué aucun déplacement à l’étranger hors des frontières européennes. Au début de sa campagne, ses proches évoquaient pourtant des visites aux Etats-Unis, au Brésil ou en Afrique… Las.

Impossibilité de rencontrer des dirigeants de haut rang

Pourquoi Hollande refuse-t-il donc de passer les frontières? Il confie qu’il préfère ne pas « trop s’éloigner de France », craignant d’être absent quand surviendrait un gros événement ou une polémique. L’entrée en campagne de Sarkozy le conforte dans cette idée. « L’intuition de François Hollande, c’est que la campagne se joue en France auprès des Français », confirme Moscovici. Mais Hollande se heurte aussi à l’impossibilité de rencontrer des dirigeants de haut niveau à l’étranger....

Lire l'article sur Le Parisien

 

 

 

Le passeport du député de Corrèze restera vierge. Lui qui parcourt la de fond en comble a fait le choix d’envoyer ses émissaires à l’étranger. Laurent Fabius s’est déjà rendu au Proche-Orient. Il sera aujourd’hui au Japon, après avoir écourté sa visite en Chine. Martine Aubry ira, elle, au Maroc à la mi-mars, puis elle se rendra en Algérie et en Tunisie, avant de s’envoler pour la Russie. Quant aux Etats-Unis, c’est Pierre Moscovici, le directeur de campagne, qui s’en chargera, le mois prochain. Il devrait y rencontrer notamment la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le vice-président, Joe Biden.

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Pourquoi voter utile le 22 avril tuerait le PS

Par Disjecta sur AGORAVOX

 

La peur d'un nouveau 21 avril 2002 angoisse une partie des électeurs de gauche qui, plutôt que de voter pour le candidat le plus proche de leurs idées, s'apprêtent à donner leur voix au mieux placé d'entre eux selon les sondages, François Hollande. Or, non seulement les conditions du vote du 22 avril 2012 ne sont absolument pas les mêmes, mais surtout, si le vote utile était massif, il aurait de fortes chances de signer, à plus ou moins court terme, la disparition du PS.

Quel militant du Front de Gauche ne s'est pas entendu répondre, par tel ou tel interlocuteur qu'il essayait de convaincre, que "évidemment les idées de Jean-Luc Mélenchon sont intéressantes sur le papier, elles font rêver, mais la priorité c'est de battre Sarkozy ; or, seul Hollande à gauche est en mesure d'y parvenir." Chacun aura reconnu le syndrome du (tremblez dans vos chaumières) 21 avril 2002.

Bien sûr, beaucoup parmi ces tenants du "vote utile" sentent bien l'entourloupe du candidat PS, dont la désignation semble surtout avoir été rendu possible par une complaisance sans pareille des médias pour un candidat lisse, euro-libéralo compatible et qui, sans que cela n'émeuve grand monde, pris chiffre pour chiffre, dès le lendemain de la chute de DSK, la place de l'ex grand manitou du FMI dans les sondages (passant de moins de 10% dans les pronostics pour les primaires à plus de 30%).

Tenant de la ligne la plus à droite du PS, faisant probablement partie de ceux qui se trompèrent le plus souvent parmi les grandes figures du parti de la rose, il est assez surprenant que ce fut malgré tout François Hollande qui ait été choisi pour représenter le PS aux élections de 2012. Ses positions extrêmement pro-libérales n'en faisait pourtant pas, a priori, le choix le plus judicieux, particulièrement après 4 ans de crise où les idées qu'il avait toujours prônées obtenaient un cinglant démenti par les faits. Mais, comme pour Ségolène Royal, François Hollande profita de sondages accommodants l'adoubant meilleur candidat de gauche pour battre Sarkozy. Les électeurs à la primaire n'allèrent pas chercher plus loin et, quoique la marchandise avait quelque chose d'un peu faisandée, François Hollande fut choisi comme candidat avec 56% des votes.

C'est peu de dire que ce choix consterna les militants à la gauche du PS, et particulièrement ceux du Front de Gauche. D'un autre côté, cela clarifiait les choses et on allait avoir un franc duel entre les tenants d'une gauche libérale ("capitularde" pour les mauvais esprits) et ceux d'une gauche progressiste. Chacun assumerait ses idées et le peuple trancherait. Sauf que d'entrée de jeu, le PS choisit d'ignorer le Front de Gauche, tenta (en pure perte) de le diviser en faisant les yeux doux au PC, sourit lorsqu'était évoquée sur les plateaux la possibilité d'un Mélenchon au second tour. Puis sortit (on y est encore) son arme décisive, face aux scores faramineux de Marine Lepen dans des sondages particulièrement providentiels : le (mal-nommé) "vote utile".

Le raisonnement (très basique en vérité) est celui-ci : tremblés, vous tous hommes et femmes de gauche qui vous apprêtaient à voter selon vos convictions, le spectre du 21 avril 2002 est de retour. Mais la ficelle est à vrai dire un peu grosse.

Une erreur de perspectives

Si l'on analyse avec un tant soit peu de profondeur les conditions du vote le 22 avril 2012, on se rend compte qu'elles n'ont rien à voir avec celles du 21 avril 2002.

En 2002 d'une part, la gauche remettait d'une certaine manière en jeu son titre (Chirac était bien président mais le pouvoir résidait pour l'essentiel, et depuis cinq ans, dans les mains de son premier ministre, Lionel Jospin). En 2012, cela fait dix ans que la droite est au pouvoir et le moins que l'on puisse dire c'est que le président Sarkozy sort affaibli de son mandat. Cela change quand même la donne.

Mais il faut surtout se souvenir qu’en 2002, la gauche était très dispersée au premier tour. Les résultats furent les suivants :
Laguiller : 5,72%
Chevènement : 5,33%
Noël Mamère : 5,25%
Olivier Besancenot : 4,25%
Robert Hue : 3,37%
Christine Taubira : 2,32%
Daniel Gluckstein : 0,47%
Total : 26,71%
Jospin lui-même avait fait 16,18% (ce qui faisait pour la gauche un total très faible).

Cette année, on a (sondage actuel) :
Poutou et Artaud : 1% chacun
Joly : 3%-4%
Mélenchon : 9-10%
Hollande : 30%


On retrouve la même réserve de voix que le total pour la gauche de 2002 (mais il est probable que Bayrou siphonne, pour le moment, 4 ou 5% d’électeurs plutôt enclins à voter à gauche). La différence, c’est que les électeurs de gauche ne peuvent pas se disséminer cette année. Mélenchon et Hollande représentent parfaitement les deux courants de la gauche française. Et la candidature de Mélenchon correspondra plus ou moins à cinq candidats de 2002 (Laguiller, Besancenot - je mets ces deux personnes dedans car leurs voix tenaient à leur charisme et non à leur potentiel militant, cf. aujourd’hui Poutou et Artaud à 1% -, Chevènement, Hue, Taubira).

Il est dans ces conditions tout à fait improbable de ne pas retrouver au second tour un candidat de gauche. Dans l'hypothèse la plus défavorable (soit une répartition à peu près égale des voix entre Hollande et Mélenchon), le candidat de gauche le mieux placé se retrouverait malgré tout au-delà de 20%. Tout habillée comme elle l'est pourtant des lumières du grand méchant loup qui va dévorer tout le monde, aucun sondage - si peu fiable fût-il - ne prétend plus faire dépasser cette fameuse barre des 20% à Marine Lepen.

Le vote utile puis la mort du PS

Plus fondamental, il est complètement déraisonnable- comme on peut l'entendre du côté de certains ténors du PS - de demander à Mélenchon de se désister pour Hollande avant le premier tour. Et lorsqu'une telle demande provient de certains militants socialistes dits "à la gauche du parti" c'est encore plus irresponsable. Ceux-là prétendent que, contrairement au choix qu'a fait Jean-Luc Mélenchon en 2008 d'abandonner cette stratégie, c'est de l'intérieur du PS qu'il faut manoeuvrer pour faire pencher la balance du bon côté (le gauche). Cette stratégie est si payante qu'en 2012, après avoir eu un temps pour favori l'affameur du FMI, DSK, le PS se retrouve aujourd'hui avec Hollande comme candidat accompagné de Manuel Valls comme porte-parole de campagne. On supposera sans trop de risque d'erreur que pour un Filoche ou un Hamon, ça ne devait pas faire partie de leurs rêves les plus fous.

Sans Jean-Luc Mélenchon (et sans un score du Front de Gauche devenu "conséquent"), Hollande aurait tenté le même pas de deux que son ex-compagne Ségolène Royal en 2007, lorsqu'elle s'est mise à courtiser François Bayrou. On verrait aujourd'hui le candidat du Modem joyeusement siphonner des voix d'électeurs traditionnellement de gauche, sur la seule foi de son étiquette de centriste auto-proclamé (alors qu'il a toujours pratiquement tout voté avec l'UMP). Et probablement entendrait-on le PS appeler au secours sur sa gauche pour éviter à la gauche dans son ensemble une déroute au premier tour.

De ce point de vue-là, la présence du Front de Gauche et de Mélenchon aux alentours de 10% a été salvatrice pour toute la gauche française. En Italie, ils ont eu moins de chance et la "gauche" parlementaire du pays est à présent représentée par un parti centriste fourre-tout, incapable d'obtenir le pouvoir et très content de la politique austéritaire menée par l'ex-conseiller de Goldmann Sachs, Mario Monti. L'annonce surprise de Hollande d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu à 75% peut tout autant être mise sur le compte de la forte pression vers la gauche qu'exerce aujourd'hui le Front de Gauche.

En tout état de cause, la gauche ne peut pas faire sans la candidature de Mélenchon ; sinon elle disparaîtrait ou se transformerait en coquille creuse (caisse de résonance pour la petite musique des néo-libéraux). Les possibilités de rassemblement à gauche (en deux courants amenés finalement à se rencontrer au second tour, à l’avantage ou bien de Hollande, ou bien de Mélenchon) sont cette année à leur maximum, alors que la dispersion était à son maximum en 2002 (notamment de la faute de Jospin, beaucoup trop confiant et qui, moyennant quelques sièges ou/et un ministère, aurait pu obtenir le désistement de Taubira et Chevènement).

Si, dans les conditions de 2012, on se retrouve avec un 2ème tour Sarkozy/Lepen, ce n’est pas aux électeurs de gauche qu’il faudra le reprocher. Et la France conservatrice paiera probablement très cher un tel événement, si favorable lui semblera-t-il d’abord.

En somme, le choix du vote utile n'a aucune raison d'être, bien plus il risquerait de faire connaître à la France une situation de type italien. Jamais les électeurs de gauche n'ont eu autant la possibilité d'exprimer par leur vote leurs convictions profondes et, si celles-ci visent une meilleure redistribution des richesses, une réforme en profondeur du système financier national et européen, une réorientation complète du modèle français vers un modèle écologiste volontariste, la réinstauration de l'âge de départ à la retraite à 60 ans, l'augmentation des salaires (et particulièrement du SMIC), la préservation des services publics et la réaffirmation de leurs missions après dix ans de massacre en règle, le choix qu'il leur reste à faire ne peut manquer d'apparaître évident

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Michel Rocard : «On est dans l’imbécillité politique collective»

 
L'ancien Premier ministre Michel Rocard le 5 février 2011
L'ancien Premier ministre Michel Rocard le 5 février 2011 (Photo Joel Saget. AFP
 
 
 
Recueilli par Jonathan Bouchet-Petersen, Sylvain Bourmeau, Alexandra Schwartzbrod

Est-ce ce voyage de trois semaines dans l’Antarctique dont il revient émerveillé ? Est-ce la distance que lui donnent les vingt-deux campagnes électorales qu’il a derrière lui ? Ou cette liberté que lui offrent ses 81 ans ? Michel Rocard n’a plus peur de rien, sauf des menaces, «d’une gravité inhabituelle», qui pèsent sur le monde. Entre deux bouffées de Gauloises sans filtre, il balaie pour Libération les grands sujets du moment à l’occasion de la publication de son dernier livre. Un livre dont il ne craint pas de dire : «Il n’y a pas beaucoup d’idées là-dedans, il n’y a que des faits et c’est bien là l’emmerdant. Si ce n’était que des idées, ce ne serait pas dangereux.»

Dans votre livre, le mot «inquiétude» revient souvent. Notamment face à la vacuité intellectuelle de la campagne…

Cela vaut pour tout le monde. On nous amuse avec un ballet de prestations de candidats, mais cette campagne n’a pas, jusqu’à présent, beaucoup concerné les problèmes de fond. La position de Nicolas Sarkozy et du patronat fausse le jeu car leur hypothèse essentielle est que nous allons finir par sortir des turbulences financières et qu’après, on retrouvera la grande croissance. Et celle-ci permettra tout : réformer la Sécurité sociale, assainir la pénitentiaire, reprendre une politique du logement, améliorer l’agriculture, faire baisser le chômage, etc. Or la grande croissance, c’est terminé. Le volume d’énergies fossiles disponibles va commencer à baisser d’ici deux ou trois ans, à un rythme vertigineux. C’est un fait.

A vous lire, ce qui compte c’est de faire le meilleur diagnostic…

Le programme du prochain président risque d’être disqualifié par les faits. Et je crains que les candidats n’en soient pas conscients. Cela ne veut pas dire que les programmes ne servent à rien, il est bien d’avoir une sorte d’inventaire de ce qu’on devrait faire. Mais quand on part pour la tempête, l’essentiel se joue en amont des programmes, dans la manière de définir l’absolu prioritaire et, bien sûr, le cap global. Après, on fait ce qu’on peut. Pour cette campagne, le diagnostic n’a pas assez été porté.

Un constat propre à cette campagne ?

Il existe à l’Assemblée nationale un registre appelé le «Barodet», la reliure depuis le début de la IIIe République de toutes les professions de foi des candidats élus. C’est dans le Barodet qu’on a lu par exemple lu les tracts délirants de Mitterrand en 1945, qui étaient d’un anticommunisme et d’un réactionnaire exacerbés. Le Barodet est la compilation de toutes les bêtises dites à l’occasion des campagnes présidentielles et sa consultation vaut réponse à votre question. Mais, cette fois, c’est plus grave. C’est une chose de dire des bêtises gentilles quand la nature a bon dos et que la France est en bonne santé. Aujourd’hui, les menaces sont d’une gravité inhabituelle. Nous ne nous sommes jamais trouvés dans une situation aussi dangereuse depuis bien des décennies. Nous devons faire face à l’effet de serre, à la menace de l’explosion des bulles financières, mais aussi à l’incapacité à sortir de la stagnation et d’un chômage qui continue à croître, sans oublier l’explosion de la précarité et une vraie menace de guerre au Moyen-Orient.

Dans ce sombre contexte, pourquoi avoir choisi François Hollande ?

D’abord parce qu’il va bien moins loin que Nicolas Sarkozy dans le mythe qu’on retrouvera la grande croissance pour s’en sortir. Il a compris. En signant la préface de mon livre, il signe une amorce de dialogue sur tous ces thèmes pas très présents dans le programme du PS, donc il signe sa disponibilité pour en sortir progressivement. Ce n’est pas moi qui vais lui faire grief d’avoir des contraintes de discours sur le dos, je n’ai que vingt-deux campagnes électorales sur ma propre tête…

Comment jugez-vous sa campagne ?

Plutôt meilleure que celle de Sarkozy car il fait moins de provoc.

Dans cette préface, il marque toutefois une réserve avec vous, il ne veut pas «offrir la France à la mondialisation»

Il a raison, mais la formule est inexacte. Il ne faut surtout pas offrir la France à la mondialisation non régulée. La mondialisation est un fait et plutôt un fait positif. C’est grâce à ça que la Chine et l’Inde décollent, ce n’est pas rien. L’Afrique en est incapable pour d’autres raisons, mais elle va tout de même mieux maintenant qu’il y a vingt ans. Le monde bouge dans des conditions gigantesques et nous, nous somnolons !

Quand Hollande fait du «monde de la finance» son ennemi, ça vous plaît?

Il n’y a pas deux mondes, la finance et l’économie, étrangers l’un à l’autre. Il y a un monde où l’économie est dominée par la finance, mais en imbrication. A ce sujet, permettez-moi de citer quelques phrases éclairantes de responsables d’ordinaire tenus à un devoir de réserve. Lord Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, un homme qui n’a jamais un mot de trop, a expliqué il y a peu qu’il fallait s’attendre à une récession sans doute plus grave que celle de 1930. C’est le gouverneur de la banque d’Anglerre qui nous prédit plus grave, pas un prophète chevelu, un écolo ravageur ou Jean-Luc Mélenchon ! Un autre : Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lui, dont le rôle est d’empêcher la casse et de rassurer les opérateurs de marché, a déclaré qu’il fallait craindre une explosion du système économique et financier mondial. On n’en parle pas beaucoup de tout ça dans la campagne et on s’amuse.

En matière de politique étrangère, quelle est votre grande inquiétude ?

Personne ne regarde le grand Moyen-Orient. Nous avons une stratégie américano-anglaise, acceptée par les autres, et notamment par nous, de torpiller toute possibilité de discuter sérieusement avec les Iraniens. Et même de faire un peu de provoc de temps en temps. Comme s’il s’agissait de préparer une situation de tolérance rendant acceptable une frappe israélienne. Dans cette hypothèse, la guerre devient une guerre irano-syrienne soutenue par la Chine et la Russie, comme on le voit à l’ONU, contre en gros l’Occident et ses clients. Et l’Europe se tait. C’est une affaire à millions de morts, l’hypothèse étant que ça commence nucléaire. Je connais bien ces dossiers et je n’ai jamais eu aussi peur. Nos diplomates ont perdu l’habitude de traiter des situations de cette ampleur et tous nos politiques jouent à se faire plaisir avec des satisfactions de campagne électorale. Ce qui est nouveau, c’est l’intensité des dangers par rapport à un état d’esprit futile. Autre nouveauté, ces dangers sont extérieurs, résolument mondiaux. Il n’y a que l’Amérique latine et l’Australie pour avoir une chance d’y échapper. Aucun grand pays, même la Chine ou les Etats-Unis, n’y peut quelque chose à lui tout seul. Il n’y a de réponse que dans une consultation mondiale attentive dont tout le monde se moque. Nous acceptons même, Guéant compris, un repli sur nous-même et une xénophobie croissante alors que le monde va vers la mixité. Ça me rend malade.

Ce repli ne se nourrit-il pas de l’idée que la mondialisation est bénéfique pour de nombreux pays mais synonyme de délocalisations en France ?

Les délocalisations pèsent pour moins de 9 % de notre chômage. On met les priorités du débat où on veut et où on peut, mais il faudrait rester intelligent et respectueux des faits. Il y a autre chose, c’est cette joie de vivre que nous avons à parler de l’immigration et du malaise que créent les étrangers chez nous. Il est évident que quand ils sont là ils prennent un peu du travail. Il est non moins évident qu’ils prennent le plus souvent des boulots dont les Français ne veulent plus. Et il est encore plus évident que si on a envie de faire quelque chose, on peut limiter l’ampleur quantitative du problème de 0,5 % ou de 1 %. Quelles que soient l’intensité verbale, la vigueur des haines et la joie de vivre qu’auront les militants FN ou ceux de Sarkozy à voir les Français se refuser les uns les autres de vivre ensemble, ça ne changera rien et pourrira tout. L’essentiel reste l’effet de serre et le danger financier. Nous ne nous occupons pas de l’essentiel.

Parlons d’énergie, puisque vous mettez cette question au cœur de votre livre…

Grand dieu ! Je ne la mets pas, elle y est. Il n’y a rien dans mon livre qui soit intellectuellement nouveau ou qui soit une hypothèse. Tous les esprits un peu cultivés savent que l’énergie va être la clé de notre avenir.

Ce problème est-il assez abordé par les différents candidats?

On n’en parle pas assez et pas assez bien. Depuis un moment, on trouve chaque année du pétrole nouveau en moindre volume estimé que ce qu’on a consommé dans l’année. Et ça ne pas va s’arranger. Or la demande chinoise, indienne et de tous les émergents comme le Brésil continue à augmenter vertigineusement. Cela va se traduire sur les prix, ça a d’ailleurs déjà commencé.

Vous faites dans votre livre un vibrant plaidoyer pour le nucléaire civil…

L’importance de ce qu’il faut faire passer dans l’opinion concerne surtout les énergies renouvelables. Nous avons tous envie d’une énergie qui ne tue plus et nous avons tous envie d’une énergie qui respecte notre écologie. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de solutions scientifiques qui rendent les énergies renouvelables assez accessibles financièrement pour qu’elles s’intègrent dans le fonctionnement de nos économies. L’éolien et le solaire, les deux plus diffusées, ne permettent pas de faire du kilowatts-heure par milliards. Or il nous en faut des centaines de milliards. Des pays comme le Danemark et l’Allemagne, qui ont joué cette carte trop fort trop vite, vont avoir des problèmes car ils vont devoir payer l’éolien à des prix exorbitants. Le sujet du nucléaire, on y arrive par différence. Et donc, on y arrive… Si on ne trouve rien, en l’état actuel des choses, on va vite arriver à un moment où la baisse très forte des énergies fossiles disponibles va se traduire par une baisse tout aussi forte du Produit intérieur brut (PIB). Ainsi, quiconque dit qu’il faut renoncer au nucléaire nous explique en fait qu’il faut accepter la décroissance. Et là, je fais une hypothèse, la seule du livre, c’est que l’obligation de la décroissance conduit à la guerre civile. Ce n’est pas tenable et ça pose d’ailleurs une question majeure pour la Grèce qui subit une décroissance forcée : comment fait-on dans ce contexte pour maintenir des élections ? Il n’est pas possible de gouverner ce peuple en lui disant qu’il va perdre 25 % de son revenu dans les dix ans si on tient à payer toutes les dettes. Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire.

La Grèce doit donc éviter de payer toutes ses dettes ?

Il devient de plus en plus indispensable d’annuler partout une bonne partie de la dette non payable. Mais attention, la grande bulle qui menace, elle est privée ! Une éventuelle crise de la dette souveraine européenne ne serait qu’un petit détonateur. Nous sommes dans l’imbécillité politique collective.

Quelle mesure jugez-vous urgent de mettre en place pour réguler la finance ?

La séparation absolue des banques de dépôt et des banques d’investissement. Une solution qui nous a évité pendant soixante ans toute crise financière mondiale. Une mesure de bon sens à laquelle l’Allemagne nous a fait renoncer, nous l’Europe, dès le début des années 90 et j’en prends ma part de responsabilité puisque j’ai laissé Bérégovoy faire le coup. Je n’avais pas encore tout compris. Il faut rétablir ce qu’on appelle le Glass-Steagle Act aux Etats-Unis. Il y a urgence car le pouvoir bancaire a gagné à la City, a vaincu Obama au Sénat, dispose de Mme Merkel comme complice et est en train de gagner en France malgré la lucidité surprenante et déracinée de Sarkozy.

Que voulez-vous dire par «lucidité surprenante et déracinée» ?

Sarkozy est un avocat qui a appris l’économie au contact d’anticolbertistes et d’antigaullistes tels Alain Madelin et Gérard Longuet. Par héritage, cela aurait dû en faire un David Cameron français. Mais ce qu’il avait appris en économie n’avait pas ravagé son extraordinaire disponibilité mentale à comprendre. C’est quand même une intelligence supérieure ce président. Il a mis quinze jours à tout comprendre, c’est-à-dire que la crise démontrait la fausseté des paradigmes de l’organisation économique du monde. Une fois la faillite de Lehman Brothers acquise, il a compris qu’il fallait de la garantie publique pour en sortir. Son énergie n’a pas suffi à bousculer l’Europe, mais elle a arraché des améliorations et un peu de questionnement sur les agences de notation. Mais sur le Glass-Steagle Act, rien, et ces mots terribles quand il a dit qu’il ne fallait rien faire qui puisse affaiblir le système bancaire, et notamment pas lui enlever la possibilité de faire de l’argent avec les dépôts des Français.

 
Si Hollande est élu, quelle est sa marge de manœuvre ?

La marge de manœuvre budgétaire est à peu près nulle. Mais la mesure par laquelle l’Etat français pénaliserait fiscalement et gravement toute entreprise bancaire coupable d’avoir maintenu des accords et des opérations avec les paradis fiscaux, la mesure selon laquelle il ne saurait y avoir l’exercice de la profession d’agent notateur autrement que sur une base de service public, la mesure selon laquelle le mélange des activités de dépôt et de financement du risque est globalement interdit, tout ça ne coûte rien! La vraie marge de manœuvre, c’est la compréhension politique de l’opinion, d’où l’importance d’en parler. Je ne vais pas les lâcher, ni lui, ni Sarko, ni nos pauvres écolos qui ont raison à peu près sur tout sauf sur l’énergie, c’est-à-dire sur l’essentiel.

 

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Michel Rocard, l'Europe et la fin de la croissance

Sur SLATE

 

L'ancien Premier ministre déclare la mort de l'Europe et explique, qu'en période de crise, le bonheur n'est pas dans le travailler plus.

Michel Rocard en 2009. REUTERS/Charles Platiau

- Michel Rocard en 2009. REUTERS/Charles Platiau -


Michel Rocard fait partie des Français qui s'inquiètent du «malaise social» dans nos civilisations développées: «injustice criante» dans la répartition de l'argent, ennui qui découle du «sentiment d'inutilité», solitude qui est le «produit d'une société trop mobile» et disparition de l'éthique. Dans son dernier livre, Mes points sur les i, propos sur la présidentielle et la crise, le vieux militant de la deuxième gauche reprend son rêve d'une «nouvelle société» bâtie sur des valeurs de partage et d'art de vivre.

Le propos serait banal sans deux convictions surprenantes et fortes qui ouvrent, chacune, un énorme débat. La première est assénée cruellement:

«Il n'y a plus d'Europe.»

La seconde fait la trame du livre: désormais la croissance sera lente. Il nous faut nous adapter, fondamentalement, à une économie de quasi-stagnation.

 

L'Europe, c'est fini?

L'auteur n'insiste pas sur le sujet, au contraire, il lui règle son compte brutalement en trois pages: «L'Europe est dispersée et contradictoire», dans cette crise économique et financière «il n'est pas espérable de lui voir retrouver convergence et leadership». Conclusion: elle «n'est, hélas, pas un acteur majeur pour la sortie de crise».

L'ancien Premier ministre explique que le coupable est la Grande-Bretagne, qui «se suicide». Elle choisit, «par arrogante culture patriotique», la voie «de la solitude et de l'impuissance».

Heureusement, ajoute quand même Michel Rocard, le «labeur» fait depuis six mois par les commissaires et les ministres semble dispenser la zone euro de la déconfiture des dettes souveraines. Si l'euro s'en sort et si, bien entendu, on maintient «à tout prix» la Grande-Bretagne au dehors, alors l'Europe pourrait, un jour, retrouver un rôle dans l'affrontement Occident-Asie. «On peut rester optimiste», se convainc Rocard. Mais, pour l'heure, l'Europe ne compte plus.

Cette conviction ne va pas faire plaisir à ses camarades socialistes. Pour eux, l'Europe est encore le recours. La France seule ne peut plus rien, mais l'Europe peut.

Il suffit de «réorienter la construction européenne», comme on lit dans le programme du candidat Hollande. Il suffit de changer le rôle de la Banque centrale européenne, il suffit d'introduire des barrières douanières «climatiques», il suffit de lancer des eurobonds.

Michel Rocard détruit cet espoir. Lui, militant européen de la première heure, ne croit plus que quoi que ce soit d'important puisse venir de Bruxelles, et sûrement pas des projets de croissance. Bref, le salut viendra uniquement des réformes en France.

Constat discutable mais constat salutaire: le PS est renvoyé au peu de réalisme de son projet européen et à l'incontournable besoin de réformes structurelles en France.

 

Deuxième conviction: la croissance sera désormais lente

«La droite fait croire à une sortie de crise par un sentier de croissance dynamique. C'est irréaliste», écrit Michel Rocard. Les socialistes doivent «faire en sorte qu'il y ait toujours de la croissance, sans laquelle il faut renoncer à réduire les inégalités, la précarité et le chômage», mais celle-ci sera faible. Ce constat-là ne fera pas plaisir non plus aux camarades, qui comptent encore sur une hausse du PIB de 2% à 2,5% l'an dès 2015.

L'auteur en tire au passage une conviction pronucléaire et il adresse un «appel à [ses] amis écologistes» qu'il veut persuader de ne pas abandonner les centrales atomiques. Dans la crise, elles restent «irremplaçables», les énergies renouvelables ne sont pas prêtes, la France n'a pas les moyens d'une «dépression énergétique». Sinon, ce sera carrément la décroissance.

 

Renonçons au travailler plus

L'ancien Premier ministre en tire une autre conclusion surprise: il faut relancer le débat sur la durée du travail. La crise vient, explique-t-il, des excès du vouloir «gagner plus», de la compétition, de l'accumulation vaine de biens matériels. Les vraies joies ne sont pas d'argent. Sortir de la crise passe par la construction d'une société qui gratifie «les valeurs authentiques» et donc renonce au travailler plus. On voit la logique: dans une société à croissance lente, il faut chercher le bonheur ailleurs qu'au travail.

Michel Rocard rejoint ses bases d'origine pour souhaiter «une autre société, moins marchande, tournée vers le temps libre». On ne peut s'empêcher de penser qu'il n'a pas tort de dire que l'opinion publique, une partie en tout cas, le désire.

Le démentir passe par une relance réfléchie, considérable, partagée, de l'Europe et de la croissance. Si l'on ne se résigne pas à une France phare de la civilisation des loisirs, le coup de rein est d'une ampleur considérable.

Eric Le Boucher

Chronique également publiée dans Les Echos

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Rocard déplore le contenu de la campagne

Sur EUROPE 1

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 2 mars 2012 à 12h13 Mis à jour le 2 mars 2012 à 12h13

 
 
 

L'ancien Premier ministre PS Michel Rocard a déploré vendredi, dans un entretien à Libération, que la campagne pour l'élection présidentielle n'ait "pas, jusqu'à présent, beaucoup concerné les problèmes de fond".

"On nous amuse avec un ballet de prestations de candidats, mais cette campagne n'a pas, jusqu'à présent, beaucoup concerné les problèmes de fond", estime Michel Rocard, pour qui "cela vaut pour tout le monde".

Posté par Jocegaly à 12:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sauts d'obstacles médiatiques par Jean-Luc Mélenchon (partie 1/2)

 

Observation de quelques obstacles médiatiques et des façons dont J.-L. Mélenchon s'y confronte. 1ère partie sur 2. Suite :
http://www.youtube.com/watch?v=-dy8CgT4O-Y
(Il est probable que le montage paraisse trop "orienté", mais n'est pas Pierre Carles qui veut...)
1/ "ça ne sera pas possible"
2/ Assimiler à une fausse alternative.
3/ Le ridicule.
4/ "Il va bien falloir que vous les donniez vos voix.3
5/ Faire tomber le masque de la neutralité.
6/ La bataille de l'image (effacement du groupe, construction d'un personnage)
7/ La critique des médias : une stratégie politique.

La 7ème partie est aussi visible isolée ici (avec une intro) :
http://www.youtube.com/watch?v=pv73zDrGhaM

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