Sur le blog de J. Marie BENARDI

 

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L’accord électoral passé avec le PS a permis à EELV d’avoir deux groupes : un à l’Assemblée nationale, un au Sénat ainsi que deux ministres dans le gouvernement Ayrault.

En vendant ainsi son âme, le parti écologiste a eu ce qu’il voulait : des élus, un parcelle de pouvoir et des ministres sur des strapontins.

Mais est-ce suffisant pour peser et infléchir les choix sociaux-libéraux du rouleau compresseur socialiste en quête de changement ?...

Cette question sera sans doute débattue lors de l’université d’été des Verts qui se tient en ce moment même à Poitiers où Ségolène Royal a été invitée.

Avec leur accord les écolos auront transformé le petit résultat d’Eva Joly ( qu’ils ont eux même torpillée lors de la présidentielle ) en victoire électorale en tant que nombre d’élus.
Mais sera-ce suffisant pour conforter leur crédibilité politique, leur liberté de parole et d’action ?...

 

Quand on entend les attaques de Cohn Bendit à l’égard de l’ex candidate à la présidence de la République on peut douter de la solidité du mouvement écolo.

 

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Eva Joly qui s’est prononcée pour la tenue d’un référendum sur le traité budgétaire européen ( rejoignant ainsi la démarche du Front de Gauche )  en déclarant  au journal Libération: « on ne peut pas escamoter le débat public sur un tel enjeu» et estimant que «le petit ajout sur la croissance que François Hollande prétend avoir obtenu n’est pas à la mesure des enjeux », s’est pris un volée de bois vert de la part de Cohn-Bendit qui depuis Poitiers a déclaré à son sujet : «Eva Joly a le droit de dire n’importe quoi (…) Elle n’a qu'à faire un référendum sur l’euro en Norvège ».

Tous les coups sont permis sur le pré écologiste, Eva Joly doit apprécier la sortie du