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19 août 2012 à 16:33
Julian Assange, dimanche 19 août 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.
Julian Assange, dimanche 19 août 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. (Reuters)

Julian Assange a fait dimanche comme attendu une apparition spectaculaire, au balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, et à quelques mètres des policiers qui le guettent, demandant solennellement la fin de la «chasse aux sorcières» américaine contre WikiLeaks.

Julian Assange, 41 ans, attendu par des centaines de badauds et de sympathisants, sous l’oeil de dizaines de policiers et de journalistes, est apparu vers 13h20 GMT sur le balcon en fer forgé blanc de l’ambassade où il a trouvé refuge il y a exactement deux mois.

Il y a prononcé un discours vibrant d’une dizaine de minutes pour remercier ses amis, notamment l’Equateur, mais surtout pour lancer un appel universel à la liberté de la presse, et notamment aux Etats-Unis, enjoignant le président américain Barack Obama à «faire ce qu’il doit», et les Etats-Unis à «cesser leur chasse aux sorcières» contre son réseau.

Ce balcon étant situé à un rez-de-chaussée surélevé, il s’est exprimé à quelques mètres des policiers britanniques qui gardent le bâtiment pour empêcher sa fuite, les narguant en quelque sorte puisqu’ils ne pouvaient l’arrêter, le balcon de l’ambassade étant considéré comme territoire diplomatique équatorien.

M. Assange aura déçu ceux qui attendaient sa reddition. Il est dans un état d’esprit «combatif», avait souligné quelques minutes avant son avocat, l’ancien juge espagnol Baltasar Garzon, qu’il a chargé d’ailleurs de «mener une action en justice» pour protéger «ses droits, ceux de WikiLeaks et ceux de toutes les personnes qui font l’objet d’une enquête», a indiqué M. Garzon.

Et le casse-tête diplomatique qui l’entoure reste entier après cette sortie.

Les Britanniques veulent le remettre à la première occasion à la Suède où il doit être interrogé s