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Face au pouvoir socialiste, le Front de gauche reste partagé sur l’attitude à adopter. Doit-il s’obstiner à espérer que le gouvernement penche à gauche, ou considérer qu’il ne représente plus vraiment la gauche ? Doit-il espérer le convaincre en allié, ou se préparer à le battre en concurrent ? Ces questions traversent le rassemblement de l’autre gauche, perpétuant un clivage vieux comme le Front de gauche, entre les communistes et les autres : que faire de l’alliance avec le PS ?

« On est d’accord sur le diagnostic, on discute du meilleur moyen d’être efficace. » Éric Coquerel, proche de Jean-Luc Mélenchon, résume bien la situation. D’un côté, un parti de gauche (PG) estimant que la trahison des socialistes au pouvoir est irréversible ; de l’autre un PCF qui n’a pas d’autre choix que de constater la rupture avec le PS, mais qui estime qu’elle n’est pas encore définitive.

A la manifestation du 30 septembre 2012, contre le TSCGA la manifestation du 30 septembre 2012, contre le TSCG© MM

« On est entré dans une logique à la Papandréou, où chaque plan d’austérité est présenté comme le dernier. Le même raisonnement est à l’œuvre en France, analyse François Delapierre, du parti de gauche. Hollande est entré dans le cercle vicieux de l’austérité, économique comme politique. Le gouvernement se coupe peu à peu de sa base sociale, et se retrouve de plus en plus sous domination du patronat. » Pour l’ancien directeur de campagne de Mélenchon, dans un « contexte de dégradation idéologique », les espoirs communistes sont vains. «&