Sur LA SOCIALE

 

L'Imposteur Hollande et l'imposture européenne...

 

 ... Ou pourquoi boycotter les élections européennes pour refuser toute légitimité à l'Union Européenne

Par Jacques Cotta

 

Samedi 26 avril se tenait le premier meeting parisien du « CNR-RUE » -Conseil National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne- pour le boycott des élections européennes. A un peu moins d’un mois de l’échéance, alors que le gouvernement Valls s’affirme comme jamais le bras armé de l’Union Européenne en France, notamment avec le « pacte de responsabilité », la question du boycott de ces élections prend toute son importance…Durant ce meeting, plusieurs des initiateurs du « CNR-RUE » ont pu expliquer les raisons de leur participation à la bataille pour le boycott. On trouvera les éléments sur le site du « CNR-RUE ». Je communique ici le contenu de mon intervention. Elle s’appuie sur le travail d’enquête que j’ai eu l’occasion de mener pour la rédaction de « L’Imposteur ». Jamais comme depuis l’élection de François Hollande il y a deux ans la soumission à l’Union Européenne n’a été aussi prononcée. « L’Europe » constitue l’une des principales impostures du président socialiste. Rappelez-vous : « Une fois élu je renégocierai le traité Merkel Sarkozy… » disait-il, avant de proposer le rajout d’un « volet » social. Une fois élu, la farce aura duré 6 heures….

Nous aurons l’occasion d’y revenir, mais le boycott des élections européennes semble bien la seule réponse cohérente à la politique de l’Union Européenne. Tout vote en effet, quel qu’il soit, n’aura d’autre fonction que de cautionner ce système assis sur la négation des peuples, la destruction des nations, la liquidation des acquis sociaux….

Voici donc le contenu de l’intervention que je faisais le 26 au soir :

 

« Chers amis,

Journaliste de télévision du service public, réalisateur de documentaires, et co-animateur du site «  », mon intervention s’inscrit dans le combat contre l’union européenne, l’union des traités de Maastricht, de Barcelone, de Lisbonne, de Nice et tous les autres, qui ont instauré l’euro et organisé le pillage du travail au profit du capital. Et bien sûr, mon intervention s’inscrit contre l’Europe du marché libre et non faussé qui nous ramène, date incontournable, au référendum sur le traité constitutionnel de 2005. 

En 2005, avec une petite poignée de confrères, journalistes, réalisateurs, personnels du service public, nous lancions un appel « le NON censuré dans les médias, ça suffit ! » qui très vite nous dépassait. En quelques jours plus de 15000 signatures étaient recueillies pour protester contre la mainmise de l’oligarchie sur la presse écrite, radio ou télévisuelle, qui imposait un seul point de vue. Il fallait pour se montrer moderne, ouvert, dire OUI. Et la propagande grossière pour le OUI faisait la joie des commentateurs, des patrons de presse, des puissances de l’argent, banquiers, fonds de pensions, ou autres agences de notation… Les injures fusaient… « Archaïques », « passéistes », « lepénistes » nous disait-on. Le Oui était l’occasion d’afficher de façon évidente le consensus gauche droite, parti socialiste, UMP sur une position commune qui devait sans nul doute s’imposer au peuple français… Et comme si l’histoire devait se répéter, aujourd’hui seul l’appel à voter aurait droit de cité.

Mais en 2005 le peuple a dit NON ! Et deux ans plus tard, au congrès, le consensus gauche droite se réaffichait sans vergogne, les députés et sénateurs faisant entrer par l a fenêtre ce que le peuple avait rejeté sans ambigüité par la porte.

L’histoire est pleine d’enseignement. Déni de démocratie, déni de souveraineté, déni des nations, déni de liberté, oui, voila l’essentiel, voila le contenu réel de l’Union européenne et la nature profonde de cette construction politique qu’on aimerait faire passer pour l’Europe, mais qui n’a rien à voir avec l’Europe.

L’Europe ce sont des peuples, des nations, des histoires…

L’Union Européenne, elle, est une construction politique réalisée au profit du capital contre le travail. Et elle est à l’œuvre dans chaque pays, avec une violence inouïe, portant ses coups à la souveraineté populaire, à la souveraineté nationale, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

J’étais en Grèce pour le tournage de mon documentaire « Dans le secret du crime financier » il y a plus d’un an. Et j’ai assisté à la venue des émissaires de la 
Troïka venus poser leurs conditions pour débloquer les plans d’aide financière… Poul Thomsen le danois pour le Fond Monétaire International, Klauss Masuch et Matthias Mors, les allemands pour la Banque Centrale Européenne et l’Union Européenne étaient à l’œuvre…

L’ambiance déjà voulait tout dire : protection policière, protection armée, passage protégé… La Troïka a besoin d’être à l’abri là où elle vient frapper, consciente des risques qu’elle court comme l’est le criminel en train de commettre son forfait.

Criminels, oui ! Les envoyés du nord venus mettre au travail ces fainéants du sud ! Et avec eux l’organisation du saccage généralisé…

J’ai vu ce que veut dire liquidation de la santé… Une organisation non gouvernementale –Médecin du Monde- dans le berceau de la civilisation comme au fin fond de l’Afrique, contrainte porter les premiers soins à ceux qui n’ont plus accès  ni aux hopitaux, ni aux simples médecins…

J’ai vu les retraités et l’intransigeance de la cette odieuse Troïka venue exiger un abaissement de 60% des pensions… J’ai vu le diktat pour que soient jetés à la rue des milliers et des milliers de fonctionnaires, que soient liquidés des pans entiers de services publics pourtant indispensables au fonctionnement de la société hellénique.

Et la France dans tout cela ?

En France, la troïka fait l’économie du voyage. Elle a ses représentants directs, ses agents actifs, son gouvernement de combat en la personne de Manuel Valls aujourd’hui qui affiche la couleur au nom de François Hollande, dans la continuité de Jean Marc Ayrault. Plus encore, avouons-le : sur l’essentiel Sarkozy et ses amis du Fouquet’s en rêvaient, Hollande le fait !

Car l’Europe est au cœur de la politique Hollandienne. Pas un détail, le cœur ! François Hollande a été élu sur une triple imposture, titre que j’ai choisi pour mon dernier livre dont le président, « L’Imposteur »,  orne la couverture.

  •  La première, nous ramène au Bourget… « la finance est mon ennemie » disait le candidat Hollande. Depuis qu’il est élu il n’a de cesse de la servir, encore et toujours au détriment des salariés, des ouvriers, des employés, des retraités.
  • La seconde nous rappelle la tirade à la Cyrano face à Nicolas Sarkozy. « Moi président… »… Ca avait de la gueule comme on dit. On avait presque envie d’y croire. « La morale, l’éthique… »… Depuis son élection, il y a eu le scandale de la fédération socialiste des bouches du Rhône dans le sud. Et en écho a répondu la fédération du Nord pas de calais dont les péripéties ont permis l’accession du Front National à la mairie d’Hénin Beaumont. Et en prime nous avons eu Cahuzac venu au nom du respect des traités européens demander aux français de se serrer la ceinture pendant qu’il fraudait et plaçait son argent en Suisse !
  • La troisième imposture c’est l’Europe ! Il fallait faire basculer une petite frange des opposants, et des sceptiques. Il a donc été d’abord question de renégocier le traité Merkel Sarkozy… Puis d’un rajout social… Bref, en six heures la messe européenne était dite…

Le Programme de Valls Hollande, c’est le programme de l’Union Européenne…

  • Avec le nouvel acte de décentralisation, l’Europe des régions… L’industrie pour cert