Sur AGORAVOX

 

 

Et si on arrêtait de s'avaler toutes les couleuvres de la propagande atlantiste ? Et si ceux qui la soutiennent comprenaient enfin ce qu'ils défendent vraiment ?

Onzième anniversaire de l'attentat le plus meurtrier et le plus spectaculaire (à retenir) qu'ait connu l'humanité. On a beau admettre que les précautions du site Reopen 911 puissent avoir un sens, il y a un moment où la probité intellectuelle minimale réclame d'un tant soit peu hausser le ton :

Le 11 septembre est l'oeuvre directe d'une petite clique de parasites installés frauduleusement au pouvoir, partie prenante des lobbies de l'armement et de la finance, qui a trouvé dans cet événement organisé de A à Z par ses soins les moyens de relancer ses activités habituelles (les bombes, le pétrole). Une caste passée par les plus grandes écoles (du coup ça ne sert à rien de recompter les bulletins de vote quand on les élit), dont les diplômes réservés aux nantis n'ont pas peu contribué à en faire des fous furieux imbus d'eux-mêmes et d'une cupidité sans égal, qui continuent aujourd'hui à se pavaner en toute liberté pendant que la caste médiatique (à peu près issue du même sérail, IvyLeague, SciencePo, etc.) défend à coups de bec et de peaux de banane l'incohérent, le non-scientifique, le fumeux, l'attrape-nigaud.

Attention ! Le paragraphe précédent contient des "dérapages complotistes rouges-bruns".

Le 11 septembre n'est pas un complot. Le 11 septembre est une "machination" ourdie par Ben Laden réfugié dans des grottes high-tech d'Afghanistan, appuyant par ses milliards quelques islamistes fanatiques en possession d'armes de destruction massive (des cutters) et d'un diplôme pour faire voler un petit biplan. Le 11 septembre n'est pas un complot. Il est un plan secret. Une conjuration. Une intrigue. Pas un complot. Ou alors, si l'on veut, un complot qui ne dit pas son nom (c'est fourbe comme pas deux un islamiste).

Le 11 septembre est l'explosion sur elles-mêmes de trois tours en à peu près le temps de la chute libre, pour des raisons de béton pas solide, d'acier fondant à 600°C, du phénomène très probant dit de "la pile de crêpes" et aussi, ne négligeons pas ce fait, d'un peu de vent ce jour-là. Le 11 septembre est quelque part un soufflé : deux tours s'effondrent sur elles-mêmes plus une troisième (dont on évitera généralement de trop parler) à cause d'avions bourrés de terroristes et de cutters (sauf pour la troisième, dont on évitera de trop etc.).

Les effondrements du WTC ne sont pas dus à des explosifs. Pourquoi ? - Parce que. - Mais encore ? - Parce que le gouvernement de la plus-grande-démocratie-du-monde ne peut pas tuer son propre peuple. - Ah... - C'est réservé aux tyrannies du Moyen-Orient... - D'accord...

Le 11 septembre est une affirmation. On sait le soir même qui a tout fait. Les journalistes sont immédiatement informés par AFP et Reuters. Même le premier témoin pris au hasard dans la rue sait tout de suite que l'effondrement des tours est dû aux avions et à une défaillance d'ordre structurel. On pouvait pas prévoir ce qui allait arriver (sinon vous pensez bien que...) mais deux heures après on sait déjà qui a tout fait.

Le 11 septembre est une négation. Georges W. Bush n'est pas un menteur compulsif qui a affabulé sur les armes de destruction massive pour reprendre la guerre d'Irak là où l'avait laissée son père (accessoirement entre 100 mille et 1,5 millions de morts - la fourchette est large car par principe on ne compte pas les morts d'une guerre faite par la plus-grande-démocratie-du-monde). Dick Cheney n'est pas l'ancien PDG d'Halliburton, société liée à l'industrie pétrolière et fournisseuse de l'armée étasunienne. Les ripoux au pouvoir n'ont pas écrit le manifeste du PNAC où ils annoncent tout ce qu'ils feront lorsqu'ils arriveront à la tête de l'état (et les moyens qu'ils vont se donner pour imposer leurs folies guerrières). Le degré de fusion de l'acier n'est pas 1500°C mais plutôt 600 à 900°C (un feu de bureau quoi). Les vidéos où Ben Laden dit qu'il est coupable de tout et que ce n'est pas la peine de chercher ailleurs ne sont pas bidons. Les familles des victimes n'ont pas touché des millions pour se taire et toutes veulent qu'on les laisse en paix avec ces ridicules histoires d'explosifs, afin de pouvoir honorer dignement la mémoire de leurs proches. La commission d'enquête n'était pas une commission présidentielle dépourvue de moyens et ayant escamoté 70% des questions gênantes (moyenne basse). Il n'y a aucune trace dans les poussières du WTC prouvant l'utilisation d'explosifs (Des recherches ont été faites ? demande-t-on au NIST. - Non, répondent-ils, car l'hypothèse a été jugée irrecevable. C'est comme ça qu'on sait qu'il n'y a pas eu d'explosifs... - D'accord...). Les tenants de la thèse du False-flag ne sont pas des architectes, des pilotes d'avion ou des universitaires mais des adolescents boutonneux qui se masturbent dans leur garage en faisant des vidéos et en allant sur des sites d'extrême-droite.

La presse française est négationniste. La presse française n'est pas complotiste1. La presse française pense qu'il s'agit d'une "machination" d'Al-Qaida. Ou une "conjuration". Mais pas un complot. Elle est donc "conjurationniste". La presse française est une honte. Et une merde.

 

1. Ce mois-ci (septembre), il y a de quoi se perdre avec le Monde Diplo. Un article (reprise d'une analyse de 1964) faisant le lien entre théories du complot et ultraconservatisme étasunien donne la définition suivante pour caractériser le "style paranoïaque" : "l'existence d'un complot organisé autour d'un vaste réseau international, procédant de façon insidieuse, doté d'une efficacité surnaturelle et visant à perpétrer des actes diaboliques." Ce qui, ramené au 11 septembre, peut être compris de la manière suivante : "un complot organisé autour d'un vaste réseau international (Ben Laden et Al Qaida), procédant de façon insidieuse (des avions détournés, des cutters), doté d'une efficacité surnaturelle (trois tours effondrées sur elles-mêmes avec deux avions, l'avion invisible du Pentagone qui rentre ses ailes pour mieux passer dans un trou) et visant à perpétrer des actes diaboliques (les islamistes jalousant l'opulence étasunienne et cherchant à la détruire)." Compte tenu de la ligne éditoriale du journal jusqu'à présent, il n'est pas certain que ce soit ce qu'ait voulu laisser entendre la rédaction dans cet extrait...