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Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Front de gauche, a désapprouvé "absolument" mercredi la venue du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devant le Medef, y voyant "un signe de faiblesse" et une "erreur politique".

Interrogé par France Info, l'eurodéputé a jugé normal "que l'on discute avec des branches patronales", mais pas que l'on fasse "une risette" à leur organisation, que l'"on vienne s'incliner devant Sa Majesté le Medef". "On ne discute pas avec le chef d'état-major de la réaction qu'est Laurence Parisot", présidente de l'organisation, a encore dit M. Mélenchon.

Le chef de gouvernement ferait mieux, à ses yeux, d'œuvrer à "une loi d'amnistie des syndicalistes condamnés" sous l'ère Sarkozy. M. Ayrault doit ouvrir par un discours l'université d'été du Medef ce mercredi à 14 h 30, sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines).

L'ex-candidat Front de gauche à l'Elysée (11,1 % des voix au premier tour de la présidentielle) a par ailleurs jugé "absurde" que l'Etat consente sur son budget une baisse de trois centimes du prix de l'essence combinée à la baisse des groupes pétroliers. "C'est aux pétroliers de payer !", a assuré l'eurodéputé, soulignant leurs "bénéfices absolument gigantesques". Il a encore déploré "la mesure la plus anti-écologique qui soit" puisque "le devoir de l'humanité est de sortir des énergies carbonées".