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Mercredi 30 Janvier 2013 à 14:00 | Lu 12760 fois I 41 commentaire(s)

 

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Une enquête fouillée publiée par l’hebdomadaire France Football dénonce un système de "type mafieux" et propose de réattribuer la Coupe du monde 2022.

 

Patrick B. Kraemer/AP/SIPA
Patrick B. Kraemer/AP/SIPA

« Echange club de foot de renommée mondiale en quête de capitaux dans capitale européenne romantique contre vote d’attribution de la Coupe du Monde 2022. Contactez Nicolas Sarkozy. Présidence de la République Française ». C’est à ce type de petite annonce qu’a répondu l’émirat qatari si l’on  en croît l’enquête fouillée publiée par l’hebdomadaire France Football. Pas de Zlatan, Ronaldo ou autres Messi à la Une cette semaine mais un titre provocateur « le Qatargate » et une question « Et si on réattribuait la Coupe du Monde 2022  ? ». 

De forts soupçons de corruption pesaient déjà sur la décision de la Fifa d’attribuer les Coupe du Monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Le Wall Street Journal avait ainsi révélé dès décembre 2010 que la Fédération argentine avait reçu près de 60 millions d'euros de la part du Qatar pour lui accorder son vote dans la désignation du pays hôte.  Julio Grondona, le président de l'AFA, la fédération argentine de football, avait démenti l’information. « Je refuse que l'on joue avec mon honneur. Je refuse donc de donner de l'importance à ce qui est dit», avait rétorqué Grondona. Un  peu court. 

 

France Football va plus loin dénonçant un véritable système de « type mafieux ». Dessous de table, conflits d’intérêts, achats de votes et aveuglement complice des instances dirigeantes du foot mondial, Sepp Blatter et Michel Platini compris. Au centre de ces soupçons, Mohammed Bin Amman, membre du Comité Exécutif de la FIFA et présiden