Sur MONDIALISATION

 

Edward-Snowden

Les plus hauts responsables américains ont accentué leurs menaces au cours de ce week-end contre tout gouvernement qui accorderait l’asile à Edward Snowden, la source des fuites détaillant les programmes de surveillance du gouvernement, dirigés contre la population des États-Unis et du monde entier.

Vendredi, le président du Venezuela Nicolas Maduro a déclaré que son pays accorderait à Snowden « un asile humanitaire, » et les dirigeants du Nicaragua et de la Bolivie ont tous deux indiqué que Snowden pouvait recevoir l’asile dans ces pays également. Ces déclarations sont intervenues à la suite de l’atterrissage forcé de l’avion du président bolivien Evo Morales la semaine dernière, suspecté de transporter Snowden.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères restant anonyme a déclaré ce week-end : « Il n’y a pas un seul pays dans l’hémisphère dont le gouvernement ne comprenne pas notre position à ce stade. » Ce responsable a affirmé qu’accorder l’asile à Snowden « mettrait les relations en très mauvais posture pour une longue période à venir. » Cet officiel a continué, « Si quelqu’un pense que les choses vont se calmer, ce ne sera pas le cas. »

Les élus des partis Démocrate comme Républicain sont venus à la charge. « Clairement, accueillir Snowden dans n’importe quel pays […] va mettre ce pays en opposition directe avec les États-Unis, et il faut qu’ils le sachent, » a déclaré dans l’émission Meet the Press sur NBC dimanche le sénateur démocrate du New Jersey, Robert Menendez.