Extrait:

Au départ de ce mouvement, le « printemps érable », connu aussi sous le nom de #manifencours ou de Grève générale illimitée, il y a le projet du gouvernement libéral dirigé par Charest d’augmenter les frais d’inscription à l’université. D’ici 2017, ils pourraient ainsi passer de 2 168 dollars à 3 793 dollars par an, soit une hausse de 75 %. Ce projet a divisé les étudiants québécois entre « carrés rouges », qui y sont opposés, et « carrés verts » qui le soutenaient. Depuis vendredi dernier, les événement sont pris une tournure radicalement nouvelle, qui voit la disparition du clivage.

En effet, le gouvernement a pris l’initiative de faire adopter une loi d’exception. Votée après vingt-et-une heures de débat, la « loi 78 » vise à limiter les manifestations et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013. Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée.

Cette loi scélérate a fini de mettre le feu aux poudres. Autour des revendications estudiantines, d’autres corps sociaux ont exprimé les leurs. C’est désormais une « grève sociale » qui est en cours au Québec. La violence de la répression policière met de l’huile sur le feu. Les témoignages se succèdent pour la mettre en lumière. Au point qu’Amnisty International Québec a réagi sur son site :

« Amnistie internationale s’inquiète du fait que les tactiques utilisées par les forces policières face à certains incidents violents et aux manifestations pacifiques, ainsi que les mesures de sécurité adoptées dans certaines universités, soulèvent des questions troublantes sur le respect de ces droits fondamentaux : usage excessif de la force par les autorités policières, arrestations massives et potentiellement arbitraires, intimidation et profilage par des forces de sécurité sur les lieux de l’université. »

Mais les manifestants restent pourtant calme, répliquant par une campagne de