Sur LE SOIR.BE

 

 

Rédaction en ligne
Mis en ligne il y a 20 minutes

Ses avocats portent plainte pour « atteinte à la vie privée » et « diffamation ».

Alors que, après Bordeaux, Tours et Nantes ont annoncé l’interdiction de son spectacle, l’humoriste controversé réplique à Manuel Valls, qui a publié lundi une circulaire expliquant aux préfets dans quel contexte ils peuvent interdire un spectacle pour risque de trouble à l’ordre public.

Dans un communiqué intitulé « Se moquer du monde », les avocats de Dieudonné dénoncent les autorités politiques qui veulent, selon eux, tirer un bénéfice politique de la polémique et « les acteurs de la scène publique qui s’unissent dans le mensonge pour haïr un humoriste. »

En plus des plaintes, ils ont annoncé qu’ils allaient saisir la Cour de Justice de la République « à la suite des accusations attentatoires à l’honneur et à la considération tenues par monsieur Manuel Valls, dans le cadre de ses responsabilités professionnelles. »

« Des acteurs de la scène publique s’unissent dans le mensonge pour haïr un humoriste et dépriser des citoyens français qui se rassemblent pour rire. Le rôle de l’Etat est de garantir l’ordre public et non pas de se disperser pour interdire aux personnes qui le souhaitent de se rendre à un spectacle »assurent Mº Sanjay Mirabeau et David de Stefano, cités par France Info.

Et ils annoncent une plainte «  pour atteinte à la vie privée  », «  huit plaintes pour diffamation  ».

Le prochain spectacle de l’humoriste doit avoir lieu jeudi au Zénith de Nantes, où 5000 billets ont été vendus. La décision d’interdiction pourrait intervenir aujourd’hui. Interrogé par l’Express, le directeur du Zénith a rappelé qu’une interdiction serait illégale : «  Au Zénith de Nantes, nous proposons uniquement des contrats de location à un producteur (en l'occurrence "Les productions de la Plume", société de production détenue par la femme de Dieudonné, Noémie Montagne, ndlr). Dans ce cadre, soit le spectacle est déclaré illégal par une décision administrative, un arrêté, et le spectacle est annulé. Soit il n'est pas déclaré illégal et on ne peut rien faire ».

 

Le texte du communiqué

«Se moquer du monde»

L’affaire de la quenelle n’est pas un problème de racisme, c’est un problème de mensonge.

Les magistrats feront la vérité judiciaire sur une question de droit dont certaines autorités ont voulu retirer des dividendes politiques, dans le contexte des prochaines élections municipales.

Aujourd’hui, des acteurs de la scène publique s’unissent dans le mensonge pour haïr un humortste et dépriser des citoyens français qui se rassemblent pour rire.

Le rôle de l’Etat est de garantir l’ordre public et non pas de se disperser pour interdire aux personnes qui le souhaitent, de se rendre à un spectacle.

Nous déposons ce jour une plainte pour atteinte à la vie privée et huit plaintes en diffamation.

Nous saisissons également la Cour de Justice de la République, à la suite des accusations attentatoires à l’honneur et à la considération, tenues par Monsieur Manuel Valls dans le cadre de ses responsabilités ministérielles, à l’endroit de Monsieur Dieudonné Mbala Mbala.

La liberté d’expression n’est pas un caprice à la disposition des gouvernants ou d’un humoriste, elle est ce qui permet de faire ce qu’il y a de plus difficile entre les hommes, dire quelque chose à quelqu’un : »

« Les propos anodins, lénifiants ou énoncés pour ne déranger personne, par définition, n’ont guère besoin de sauvegarde. En conséquence, le fait que tel discours puisse être pénible, voire insupportable, à certains de ceux qui le reçoivent, loin d’être motif suffisant à l’interdire, traduit l’exercice de cette liberté fondamentale, son essence même ». (référence au Petit dictionnaire de droit constitutionnel).

 
Sur le même sujet