Sur REPORTERRE.

Didier Anger (Crilan) - 2 janvier 2013

 

Les dernières annonces quant aux coûts du nucléaire ont mis en lumière :

- Les 500 millions d’euros pour le démantèlement du petit réacteur ( 70 mégawatts) de Brennilis en Bretagne ;

- Le surcoût de près de 6 milliards pour la construction de l’EPR de Flamanville ;

- À peu près le même surcoût pour l’EPR d’OLKILUOTO qu’AREVA a vendu pour 3 milliards aux producteurs privés finlandais qui refusent de payer le supplément ;

- Les 4 milliards pour le démantèlement de la première usine de retraitement-extraction de plutonium de la Hague ;

ET cela en fonctionnement non accidentel.

 

 

En cas d’accident majeur, comme ceux de Tchernobyl et de Fukushima, l’IRSN en estimait le coût dans une fourchette de 600 à 1000 milliards ( cf le rapport public de la Cour des comptes de janvier 2012, p. 202). Elle le révise étonnamment, aujourd’hui, à la baisse, pour la France, à 430 milliards.

L’industrie nucléaire civile ( le militaire est encore moins transparent) menace l’économie française d’effondrement catastrophique. Au début des années 2000, divers audits estimaient l’endettement d’EDF entre 35 à 43 milliards d’euros. Un flou de 8 milliards ! On annonce, début janvier, chaque année, les bénéfices d’EDF et jamais l’état de ses dettes endémiques : aujourd’hui, on peut les estimer aux environs de 50 milliards, ...en fonctionnement non accidentel.Et ce, sans donner la juste estimation :

- Des coûts de la prolongation de la durée de vie des réacteurs ,
- Des coûts du démantèlement de l’ensemble des 58 réacteurs, maintenant ou plus tard,
- Des coûts du stockage des résidus de celui-ci ;
- Des coûts du stockage des déchets nucléaires, d’abord estimés à 15 milliards que l’on estime déjà à 30, voir à 50 milliards en 2026, date présumé