Sur le PROGRES

 

Publié le 15/04/2012

 

Photo AFP

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«L’attroupement à la Concorde, et le rassemblement au bois », ironise Jean-Luc Mélenchon en allusion aux meetings de Nicolas Sarkozy et de François Hollande aujourd’hui dans la capitale. Hier à Marseille, le candidat du Front de Gauche a, lui, eu droit à un véritable raz-de-marée humain agitant des drapeaux rouge et blanc, aux couleurs du parti, et tricolores. Après les succès de la Bastille à Paris et du Capitole à Toulouse, celui qui apparaît comme le troisième homme de cette campagne (il est crédité de 13 et 17 % dans les sondages), a une nouvelle fois réussi son pari en réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes plage du Prado : 120 000 participants, selon le FG.

« Nous devons expédier à terre le pouvoir de la droite » car « rien n’est possible sinon […] La France a aussi besoin de la défaite de la droite extrême », a lancé l’eurodéputé, natif de Tanger (Maroc) avant de se livrer à une ode à la Méditerranée et au « métissage », une « chance » pour la France.

Et après le 15 avril ?

Sous des « youyous », Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage aux « Arabes et Berbères » par qui sont venues en Europe « les mathématiques ou la médecine » au temps où « l’obscurantisme jetait à terre l’esprit humain ». Refusant « l’idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations », il a dit sa pensée aux Maghrébins « qui ont libéré le sol de la patrie des nazis ». Dans l’entre-deux tours, l’eurodéputé pour qui « l’insurrection citoyenne est commencée », s’est aussi dit disponible si les syndicats le veulent, à participer à un « 1 er-Mai stupéfiant d’unité et de puissance ». Car pour celui qui continue de rêver à un second tour face à François Hollande (il manquera peut-être « 15 jours » de campagne pour que Nicolas Sarkozy « dévisse » assez, estime son entourage), l’histoire ne s’arrêtera pas le 15 avril. En attendant, le champion des meetings met les bouchées doubles et participe à un grand pique-nique aujourd’hui à Pau.