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 Publié le 20/04/2012

La presse sud-américaine se penche sur le premier candidat à la présidence française à s'intéresser au sous-continent. Chaque pays s'enorgueillit des «emprunts» que lui fait l'ex-socialiste.

 

Meeting du Front de gauche à Paris, le 2 avril 2012. REUTERS/Jacky Naegelen

- Meeting du Front de gauche à Paris, le 2 avril 2012. REUTERS/Jacky Naegelen -

 

«Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires d'Equateur et de mon nom propre, le soutien à ton projet de vie au service de ton pays». L'encouragement vient du Président équatorien Rafael Correa, dans une lettre en espagnol adressée au candidat du Front de gauche.

A l'instar du jeune chef d'Etat équatorien, l'Amérique du Sud « progressiste » s'emballe pour Jean-Luc Mélenchon, «la révélation de l’élection présidentielle française» selon La Republica, quotidien favorable au président Correa, en Equateur.

Le quotidien argentin Clarinencense «le candidat des rêves perdus» , l'«ex-ministre mitterrandien cultivé», «à la voix grave, aux accents de Malraux et De Gaulle», qui «fait rêver les communistes, les socialistes désenchantés, les ouvriers anxieux face à l'avenir, les retraités, tous ceux qui s'effraient de la distance des autres candidats face à leurs drames quotidiens, la classe moyenne appauvrie».

Pour le journal bolivien pro-gouvernemental La Jornada, le député européen représente «la rupture politique la plus importante dans le système d'alternance politique néolibérale qui prime dans l'Union européenne en ce moment» et «un signe d'espoir».

Des compliments qui contrastent avec la piètre image du programme de François Hollande dans cette même presse, décrit par La Jornada comme «une alternance respectueuse du modèle néolibéral rigide qui caractérise l'UE» et accusé par l'Argentin Pagina 12 de maintenir «la stratégie de la tortue, lent, didactique, sans passion».