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Paris chute encore dans le classement de Reporters sans frontières et se place derrière le Costa Rica, la Namibie, le Ghana, la Slovénie ou le Salvador.

Reporters sans frontières a publié son classement annuel.

Reporters sans frontières a publié son classement annuel. © RSF

La liberté de la presse a reculé en 2013 dans des pays marqués par des conflits comme le Mali et la Centrafrique, mais aussi dans des démocraties qui "utilisent abusivement l'argument sécuritaire" comme les États-Unis, affirme Reporters sans frontières (RSF) dans une étude. "Le classement de certains pays, y compris des démocraties, est largement affecté cette année par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale. Par ailleurs, le classement reflète l'impact négatif des conflits armés sur la liberté de l'information et ses acteurs", a indiqué Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters sans frontières, à l'occasion de la publication du classement mondial annuel de RSF sur la liberté de la presse, portant sur 180 pays.

L'indice annuel du classement, qui synthétise les atteintes à la liberté de l'information, indique une "légère dégradation globale" dans le monde depuis l'an dernier, souligne l'ONG. Pays jugé le plus dangereux au monde pour les journalistes par RSF, la Syrie est classée 177e sur 180, figurant comme l'an dernier juste devant le trio inchangé : Turkménistan (178e), Corée du Nord (179e) et Érythrée (180e). Pour la quatrième année, la Finlande conserve son rang de meilleur élève, suivie comme l'an dernier des Pays-Bas et de la Norvège. Entre ces deux groupes de pays, les États situés en zones de conflit font sans surprise partie des plus touchés. Outre la Syrie, le Mali chute de 22 places au 122e rang, tandis que la République centrafricaine connaît la chute la plus drastique du classement, perdant 43 pl