Sur DESOBEISSANCE CIVILE

samedi 17 novembre 2012

 

Attention, les photos insoutenables illustrant cet articles pourraient heurter "la sensibilité délicate" de certaines personnes qui se refusent, probablement par ignorance, à regarder la réalité de notre monde en face en lui préférant ostensiblement la poésie douillette, toute facebookienne et quelque peu schizophrénique, entretenue par la culture de masse dominante au service des marchands d'armes et des vampires oligarques de la finance internationale que soutiennent sans états d'âme nos gouvernements technocratiques sous le couvert bien pratique de la décence (dite éthique)  démocratique et tic et tac. Il serait sans aucun doute grand temps pour les citoyens de seconde zone que nous sommes de se lever et de clamer haut et fort notre rejet viscéral des cycles stratégiques d'une politique mondialisée qui n'a de cesse de détruire tout ce qui s'oppose à sa course folle vers l'abime. G.H.
"N'attendez pas que cette barbarie continue. Agissez maintenant pour stopper un autre bain de sang à Gaza. C'est l'inaction du monde qui nous a conduit à l'horreur que nous vivons depuis plus d'une semaine."
Combien de civils palestiniens doivent ainsi mourir pour que la communauté internationale officielle se mobilise ?

Gaza est survolée par les F16, les hélicoptères Apache et les drones, et la marine israélienne tire sur Gaza depuis la mer. Les troupes terrestres sont massées aux frontières. La situation est dramatique, les ambulances chargent les blessés, se ruent vers les hôpitaux, qui demandent que les gens aillent donner leur sang.¹
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Nous voyons les corps calcinés des morts et des blessés transportés à l'hôpital Al-Shifa de Gaza-ville et dans les autres hôpitaux bondés dans toute la Bande.²

Alors que la météo est bonne, qu'il y a un soleil éclatant et pas un nuage dans le ciel, le bruit dans toute la bande de Gaza est celui d'une tempête en vase clos où les coups de tonnerre se succèdent. L'entité sioniste est en train de détruire la bande de Gaza, la bombardant continuellement par terre, air et mer. D'énormes explosions sans interruption cet après-midi à Gaza-ville : dans le camp de Jabalia et à Deir al-Balah à 17h15, à Rafah et Beit Lahia à 17h, à l'est de Rafah à 17h40. Les chars de l'armée d'occupation ont ouvert le feu à Khan Younis, au sud de la Bande, vers 18h30. Un navire est posté près des côtes de Soudania, au nord de Gaza.
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Les blessés sont tellement nombreux et les dates et détails de chaque cas tellement semblables qu'il est impossible de faire une liste qui ne soit une longue répétition du même drame. Nous assistons à des centaines de tragédies personnelles et familiales qui représentent la douleur et la souffrance que vivent les Gazaouis.
Haneen Tafishgazamanu
Je ne vais vous parler que de la fillette de la photo ci-dessus. Elle s'appelle Haneen Tafish, elle a 9 mois et son père l'a emmenée aujourd'hui à l'hôpital avec une fracture du crane ouverte. Miraculeusement, elle est vivante et nous sommes allés dans l'unité de soins intensifs. Terrible. Nous avons rencontré son père qui a essayé de nous expliquer l'attaque qui a brisé sa famille, pendant qu'elle était chez elle, mais les larmes l'en ont empêché et un de ses amis qui l'accompagnait nous a raconté qu'un F16 de l'aviation sioniste a largué une bombe sur sa maison, dans le quartier Zaytoun à Gaza-ville. La mère d'Haneen a été blessée elle aussi. Le crime de ce bébé ? Etre palestinien, vivre dans la Bande de Gaza.

Il y a, à ce soir, au moins 15 morts et 137 blessés, dont la plupart sont des enfants et des adolescents, car la moitié de la population de Gaza a moins de 20 ans ( Mise à jour du 15 novembre 2012 à 19h30 : la petite Haneen n'a pas survécu à ses blessures, elle vient de mourir
De l’autre côté, par delà les barbelés et le siège qui dure depuis plusieurs vies maintenant, les spectateurs sont pris d’écœurement. L’affrontement est trop inégal et le plus fort en armes, ivre de sa puissance, hurle selon un rituel convenu et lassant que son attaque est une défense.
Et c’est ainsi qu’il a perdu.
Bébé palestinien calciné

Voir calciner des prisonniers depuis des drones donne la nausée et même les plus cyniques demandent à oublier, peu importe le moyen, ce genre d’exploits faciles.⁴

Netanyahu dit avoir reçu l’aval de la France et de Washington ⁵

Quant au "nouveau" président des Etats-Unis et prix Nobel de la Paix Obama, il a sans surprise assuré les dirigeants de l'entité sioniste de son soutien dans cette dernière démonstration de sauvagerie....

Les médias occidentaux ressassent en boucle la version sioniste d'un pauvre Etat assiégé qui est bien obligé de se défendre contre le terrorisme palestinien ⁶

Il est TOTALEMENT mensonger de présenter ce qui se passe comme un combat entre deux forces en affrontement, ni comme une action nécessité par la sécurité d'Israël
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Il est TOTALEMENT mensonger de présenter la situation actuelle comme de la responsabilité de la Résistance. Nous savons bien tous, ou croyons savoir, que résister est non seulement un droit, mais un devoir. Ici la Résistance est petite et morcelée - décimée par les assassinats dits ciblés, faisant face à une machine de guerre monstrueuse -, mais elle existe. Et comme toute Résistance, elle est présentée comme responsable des malheur de la population. Alors allez sur le Web et relisez le texte de l'affiche rouge (je veux dire : ce que les nazis ont écrit sur cette affiche placardée dans tout Paris : "Des libérateurs ? la libération par l'armée du crime ! ").

... Gaza n'est pas un endroit qui pourrait être calme et vivable si des fous furieux ne s'acharnaient pas à lancer des roquettes sur la paisible Israël. Toute la vie économique de Gaza a été tuée par l’interdiction d'exporter. Gaza est une cage où une puissance étrangère décide de tout, la quantité des denrées qui entrent ou n'entrent pas, les lieux où les gens pourront rester en vie et ceux où ils seront abattus, le moment où ses tanks entreront arroser quelques kms carrés de leurs engins explosifs et les moments où on pourra avoir l'impression de vivre (au moment où je vous écris cette phrase, l'immeuble tremble de l'impact d'une bombe proche).⁷
Gaz