Mélenchon s'en prend à Aubry et Peillon

M.P. | Publié le 14.05.2012, 09h21 | Mise à jour : 11h09

Jean-Luc Mélenchon s'en est vivement pris lundi, lors de la matinale de France Inter, à Martine Aubry, la première secrétaire du PS et Vincent Peillon. Les deux socialistes ont critiqué son parachutage à Hénin-Beaumont, face à Marine Le Pen.
 
 
Jean-Luc Mélenchon s'en est vivement pris lundi, lors de la matinale de France Inter, à Martine Aubry, la première secrétaire du PS et Vincent Peillon. Les deux socialistes ont critiqué son parachutage à Hénin-Beaumont, face à Marine Le Pen. 


Jean-Luc Mélenchon a-t-il trouvé une nouvelle cible en la personne de ? Force est de constater que le candidat du Front de Gauche l'a attaquée de front ce matin lors de la matinale de Inter. Hier la première secrétaire du PS, avait critiqué son parachutage à Hénin-Beaumont, où Jean-Luc Mélenchon défie Marine Le Pen.

Selon la chef du PS, la circonscription d'Hénin-Beaumont «n'a pas besoin d'un match médiatique». « On a besoin d'un élu de terrain, qui habite là, qui connaît les problèmes et qui défend les habitants d'Hénin-Beaumont et de la circonscription », citant Philippe Kemel, maire de Carvin, «formidable candidat» aux législatives. Selon elle, ce conseiller régional «va gagner contre Marine Le Pen, donc on n'a pas besoin de soutien de l'extérieur».


«Cette circonscription n'est pas la chasse gardée, la propriété du PS»

«Si j'avais été dans une autre circonscription, ils (les socialistes) auraient trouvé autre chose à dire», rétorque ce matin, Jean Luc Mélenchon sur France Inter. Le candidat du Front de Gauche réclame du «respect» de la part de ses anciens camarades. Et d'attaquer. «Cette circonscription n'est pas la chasse gardée, la propriété du PS.» Pour enrichir son raisonnement il dresse un bilan calamiteux du nouveau parti présidentiel. «Sur place, leurs exploits ne sont pas si remarquables», lance-t-il en évoquant «la dernière municipale à Hénin-Beaumont qui a failli être perdue à un cheveu compte tenu des comportements des socialistes » S'il se défend de «porter des appréciations sur des personnes», Jean-Luc Mélenchon réserve ses flèches les plus aiguisées pour Martine Aubry, la patronne du PS et maire de Lille.


«Martine Aubry n'est pas venue ferrailler sur une terre de droite»

« Moi je ne suis pas nommé par Pierre Mauroy, comme Martine Aubry l'a été à Lille». Et d'enchaîner contre Vincent Peillon, qui lui aussi a critiqué dimanche sa candidature. « Je ne suis pas nommé par la rue de Solférino (NDLR : le siège du PS) tantôt dans la Somme, tantôt dans le grand sud-est comme l'a été Vincent Peillon qui me fait des remarques et des observations sur le fait qu'il faut des élus de proximité pour comprendre des dossiers.» Et de conclure : «Martine Aubry n'est pas venue ferrailler sur une terre de droite, elle est venue pour prendre la place à gauche contre quelqu'un qui l'avait déjà. »


VIDEO. «Martine Aubry a pris la place à gauche contre quelqu'un qui l'avait déjà. »
 


Jean-Luc Mélenchon par franceinter