Sur A GAUCHE POUR DE VRAI

22mars

Pour un commentateur ou un journaliste conservateur un électeur de gauche votera toujours à gauche et un électeur de droite votera toujours à droite. Telle est l’équation, il faut qu’elle soit ainsi. Il faut bien avouer qu’une telle posture rend bien plus aisée la lecture des sondages. Si le Front de Gauche progresse c’est forcément au détriment du candidat socialiste. Ce qui génère alors au PS les appels au vote efficace. Si le président sortant monte dans les sondages c’est obligatoirement sur le dos du F Haine. 

Sauf qu’à y regarder de plus près, et surtout en faisant preuve d’un peu plus d’ouverture d’esprit et donc de moins de fainéantise intellectuelle, on se rend très vite compte que l’équation établie par nos commentateurs et journalistes conservateurs est totalement faussée.

Pour cela, il suffit de regarder dans le détail la dernière étude CSA qui parait ce jour.

  1. Premier enseignement, Jean-Luc Mélenchon est désormais crédité de 13% d’intention de vote. Ce qui représente une progression de deux points par rapport à la précédente vague d’enquête du même institut. En appliquant l’équation “conservatrice”, nous devrions donc logiquement enregistrer une baisse de deux points des intentions de vote en faveur de François Hollande. Seulement voilà, ce dernier reste stable avec 28% des intentions de vote à son égard.
  2. Deuxième enseignement, le président sortant gagne lui aussi deux points. Les prend-il à l’extrême droite? Absolument pas. Entre temps, l’ancien premier ministre de Chirac, vous savez le président du bruit et des odeurs, Dominique De Villepin a jeté l’éponde car il n’a pas obtenu ses 500 signatures, tout comme Corinne Lepage, tout comme Christine Boutin…Et à eux trois on explique largement le gain de 2 points de Nicolas Sarkozy.

Mais alors, comment expliquer la progression significative de Jean-Luc Mélenchon qui fait désormais jeu égal avec François Bayrou? Tout simplement par la chute de l’héritière du trône F Haine qui est inversement proportionnelle à la croissance des intentions de vote en faveur du Front de Gauche. Démonstr