Jean-Luc Mélenchon dénonce la «connerie» du «réactionnaire» Valls

 
 
François Vignal et Aurelien Romano
Le 04.01.2011 à 12:51
 
(la vidéo interview de JL Mélenchon ICI)
Les propos de Manuel Valls sur les 35 heures sont le « symptôme de la décadence et de la nécrose intellectuelle du Parti socialiste », selon le président du Parti de gauche. Pour les sénatoriales, il appelle les socialistes à être « raisonnables », sinon il menace de « leurs rendre la monnaie de leur pièce ».

Il lui rentre dedans. Jean-Luc Mélenchon apprécie peu les propos de Manuel Valls, qui souhaite « déverrouiller » les 35 heures. Le député-maire d’Evry est taxé de « réactionnaire » par le leader du Parti de gauche.

« Je suis consterné par le niveau d’ignorance, de méconnaissance du sujet de Manuel Valls, qui en définitive se comporte comme un réactionnaire ordinaire », lance Jean-Luc Mélenchon, interrogé par Public Sénat.


« Il n’y connaît rien donc il dit n’importe quoi »

« Je pense qu’il est personnellement réactionnaire. C’est sa pensée profonde. Il n’y connaît rien donc il dit n’importe quoi. Techniquement, ce qu’il dit n’a pas de sens », insiste l’ex-sénateur socialiste. « Il dit qu’il ne faut pas étendre (les 35 heures) aux petites entreprises. Cet ignorant ne sait pas que dans les petites entreprises aussi les 35 heures sont appliquées ». Il ajoute : « Il faut aller dans la technique, il faut aller dans le concret. Et dans le concret, ce que dit Valls est tout simplement une connerie » (voir la vidéo).

Il accuse le candidat à la primaire PS de « rendre service en donnant raison aux plus réactionnaires de la droite. C’est une situation inouïe ». « Est-ce que c’est à un socialiste d’aller proposer un recul sur une conquête sociale ? Il faut laisser faire la droite pour ça », lance Mélenchon, pour qui les 35 heures sont « une avancée considérable » et « une revendication historique du mouvement ouvrier ».

Cette situation est « un symptôme de la décadence et de la nécrose intellectuelle du Parti socialiste », ajoute le député européen. Et de dénoncer un PS qui « ne veut pas prendre une ligne de rupture avec le capitalisme. C’est une ligne d’accompagnement. La politique du chien crevé au fil de l’eau, ça produit ça, des Manuel Valls ».


« Les voix des grands électeurs ne sont pas la propriété privée du PS »

Interrogé sur les élections sénatoriales de septembre 2011, Jean-Luc Mélenchon a pour objectif de « récupérer » les deux sièges des sénateurs PG, François Autain et Marie-Agnès Labarre. Ils pourraient être perdus au profit d’Europe Ecologie-Les Verts.

Le président du Parti de gauche se fait menaçant&nb