Sur MARIANNE

Samedi 10 Août 2013 à 21:25 

 

 

Crédits: SIPA
Crédits: SIPA
 

Si le ridicule ne prend pas de congé à gauche, comme on l’a vu la semaine passée, le grotesque de droite n’a rien à lui envier. Le spectacle offert par l’opposition en cette période d’estive est pathétique. Mensonges et faux semblant là aussi, à commencer par cette opération de com en trompe l’oeil engagée par Nicolas Sarkozy en personne qui sortait de sa vraie-fausse retraite car l’UMP était menacée de faillite par «la faute du Conseil Constitutionnel», dont il démissionnait, même si les textes ne lui en donnaient pas loisir ! La démocratie était en danger, la France en péril.
 

Roulement de tambours et de mots pour la mobilisation générale dont l’ancien Président prenait la tête. Ce qui garantissait, à sa manière expéditive si célèbre, une offensive éclair avec l’armée des ombres qui devait se dresser. On parlait de Bonaparte, du retour de l’Ile d’Elbe avec la violette à la fête, ce symbole bonapartiste qui fleurissait à la bouche comme à la boutonnière des conjurés sarkozystes. Les chèques affluaient et confluaient avec les bonnes volontés promettant une apothéose revancharde comme une nouvelle légende du siècle. Sarkozy II nous était promis, qui s’avançait triomphant, réglant sa dette de campagne, financière et politique, d’un paraphe auguste de son sabre. Las…
 

La violette s’est fanée. Le «parti de l’argent» a du mal avec l’argent. Pingrerie à tous les