En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.
Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc.
Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger.
S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.

Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc.
Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".
En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister. : vidéo et balisage ICI

Et ils recommencent encore et toujours de la même manière: Libye, Syrie, Ukraine etc....et Chine?

 

 

 

Sur REVEIL COMMUNISTE

 

Les attentats de Kunming : une tentative d'intimidation de la Chine par les Etats-Unis ? + Le rôle de la Chine dans la crise de Crimée

Deux hypothèses formulées par Danielle Bleitrach sur son blog :

   

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Une attaque mystérieuse et d'une violence inouïe. Vingt-sept personnes ont été tuées et 109 blessées dans des attaques menées par "des hommes armés de couteaux" samedi soir dans la gare de Kunming (sud-ouest de la Chine), annoncé l'agence officielle Chine Nouvelle.La police a abattu plusieurs des agresseurs dans la gare de Kunming, la capitale de la province du Yunnan, et établi une vaste zone de sécurité autour des lieux des attaques, selon des messages postés sur Sina Weibo, équivalent chinois du compte Twitter, de la chaîne de télévision locale K6.

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Un fait divers: on peut craindre que dans le contexte actuel il prenne un sens politique inquiétant. Le contexte est celui du bras de fer entre Poutine et l'OTAN, qui a débuté sous l'aspect voulu d'une histoire européenne, ce qui masquait en fait un déploiement de l'OTAN. Pour résumer la partie d'échec a rapidement, les pions dégagé mis face à face Poutine et Obama, la Russie et les Etats Unis avec le soulèvement non seulement de la Crimée mais de la zone est et sud est de toute l'Ukraine et le vote de la chambre haute du parlement russe. Comme d'ailleurs ce sont les alliés des Etats-Unis dans son offensive otanesque qui font bloc autour des Etats-Unis, à savoir la France, la Grande Bretagne, la Pologne. L'Allemagne étant plus partagée. Donc nous sommes bien dans le cas de figure que j'avais envisagé dès le début de la crise.

Comme imprudemment les Etats-Unis ont allumé un incendie en Amérique latine et que la Méditerranée est au bord de multiples explosions, ce bras de fer est extrêmement dangereux et la provocation qui est peut-être lancée en Chine est un pas de plus.

Cette crise a été gérée en dépit du bon sens, en ignorant une fois de plus ce que sont les pays sur lesquels on prétend agir, en montant des spectacles sans s'assurer non seulement de ce que sont les peuples, leur situation réelle, en jouant avec des minorités occidentalisées et là plus gravement avec une extrême-droite concentrée dans une zone proche de la Pologne et qui est devenu le fer de lance d'une surenchère qui a imposé des mesures considéré par l'est et le sud comme un casus belli. Mais le pire est sans doute d'avoir lancé cette opération sans prévoir la ^moindre issue d'amélioration pour la grande masse de la population, tout au plus un régime à la Grecque avec un pays qui a pris l'habitude d'imposer sa loi par l'insurrection. Sans parler des minorités comme les Tatares en Crimée que l'on a jeté dans des situations dramatiques. C'est à l'aune de ces folies qu'il faut s'interroger sur les événement chinois.

L'OTAN décidemment dans cette crise rejoue la Yougoslavie, non seulement comme déjà lors de la révolution orange en provoquant la "révolte" du Maïdam quitte à ne pas se montrer très regardant sur les partenaires mais voici que pour s'assurer la neutralité de la Chine, il rejoue le bombardement de l'ambassade à Belgrad. Cette fois il attise les séparatistes musulmans du Xinjiang, le nord de la Chine, la route de la soie dont le premier ministre Chinois rêve de refaire un lien à travers toute l'Asie Centrale jusqu'à l'Europe qui unirait les participants de l'Organisation de Coopération de Shanghai.Une grande partie de la population musulmane de Chine est située au Xinjiang. Ces musulmans ne sont pas Hans mais d'origine turque (Ouïghours, Kazakhs, Kirghizes, Tatars, …) ou mongole (Dongxiang).Depuis des années en liaison avec l'installation de l'OTAN en Afghanistan, cette minorité qui se trouve sur la seule zone pétrolière de la Chine et qui est relativement proche du Tibet est le lieu d'un trafic d'armes et de drogue, une zone de déstabilisation.

regardez la carte et la distance entre le Yunnan et le Xinjiang apparemment deux mondes, l'un au nord dans une zone désertique avec ses oasis et l'autre dansla Chine du sud mais en fait proche des influences tibétaine.

Donc cet attentat signifie simplement que l'OTAN a envoyé un message à la Chine: "ne bougez pas où nous déchaînons contre vous un mouvement séparatiste, nous pouvons frapper n'importe où à des milliers de kilomètre. Une manière de préparer la réunion du Conseil de sécurité en s'assurant la neutralité de la Chine, mais un jeu extraordinairement dangereux. Il faut bien mesurer que toute l'Asie centrale, dans laquelle nous avons dans plusieurs articles montré que des filières du Djhad installées par l'Arabie saoudite et la Turquie offraient des débouchés à une population misérable et étaient à leur retour des agents dormant de toutes les déstabilisation, comme la base de l'OTAN en Khirghizie était le lieu de confrontation avec la Russie.
Donc l'OTAN a décidé pour arrêter Poutine d'embraser l'Asie, c'est un jeu très dangereux.

Danielle Bleitrach

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La Chine a-t-elle quelque chose à voir avec la situation de Crimée ?