Le Billet vert qui dit « merde » à la finance !

Aujourd’hui, la monnaie, c’est sacré. On n’y touche pas, elle est juste là pour nous rappeler constamment à notre condition économique. La nouvelle religion, c’est la finance, avec ses prêcheurs, ses temples et ses autels. Mais figurez-vous que l’argent n’a pas toujours eu ce rôle dans la société et que des profanes ont eu la merveilleuse idée d’en recréer une… locale et solidaire.

Au début, on est un peu incrédule.

« Le Sol-Violette, c’est la monnaie locale et solidaire de Toulouse » entend-on. Un peu bizarre… encore un projet avec 10 personnes et 3 boutiques qui pensent changer le monde en se lavant à la Pierre d’Alun ? Mais non, ici pas de trip hippie, on ne cultive pas le milieu fermé du bobo-bio. Ici on frappe la monnaie, et c’est acte révolutionnaire !

Pourquoi une monnaie locale ? Bonne question ! L’euro, c’est la monnaie qui matérialise la richesse qu’on produit quand on travaille. Jusque-là tout va bien. Seulement la masse monétaire de l’euro est à 98% en balade sur les marchés financiers. La monnaie quitte donc les échanges concrets et matériels (l’économie réelle) et est placée en bourse où elle ne répond plus à son principal rôle : favoriser l’échange et donc la création de richesse… La monnaie locale, elle, ancre l’argent sur un territoire et circule davantage entre ses acteurs (citoyens, entreprises, associations…), elle n’est pas aspirée par la finance et se consacre donc entièrement à l’économie réelle. Et tout ça implique un réseau, notamment celui de l’économie sociale et solidaire.

 

 

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