Sur RUE 89

 

 

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 25/08/2012 à 16h04

Ça y est, c’est la rentrée. Mélenchon met les pieds dans le plat et dézingue les cent premiers jours du règne Hollande. Pourtant, Mélenchon reste en deçà de l’exacte vérité. Pas plus que le vote pro-Hollande n’a été « insurrectionnel », les cent premiers jours de sa gouvernance n’ont été « creux » ou « vides ». Ils ont été calamiteux.

Orchestrée par Montebourg, la réaction socialiste à la critique mélenchonienne a été à la hauteur de l’attitude du gouvernement Ayrault : lénifiante. Pour Montebourg, on ne redresse pas un pays en cent jours, mais « au moins en cinq ans ».

Si le redressement du pays est une course de longue haleine, il faut au moins ne pas se louper au départ. La situation de crise imposait d’entrée des remèdes énergiques et des signes vigoureux.

Au lieu de ça, nous n’eûmes droit qu’à quelques placebos, à des atermoiements d’autruche et à des coups de menton aussi puérils que déplacés.

Politique économique : la résignation du malade

 

Qu’en-est-il des quelques mesurettes économiques et sociales annoncées par le candidat Hollande ? Le blocage des prix de l’essence alors que ceux-ci s’envolent ? Rien, juste une « prochaine » diminution, « modeste » et « provisoire », des taxes sur les carburants perçues par l’Etat. Parions qu’on attendra de même pour les prix des loyers, du gaz, de l’électricité, des transports...

La redistribution des revenus par la fiscalité ? La suppression de certaines niches fiscales et le déplafonnement limité de l’impôt sur les grandes fortunes ne sont là que contraints par le vide sidéral des caisses publiques. Et le Conseil constitutionnel a opportunément