Mardi 17 Avril 2012 à 18:00 | Lu 7469 fois I 0 commentaire(s)

 

Hervé Nathan

A l'approche du premier tour, Laurence Parisot fait des avances au candidat socialiste et annonce que le patronat est tout prêt à négocier avec le nouveau pouvoir. La girouette a tourné avec le vent ?

 

(Laurence Parisot, présidente du Medef, le 14 février à Paris - PRM/SIPA)
(Laurence Parisot, présidente du Medef, le 14 février à Paris - PRM/SIPA)
 
Extrait:
...La présidente du Medef a donc tenu des propos les plus amènes à l'égard du « prochain » président : « Notre travail est d'exprimer la voix des entrepreneurs, nous ne sommes pas dans un esprit partisan. » Mieux encore : « Nous sommes prêts à travailler avec le prochain gouvernement quel qu'il soit qui sortira des urnes le 6 mai. » Ce  n'est plus une résignation, c'est presque une offre de services !

Même l'idée d'un coup de pouce au Smic, annoncé le matin même par Français Hollande sur RTL, et qui fait d'ordinaire dresser les cheveux patronaux, est prise avec une surprenante équanimité : « Une évolution du Smic qui ne serait pas liée à une hausse de la productivité du travail ou de l'inflation pourrait provoquer une hausse de la masse salariale dommageable pour l'emploi », se permet juste d'indiquer poliment la patronne des patrons. Et d'ajouter : « Ce qui me rassure, c'est que cela fera l'objet d'une concertation. » On a connu le patronat de plus méchante humeur avec la gauche.

D'ailleurs les archivistes du Medef ont déterré des écrits du candidat socialistes qui le rendrait presque « Medef friendly », datant de 2011 et dans lesquels celui qui n'était encore que candidat à la primaire socialiste soutenait l'idée d'une « constitutionnalisation du dialogue social », une vieille revendication du Medef, et de la CFDT. « Dommage que depuis il n'en parle plus », regrette Laurence Parisot...

Le soutien à Nicolas Sarkozy, pourtant constant depuis cinq ans, est remisé aux oubliettes.
 
Lire l'articlesur : Antibobards