19 mai 2012 par François Leclerc | Print L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc

 L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc



Une information ayant comme origine le bureau de Panayiotis Pikrammenos, le premier ministre grec par intérim, soulève ce matin un gigantesque tollé dans le pays. Selon cette source citée hier soir par les agences de presse internationales, Angela Merkel aurait évoqué avec Carolos Papoulias, le président de la République, l’organisation d’un référendum portant sur le maintien ou non de la Grèce dans l’euro.

Un démenti est très vite venu de Berlin, mais le mal était fait. Personne ne pouvait y croire, car le projet circulait déjà. Il avait été notamment évoqué sous la forme d’un « troisième tour » aux prochaines élections législatives par le commissaire européen Karel de Gucht. Deux hypothèses pouvaient par contre être formulées à propos de cette annonce intempestive : une fuite organisée destinée à torpiller le projet ou l’inexpérience d’un fonctionnaire (depuis injoignable et renvoyé à son cher foyer).

Le résultat n’a pas déçu les espérances de l’auteur de la fuite, si cette hypothèse un peu retorse devait être retenue. Ta Nea titre ce matin « Ultimatum Merkel » tandis qu’Eleftheros Typos, à l’opposé politiquement, barre sa « une » de « Bombe Merkel pour un euro-referendum ». Antonis Samaras, le leader de Nouvelle Démocratie, déclare que cette suggestion est « regrettable et ne peut pas être acceptée ».
Alexis Tsipras, de Syriza, constate que « Madame Merkel est habituée à s’adresser aux dirigeants politiques de la Grèce comme s’il s’agissait d’un pays sous protectorat ».
Evangélos Vénizélos du Pasok affirme que « la question en Grèce n’est pas son maintien ou non dans l’euro, mais la sortie définitive de la crise… »

C’est à cela que l’on reconnaît les grands dirigeants : à leur capacité de réussir là où tout le monde a échoué. A Athènes, tout le monde se retrouve d’accord ce matin. Merci beaucoup, Madame Merkel !