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Moscou / Le vice-président du Conseil des ministres pour les affaires économiques, ministre du commerce intérieur et de la protection du consommateur, Qadri Jamil, a fait savoir que la Syrie fait l'objet d'un blocus économique occidental inique et des sanctions occidentaux-américaines qui touchent la vie du peuple syrien et son pain quotidien, affirmant que ces sanctions unilatérales occidentales et américaines sont illégales et contraires aux lois internationales.
"L'essentiel à l'heure actuelle est d'en finir avec ces sanctions et de surmonter leurs effets pour régler la crise en Syrie; et nous sommes à l'œuvre pour régler pacifiquement la crise afin d'épargner à la Syrie victimes et sang", a assuré M. Jamil dans une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui à Moscou, et les membres de la délégation officielle syrienne en visite en Russie Fédérative, insistant sur le fait que la solution en Syrie commence par la cessation des ingérences étrangères dans les affaires intérieures de la Syrie
M. Jamil a qualifié d'hypocrites les positions des pays occidentaux à l'égard de ce qui se passe en Syrie. "Ces pays ne voulaient pas arrêter l'effusion du sang; or ceux-ci connaissaient bien la présence des terroristes fondamentalistes armées qui commettaient des crimes contre le peuple syrien et ils les soutenaient", s'est exclamé M. Jamil qui a tenue à cet effet à affirmer que le peuple syrien sortira de cette crise encore plus fort, et qu'il est le seul à décider de son sort, de son avenir et de la forme de sa direction, sans ingérence étrangère.
M. Jamil a parlé de l'existence des problèmes économiques provoqués par la crise. "Le pays souffre du blocus économique inique et des sanctions que l'Europe et les Etats-Unis disaient être portées au régime, mais qui, en effet, touchaient chaque citoyens syrien", a expliqué M. Jamil qualifiant la position euro-américaine d'Hypocrite.
M. Jamil a martelé: "Ce ne sont pas l'occident et les Etats-Unis d'Amérique qui définiraient l'avenir du peuple syrien. Ce peuple a ses alternatives".
M. Jamil a souligné par ailleurs que l'actuel gouvernement en Syrie, auquel l'opposition syrienne avait pris part, n'est qu'un premier pas vers la formation d'un gouvernement d'unité nationale. "Nous allons dans ce sens avec pour devise la réconciliation nationale "but central du gouvernement, qui ne saurait se faire que par le bannissement de l'ingérence étrangères et de la violence sous toutes ses formes", a-t-il insisté, faisant noter que le gouvernement était sérieuse dans sa déclaration ministérielle d'adopter le principe de la réconciliation nationale et qu'un ministère a été crée pour assumer cette tâche.
"Devant ce ministère plusieurs dossiers dont les questions des personnes déplacées, des appréhendées et des disparues, les indemnités pour les biens et les propriétés détruits, le principe de la demande des comptes pour parvenir en fin de compte au dialogue national, seul à permettre un règlement de la crise", a-t-il poursuivi, faisant noter dans ce sens que les rigides parmi l'opposition rejetaient le dialogue. A ceux-ci il demande, "si ce n'est pas le dialogue, qu'est-ce qu'ils voulaient donc".
M. Jamil a affirmé que la question n'est une question de régime, mais celle de la préservation de la Syrie, estimant, dans ce sens, que le dialogue est la base de la solution de la crise en Syrie et que lui mettre des conditions, telle que le départ de la direction syrienne est chose inacceptable et porte d'avance un coup à ce dialogue.
"La solution politique exige de tous de se mettre à table du dialogue qui assurera les conditions démocratiques saines qui permettraient au peuple syrien de choisir", a-t-il poursuivi. Passant à ses entretiens, et la délégation qui l'accompagne, à Moscou, M. Jamil a affirmé que ces entretiens étaient constructifs.
"Nous avons discuté d'un large éventail de questions, et nous nous sommes mis d'accord sur nombre d'elles, surtout celle concernant les secteurs pétrolier, sanitaire, de l'enseignement supérieur et de l'industrie, qui seraient traduites en acte dans les jours ou les quelques semaines à venir", a expliqué M. Jamil, affirmant que la visite de la délégation syrienne en Russie est un pas sur la voie de la consolidation des relations syro-russes, et que la Russie s'est manifestée désireuse de soutenir et d'aider le peuple syrien.
Répondant aux questions des journalistes, M. Jamil a dit que les pressions économiques et le blocus occidental inique imposé à la Syrie a causé la baisse du pouvoir d'achat de la livre syrienne et empêché l'arrivée en Syrie des matières essentiels, mais la Russie et les autres amis de la Syrie dans la monde s'étaient mis à la charge pour soutenir le peuple syrien et protéger, dans les limites du possibles, ses intérêts. "De notre côté, nous nous assurerons tous les moyens de la résistance", a-t-il assuré.
"On nous empêchait d'importer les dérivées pétrolières, dont notamment le mazout et le gaz, ce qui a provoqué une crise en ces matières; mais nous sommes parvenus avec la partie russe et avec d'autres amis à des conventions pour trouver des solutions à ces problèmes", a expliqué M. Jamil, soulignant que la position russe qui soutenait une solution politique en Syrie, a brisé le blocus médiatique pour ne pas permettre une réédition de ce qui s'était passé en Irak et en Libye.
A propos de l'impression de la monnaie syrienne en Russie, M. Jamil a affirmé que ceci était une grande victoire pour le peuple syrien, surtout sur le point qui fait comprendre que la Syrie n'est pas seul dans cette bataille.
Le ministre des finances, M. Mohammad Jleilati, a indiqué de son côté, que la Syrie avait convenu, il y a des années, avec l'un des pays européens, que celui-ci lui imprime sa monnaie, "ce pays s'en est abstenu se conformant aux sanctions imposées; alors nous avons eu recours à l'ami russe qui a assuré l'impression de la monnaie", a expliqué M. Jleilati, affirmant que la monnaie n'a pas été mise en circulation mais qu'elle remplacerait la monnaie endommagée.
M. Jleilati a aussi évoqué la possibilité d'obtenir de la partie russe des crédits en devise, assurant que la Syrie possède une réserve suffisante de devises mais que les circonstances actuelles impliquent des réserves supplémentaires.
M. Abdel Fattah Amoura, ministre adjoint des affaires étrangères et des expatriés, a affirmé pour sa part que la Syrie mettait régulièrement M. Kofi Annan, de même que la mission d'observateurs onusiens, au courant des crimes commis par les groupes terroristes armés, que la Syrie avait accepté le plan d'Annan, voire que ce plan était en effet une exigence syrienne pour le règlement de la crise, mais que les autres parties qui ne voulaient pas son succès s'étaient mis dès le début à l'avorter.
M. Amoura a affirmé que le peuple syrien est résistant, ferme et conscient, et qu'il ne demande que la conservation de sa dignité et de l'indépendance de sa décision politique et souveraine.
Le ministre du pétrole et de la richesse minière, M. Saïd Hneidi, a souligné pour sa part que le gouvernement syrien tendait à renforcer ses relations avec l'Orient, surtout avec la Russie, évoquant dans ce ses les relations de longue date syro-russes dans les domaines pétroliers.
"La Syrie est un pays exportateur du pétrole et importateur des dérivées pétrolières; et nous cherchons à assurer les dérivées pétrolières. Ce sujet était à la table des discussions avec les compagnies pétrolières russes et nous sommes parvenus à des résultats acceptables", a dit M. Hneidi.
Le ministre du transport, Mahmoud Saïd, a expliqué de son côté les effets du blocus occidental inique sur le secteur du transport et par conséquence sur le peuple syrien, soulignant que son ministère est en train de prévoir les moyens de la coopération avec la compagnie aérienne Aerorflot pour maintenir l'activité de la SyrianAir.
Syrie et Russie signent un accord pour l'établissement d'un centre unifié pour la coopération géopolitique, scientifique, technique et commercial
La Syrie et la Russie ont signé aujourd'hui à Moscou un accord portant établissement d'un centre unifié pour la coopération géopolitique, scientifique, technique et commercial dont la tâche sera la consolidation des relations bilatérales au profit des deux pays.

Suivant le texte de l'accord, signé dans le cadre de la visite en Russie d'une délégation officielle syrienne présidée par le vice-président du Conseil des ministres pour les affaires économiques, ministre du commerce intérieur et de la protection du consommateur, Qadri Jamil, ce centre n'est pas une organisation commerciale, mais un centre qui se charge de fournir des services juridiques et de soutenir les projets mixtes syro-russes sur le territoire syrien et le territoire russe, et d'octroyer l'assistance possible aux institutions scientifiques et techniques dans les deux pays.
Dans une déclaration au correspondant de SANA à Moscou, M. Jamil a fait savoir que l'accord, signé entre le ministère syrien de l'économie et du commerce extérieur et le centre international de l'analyse géopolitique et de la coopération internationale, aura des effets positifs sur les services octroyés au secteur privé et facilitera l'activité des hommes d'affaires dans les deux pays, surtout les projets que des entreprises russes exécuteraient en Syrie.
Le directeur général du centre international de l'analyse géopolitique et de la coopération internationale, M. Serguei Astachin a dit, dans une déclaration similaire: "Nous cherchons à réaliser un but essentiel, c'est de convaincre le monde que ce que les pays capitalistes de tendance agressive souhaitaient du blocus économique qu'ils voulaient qu'il entraine une déflagration sociale en Syrie est chose impossible".
Il a souligné que cet accord permet l'investissement des ressources des hommes d'affaires russes, biélorusses, Ukrainiens, Kazakhs, chinois et indiens dans des projets conjoints en Syrie.
Rencontrant Jamil, Denissov souligne l'importance de la visite de la délégation économique syrienne à Moscou
Le Premier vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Denissov, a affirmé aujourd'hui que la visite à Moscou de la délégation économique syrienne à haut niveau et les entretiens qu'elle avait mené avec les différents ministères russes reflètent la confiance des amis syriens du rétablissement de la stabilité dans leur pays et prouvent que la direction syrienne planifie pour le développement de la Syrie après la crise.
Rencontrant aujourd'hui M. Jamil, M. Denissov a fait savoir que la Russie rejette toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie, soulignant que certains pays occidentaux et des pays de la région n'ont rien fait pour influer sur l'opposition syrienne, mais au contraire ils l'ont incitée et aidée politiquement, financièrement et militairement.
De son côté, M. Jamil a indiqué que les entretiens menés par la délégation syrienne avec le vice-Premier ministre russe, Alexandre Khloponin, et les autres ministres et responsables russes étaient "positifs et utiles", soulignant que cette visite et les entretiens avec les amis russes prouvent que le gouvernement syrien pense du programme de travail au 1er jour après le règlement de la crise en Syrie.
Dans un entretien avec le correspondant de SANA à Moscou, M. Denissov a fait noter que les relations syro- russes ont une longue histoire.
Il a affirmé que la position russe envers la crise en Syrie est constante et inchangée, soulignant représentée par l'arrêt de la violence.
M. Denissov a indiqué que la Russie œuvre pour parvenir à la réconciliation nationale par des voies politiques et diplomatiques.
De même, M. Denissov a réitéré le regret de la Russie de la démission de l'émissaire des Nations Unies pour la Syrie, Kofi Annan, de son poste.
A. Chatta / R. Bittar & Gh.H.





