Sur mecanoblog

8 aout 2012

 

· · 

 

par Ruth Sherlock et Richard Spencer pour The Daily Telegraph

Les Frères Musulmans ont créé leur propre milice en Syrie où existe une ligne de fracture chez les rebelles entre les islamistes radicaux et leurs rivaux, ont déclaré au Daily Telegraph des chefs militaires et des trafiquants d’armes.

Commentaire du traducteur

Le paysage politico-militaire n’en finit pas d’évoluer en Syrie dans le sens d’une plus grande fragmentation et d’une plus grande place pour les salafistes de tout poil.

Voilà maintenant que les Frères Musulmans ont décidé de jouer leur propre carte en dehors du Conseil National Syrien.

Personnellement j’ai du mal à m’y retrouver entre ceux qui sont soutenus par le Qatar, ceux qui émargent auprès de l’Arabie Saoudite et ceux qui bossent plus directement pour les Etats-Unis.

Pour ce que je peux en comprendre, l’Armée Syrienne Libre se serait éloignée du Conseil National Syrien pour s’adosser à une autre instance politique, le Syrian Support Group (SSG).

J’ai parlé récemment de ce SSG qui n’est rien d’autre qu’une officine mise en place par le gouvernement des Etats-Unis pour faire transiter armes et argent destinés à l’Armée Syrienne Libre.

L’article observe que l’ASL bénéficie également du soutien de la monarchie (démocratique) saoudienne.

Quant au Conseil National Syrien, il serait à la solde du Qatar.

Et les Frères Musulmans alors ?

Mystère et boule de gomme. Seraient-ils donc la seule faction indépendante ?

Ce serait étonnant et on y verra certainement plus clair d’ici quelques temps.

A part ça, j’ai envie de demander à M. Amr al-Azm, cité à la fin de l’article, si les Syriens de confession chrétienne peuvent être sujets au procédé qu’il cite pour obtenir des armes de l’Arabie Saoudite ou du Qatar ?

 

Les Frères Musulmans créent une milice à l’intérieur de la Syrie

Se présentant comme les « Hommes en Armes des Frères Musulmans », la milice a une présence à Damas ainsi que dans d’autres points chauds de l’opposition comme Idlib et Homs. Un de ses organisateurs, qui se fait appeler Abou Hamza, explique qu’il avait lancé ce mouvement en association avec un membre du Conseil National Syrien (CNS), l’alliance de l’opposition.

« Nous avions constaté qu’il y avait des civils en armes à l’intérieur [des villes], alors nous avons décidé de coopérer avec eux et de les mettre dans