Créé le 06/03/2013 à 13h16
Le président vénézuélien Hugo Chavez et Jean-Luc Mélenchon, le 6 juillet 2012 à Caracas, lors du Forum de Sao Paulo. / AFP
Jean-Luc Mélenchon, le président du Front de gauche, a salué la mémoire du président du Venezuela Hugo Chavez, décédé mardi des suites d'un cancer.
Chavez, "une source d'inspiration"
Jean-Luc Mélenchon, qui avait effectué plusieurs voyages au Venezuela pour rencontrer Hugo Chavez, dont la dernière fois en juillet dernier, a rendu hommage au président vénézuelien, décédé mardi à 58 ans des suites d'un cancer.
Mélenchon a tout d'abord un tweet où il estime, en référence à Chavez, que "ce qu'il est ne meurt jamais". Admiratif du parcours et de la politique du "Comandante", Jean-Luc Mélenchon avait, lors de son séjour à Caracas en juillet 2012, condamné "les préjugés sur Chavez en Europe", affirmant également que la "révolution bolivarienne" était une "une source d'inspiration".
Mercredi matin, quelques heures après l'annonce de la mort de Chavez, Mélenchon en a remis une couche, saluant le "volontarisme politique" de son ami socialiste lors d'une conférence de presse. Le coprésident du Parti de Gauche a dénoncé les "commentaires haineux et vulgaires" après la mort du président vénézuélien.Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de coeur", a déclaré M. Mélenchon, les yeux rougis et le teint pâle.
Chavez : La "honte" et la colère de Mélenchon par LeNouvelObservateur
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Le président vénézuélien Hugo Chavez et Jean-Luc Mélenchon, le 6 juillet 2012 à Caracas, lors du Forum de Sao Paulo. / AFP
Jean-Luc Mélenchon, le président du Front de gauche, a salué la mémoire du président du Venezuela Hugo Chavez, décédé mardi des suites d'un cancer.
Chavez, "une source d'inspiration"
Jean-Luc Mélenchon, qui avait effectué plusieurs voyages au Venezuela pour rencontrer Hugo Chavez, dont la dernière fois en juillet dernier, a rendu hommage au président vénézuelien, décédé mardi à 58 ans des suites d'un cancer.
Mélenchon a tout d'abord un tweet où il estime, en référence à Chavez, que "ce qu'il est ne meurt jamais". Admiratif du parcours et de la politique du "Comandante", Jean-Luc Mélenchon avait, lors de son séjour à Caracas en juillet 2012, condamné "les préjugés sur Chavez en Europe", affirmant également que la "révolution bolivarienne" était une "une source d'inspiration".
Mercredi matin, quelques heures après l'annonce de la mort de Chavez, Mélenchon en a remis une couche, saluant le "volontarisme politique" de son ami socialiste lors d'une conférence de presse. Le coprésident du Parti de Gauche a dénoncé les "commentaires haineux et vulgaires" après la mort du président vénézuélien.Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de coeur", a déclaré M. Mélenchon, les yeux rougis et le teint pâle.
Chavez et la "victoire des révolutions citoyennes"
A l'Usine située aux Lilas, ancien QG de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, les drapeaux vénézuéliens, français et du Front de Gauche étaient en berne. M. Mélenchon a appelé "à ce qu'on observe au moins 24 heures de trêve dans la haine anti-chaviste, anti-populaire, anti-pauvres, anti-révolutionnaires qui sévit sur les ondes dans toute l'Europe"."Chavez a été la pointe avancée d'un processus large dans l'Amérique latine qui a ouvert un nouveau cycle pour notre siècle, celui de la victoire des révolutions citoyennes", a-t-il déclaré.
"Les Européens si prétentieux, arrogants, méprisants, l'infecte social-démocratie qui depuis 24 heures se répand en injure contre les figures progressistes d'Amérique latine feraient bien de se souvenir qu'au Venezuela contrairement à la France (...) on a fait reculer la pauvreté de manière spectaculaire, éradiqué ce qui est classé comme extrême pauvreté (...) l'analphabétisme a été éradiqué (...) on est parvenu à faire progresser de 70% la scolarisation des enfants. Voilà le bilan que nous portons fièrement à l'heure où l'image de Hugo Chavez va se retirer", a ajouté M. Mélenchon.
J'ai honte pour nous tous en Europe du niveau lamentable des commentaires que j'ai vus. Comment pouvez-vous être aussi infâmes et aussi bas? Comment pouvez-vous être devenus à ce point aussi insensibles à ce que représente le progressisme latino-américain dans ces moments de l'histoire pour avoir pour tout commentaire des insultes (...) ?" a-t-il demandé.
"Une haine intacte contre les puissants"
"Les cendres de Chavez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au coeur non seulement l'idée que nous continuons ce combat mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances qui même à l'heure de la mort sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins", a encore déclaré M. Mélenchon.
Le compte twitter du Front de Gauche a également livré un plaidoyer de l'héritage de Chavez. "Les puissants sont incapables de manifester à #Chavez le respect qu'il mérite" ou encore "Les cendres de #Chavez sont chaudes, elles sont brûlantes. Nous continuons son combat".
Chavez, pourfendeur de "l'impérialisme yankee"
Hugo Chavez est décédé mardi à Caracas à 58 ans des suites de son cancer diagnostiqué en juin 2011, sans avoir pu prendre congé de ses compatriotes, après 14 années de pouvoir sans partage.
Charismatique, hyperactif, fervent catholique et admirateur du libérateur Simon Bolivar, le président Chavez a continuellement bénéficié de forts taux de popularité, malgré l'hostilité farouche que lui vouaient ses opposants, qualifiés de "traîtres" depuis une tentative de coup d'Etat contre lui en 2002. Pourfendeur de "l'impérialisme yankee", même s'il n'a jamais cessé ses livraisons de pétrole aux Etats-Unis, Hugo Chavez se présentait en héritier du leader cubain Fidel Castro.






Je crains que Mélenchon ne soit pas assez radical, donc pas assez emblématique pour constituer une vraie alternative. Le contexte européen est fort différent du contexte sud-américain, soit. Mais qui porte une véritable idéologie positive et sans concession ? On ne le voit encore nulle part en Europe.
Hugo, toi parti, ton œuvre restera. Et honte, grande honte, à tes détracteurs (y compris des types en Europe qui auraient mieux fait de la fermer).