Questions de plus en plus prégnantes...    pour QUI,  à QUOI  travaille ce gouvernement?!

 

 

 

Sur RESEAU INTERNATIONAL

Afghanistan France Hollande

Tribune libre Palestine AlQuds_15

J’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. En effet, tandis que l’on avait pu saluer la position de la France quand elle refusait en 2003 de se joindre aveuglément et sans mandat de l’ONU à l’opération unilatérale décidée par les États-Unis contre l’Irak, force est de reconnaître que, depuis notre retour dans le giron de l’OTAN, nous faisons preuve d’un zèle à faire rougir l’ex président-guerrier Georges W. Bush. Ainsi, en moins de trois ans, la France s’est engagée en première ligne dans pas moins de trois conflits (Libye en 2011, Mali et Centrafrique en 2013) et aurait souhaité en ajouter un quatrième en Syrie si ses ardeurs guerrières n’avaient été refroidies par le Congrès des États-Unis.

Comment expliquer un tel empressement à montrer aux yeux du monde nos forces militaires, humaines et matérielles ? Est-ce un moyen d’aider ce pauvre Serge Dassault à vendre son rafale subventionné par l’État français ? Quelques missions aériennes réussies de notre avion de chasse national permettront-elles de signer un contrat juteux avec le Brésil (non, trop tard !) ou l’Inde ? Ou bien est-ce une demande d’Areva qui souhaite sécuriser ses approvisionnements en uranium afin de continuer à pérorer que l’énergie nucléaire est la moins chère et assure l’indépendance énergétique de notre pays (sic) ?

Plus sérieusement, ne voyons-nous pas plutôt la Françafrique, honnie tant par Nicolas Sarkozy que par François Hollande, refaire surface au moyen d’un néo-colonialisme qui, bien que paré de vertus humanitaires, ne veut dire son nom ? Comment accepter en effet que l’ancienne puissance coloniale (dans le cas du Mali et de la Centrafrique, mais nous pourrions ajouter la Côte d’Ivoire), qui est à l’origine de nombreux maux de ces pays et les ont entretenus après leurs indépendances, puisse être la mieux placée pour sortir ces pays de