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Wikileaks : Assange embarqué dans un conflit diplomatique

 

« C'est une victoire significative pour moi-même et mes supporteurs, a déclaré Julian Assange après avoir appris que l'asile politique lui était accordé en Équateur. Mais les choses vont sûrement devenir plus stressantes à présent. » En effet, cerné par la police, on imagine mal comment le cofondateur de Wikileaks (site à l'origine de la divulgation, en 2010, de 250 000 câbles diplomatiques américains) pourrait échapper à son arrestation, si ce n'est par une ruse digne des films d'espionnage. Mais Julian Assange se retrouve aussi dans une posture qui lui sied bien, transformant une impasse personnelle en affaire d'État et, dans ce cas, en guerre diplomatique.

 

Extrait de la déclaration de Julian Assange que s'est procurée le GuardianExtrait de la déclaration de Julian Assange que s'est procurée le Guardian
 
 

« Nous avons décidé d'accorder l'asile politique à Julian Assange » : ces mots prononcés par le ministre des affaires étrangères équatorien, Ricardo Patino, jeudi 16 août, ne semblent cependant pas suffisants pour éviter l'extradition de Julian Assange vers la Suède où il est accusé, depuis août 2010, d'agressions sexuelles sur deux sympathisantes de son mouvement (ce que Julian Assange a toujours nié). Car le gouvernement britannique reste déterminé à arrêter le cofondateur de Wikileaks pour l'extrader, fût-ce en violant les règles internationales, en pénétrant dans l'ambassade d'Équateur où Julian Assange est réfugié.

En face, l'Équateur se dit prêt à faire usage de la force pour défendre son intégrité territoriale.