Politique vendredi 06 juillet 2012
 
Le président vénézuélien Hugo Chavez a invité jeudi Jean-Luc Mélenchon, présent à Caracas, à assister aux cérémonies d’anniversaire de l’indépendance du Venezuela, qualifiant l’ancien candidat du Front de Gauche de « surprise » de la présidentielle française

Une grande surprise dans les élections françaises

Jean-Luc Mélenchon, qui se trouve au Venezuela pour le Forum de Sao Paulo, une rencontre internationale réunissant jeudi et vendredi 600 organisations de gauche à Caracas, a d’abord assisté à un discours du président Chavez devant l’Assemblée nationale, avant de se rendre à un défilé militaire.

« Il a fait 12 ou 15 %, une grande surprise dans les élections françaises », a souligné Hugo Chavez en saluant ses invités au Parlement (Jean-Luc Mélenchon a en réalité recueilli 11,1 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril).

« Les gringos nous frappent d’une manière régulière »

Mercredi, l’ancien candidat de la gauche radicale française avait dénoncé la destitution le 22 juin de l’ancien président paraguayen de gauche Fernando Lugo, qualifiée de « coup d’Etat » appuyé par les Etats-Unis, « une puissance paranoïaque et nuisible ».

« Je pense que les gringos nous frappent d’une manière régulière », avait-il estimé même si « ce n’est pas toujours bien synchronisé, pas toujours très intelligent ni très réussi ».

Le Vénézuela, une « locomotive »

À propos de l’élection présidentielle du 7 octobre au Venezuela, à laquelle Hugo Chavez au pouvoir depuis 1999 brigue un nouveau mandat de six ans, Jean-Luc Mélenchon a assuré qu’elle était « importante », car le pays « est une locomotive pour le reste du continent, y compris pour les Brésiliens et les Argentins ».

« Il y a beaucoup de préjugés sur Chavez en Europe », mais la « révolution bolivarienne » est une « source d’inspiration », avait conclu Jean-Luc Mélenchon, qui a fait plusieurs voyages au Venezuela.