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Vendredi, le 19 juillet, doit entrer en vigueur la nouvelle directive de la Commission européenne qui annonce illégales les colonies israéliennes sur les territoires palestiniens et interdit aux membres de l’UE toute coopération avec elles.

Conformément à cela, il est interdit à tous les 28 États européens d’avoir des échanges économiques avec les organisations se trouvant sur les territoires occupés. En outre, les nouvelles normes concernent les échanges scientifiques et culturels, ainsi que la coopération dans le domaine du sport. Maintenant, l'action de tous les accords conclus entre l'Union européenne et Israël concernera seulement le territoire d'Israël dans les frontières d’avant 1967, i.e. avant la guerre de six jours.

Bien que la directive ne soit pas encore entrée en vigueur, les médias israéliens et les politiques examinent déjà ce sujet. Le gouvernement a réagi très durement – le premier-ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré l'inadmissibilité du dictât extérieur au sujet des frontières d'Israël.

La réaction douloureuse d'Israël à la directive de la Commission européenne s'exprime, dans un grand degré, par l'importance des relations avec l'Europe pour Jérusalem - a raconté à La Voix de la Russie l'historien de l'Université Libre de Berlin, docteur Tamar Amar-Dahl :

« La poursuite du processus des négociations reste problématique, du point de vue d'Israël. Israël n'a pas de grand intérêt pour négocier avec les Palestiniens aux fins du règlement du conflit selon le principe «deux États pour deux peuples ». Maintenant, une autre difficulté pour Israël, c’est la pression du côté de l’UE, puisque Israël a besoin de l'Europe, des marchés européens. La cessation du financement des colonies sur les territoires occupés est considérée par Israël comme une violation de la sécurité nationale ».

Certains experts estiment que la nouvelle mesure de Bruxelles peut en général amener à la suspension de toute coopération entre Israël et l'Europe – c’est ce que croit, par exemple, le directeur de l'Institut du Proche-Orient Evgeny Satanovsky :

« La décision de la Commission européenne montre que les Européens ne sont pas des intermédiaires neutres ou, pour ainsi dire, des brokers honnêtes dans les négociations entre Israël et les représentants des élites palestiniennes. Cette directive annule la coopération israélienne avec l'Europe en général, puisque, par exemple, les banques israéliennes, par lesquelles passent toutes les opérations financières de n'importe quels citoyens ou organisations israéliens, toutes sans exception ont des bureaux sur les territoires dont il s’agit ».

Entre-temps, l'opposition en Israël a salué l'initiative de l’UE – les adversaires du gouvernement de Netanyahu voient un signe positif dans le fait que le monde en tout et l'Europe en particulier gardent toujours l'intérêt pour le règlement du conflit proche-oriental.