S'il y a une chose qui devient de plus en plus insupportable sur les "tévés" politiques et les presses afférentes , ce sont les censures arbitraires . ... Pour permettre les manipulations de l'opinion? Et qui fabriqueraient même des présidents de la France? (cf l'enquête de Pierre Carles )
Il nous est arrivé de voir Poutou...  Dupont Aignan sur les "tévés" .. Pour ce qui est du dernier, Asselineau, rien!  Black out. Censure totale sur l'UPR et de son dirigeant , François Asselineau sur les medias, Wikipedia CESE (interview sur une sortie de l'Europe)... et tout dernièrement encore, celle  annoncée par  France2  pour la campagne des Européennes , ont véritablement de quoi laisser intriguer sérieusement les citoyens lambda dont je suis: cet  homme est-il si dangereux?... En quoi ? et pour qui?
Certes le parti peut sembler marginal, mais une censure si totale , et si généralisée , si persistante en des lieux différents laisse pantois..  Elle  ne peut ,  contrairement sans doute à l'effet attendu, qu'attiser les curiosités !

NB: Au passage , le citoyen et électeur aura peut-être  une pensée pour ces autres candidats, si prompts à dénoncer les attitudes des "chiens de garde"  quand un journaliste a été impertinent avec leur personne, qui se proclament "démocrates" , mais ne disent mot  ce genre de barrage total,  systématique ... d'un "concurrents".
Etrange tout de même surtout quand on retrouve dans ce petit groupe de candidats celui , très démocratique, qui prévoyait, dès son élection, de mettre en place une assemblée constituante et de construire une VI république...
  


Ceci dit, allons à la découverte :
L'article ci dessous  est intéressant, ainsi que certains commentaires posés à sa suite ...

jocegaly

 

 

Sur LA LETTRE VOLEE

 

 

Tout le monde ou presque a entendu parler du petit jeune qui monte sa liste aux européennes avec 3 000 €. De la même façon, les candidatures les plus folkloriques à l'élection présidentielle ont toujours eu les honneurs de la presse.

Pour les Européennes en revanche, il existe un parti qui présentera des listes dans les huit circonscriptions françaises, et qui vient de collecter en ligne plus de 300,000€.

Pourtant, pas une ligne dans la presse nationale, ou presque.

L'UPR, ce parti inconnu, a donc comme programme principal la sortie de l'Union européenne, via l'article 50 des traités européens. La sortie de l'euro en découlerait, bien évidemment. S'ajoute à cela la volonté de renouer avec le programme du Conseil National de La Résistance.

Il s'agit, selon moi, exactement du programme qui convient aux exigences de l'heure.

 

Un commentateur raillait récemment ce programme, balayant son irréalisme désuet.

Je vois pourtant deux avantages principaux à un programme d'une simplicité biblique.


La sortie de l'euro tout d'abord. C'est pour moi la perspective d'en finir avec ce taux de change fixe qu'est la monnaie unique.
 Taux de change fixe à propos duquel un économiste socialiste, boudhiste et polytechnicien, Serge-Christophe Kolm écrivait en 1983 :

"de nombreux textes officiels nationaux et internationaux affirment qu'il faut des parités nominales fixes pour les bonnes conditions dans les échanges internationaux. Sans doute ne voient-ils comme alternative que le flottement pur des monnaies. Mais ces bêtises sont simplement écœurantes, et sanglantes parce qu'elles viennent de gens qui les font passer dans les faits, au prix de millions de chômeurs et d'innombrables misères.

Avec des taux de change nominaux fixes, l'équilibre du commerce extérieur ne peut jamais être maintenu entre pays dont les taux d'inflation diffèrent. S'il est atteint à un moment, immédiatement après les prix relatifs internationaux auront changé. Les biens dans les pays à plus faibles inflation deviennent moins chers par rapport à ceux des autres, et ceux dans les pays à plus forte inflation deviennent relativement plus chers. [...] Si cette différence entre les taux d'inflation est constante, le rapport des prix varie de façon exponentielle, et ces déséquilibres ont une croissance de type semblable. Cette structure n'est pas seulement instable, elle est explosive".

 

Par ailleurs, la sortie de l'Union européenne permettra, non pas la collectivisation des moyens de production, mais une intervention plus directe de l'état dans l'économie. Il serait possible, en rompant avec l'ultime avatar du traité de Rome, de créer par exemple une entreprise publique dans le secteur solaire, ou de relancer un programme de construction de logement, sans être aussitôt arrêtés par un bureau bruxellois.

Ce n'est pas la panacée et il est bien entendu que si l'euro est une bêtise, ne pas avoir l'euro n'interdit pas de commettre des erreurs économiques. Mais au moins, nos erreurs de demain n'entraîneront-elles pas près d'un demi-milliard d'habitants dans le marasme et la dépression.

 

Bon. Il y a un style UPR que l'on peut trouver outré, avec des slogans et des titres de conférences comparables aux meilleures heures de l'hebdomadaire Marianne, allant jusqu'à un « Les États-Unis sont-ils en train de nazifier l’Occident ? », à propos duquel l'UPR s'était justifié sur son site.

Ceci mis à part, le positionnement général de l'UPR est le seul qui corresponde aux urgences du moment : on suspend le clivage droite/gauche le temps de retrouver les conditions d'un débat démocratique (l'UPR refuse tout débat sur les sujets qui font les délices d'autres partis : sujets dits de société et autres passe-temps qui ont l'avantage de ne pas coûter un euro au gouvernement et faire croire qu'on fait avancer les choses).

Un débat démocratique, c'est à dire un débat qui puisse mener vers des politiques de droite ou de gauche sans se heurter preque immédiatement à des traités qui prévoient jusqu'à la courbure des concombres.

Pour les européennes, il y a d'autres choix, que j'écarte.

Certains appellent à l'abstention, qui est un cadeau aux partis qui sauront mobiliser. De plus, les institutions européennes ne se sentiront pas moins légitimes, mêmes élues avec 30% de participants : le référendum de 2005 ne les a pas fait plier, alors les européennes !

 

D'autres mobilisent pour le Front de gauche. On voit bien leur combat contre les règles les plus libérales du système, pas du tout en revanche de critique contre l'euro, ce qui, à mon sens, est une erreur d'analyse fondamentale (on lira le blog de Descartes pour des critiques régulières de l'incurie générale du Front de gauche, dont la dernière en date).

Même chose pour Nouvelle Donne, les Verts, et les alter-européens en général, qui n'ont pas compris qu'on ne change pas les politiques européennes, ce sont elles qui vous changent - par construction.

Le FN a su se doter d'une vraie réflexion sur l'économie, et on trouve avec quelqu'un comme Florian Philippot, sur ce sujet, un quasi sans-faute. Il reste que le parti est une accumulation de strates dont les plus récentes cachent mal la persistance de penseurs identitaires tels qu'un Gollnisch. Même parmi les arrivés récents, Robert Ménard a l'air connecté aux couches les plus sordides de ce parti. D'où, au passage, une gêne pour DLR, qui a soutenu Ménard à Béziers. Comme le Front de gauche d'ailleurs, le FN a l'air encore englué dans la défense d'un euro monnaie commune ou autre programme permettant de ménager la chèvre des partisans de l'euro et le chou des opposants (un euro monnaie commune n'a de sens que dans la perspective d'une monnaie unique, sinon c'est un boulet inutile).

Pour le PS, on arrive à une situation quasiment bouffonne, où le gouvernement socialiste jure que l'austérité qu'il applique n'a aucun rapport avec les règles européennes, pendant que le programme du PS européen vise à en finir avec les règles austéritaires européennes (lesquelles ont dû, comme le nuage de Tchernobyl, s'arrêter à nos frontières). A ce niveau de foutage de gueule, atteindre les 10 points serait déjà bien payé.

*

On peut dire que voter UPR est un vote inutile, et qu'il est ridicule de perdre son temps avec un parti voué à des scores faibles. C'est à mon avis un mauvais calcul. D'abord parce que l'abstention est un cadeau au FN. Ensuite parce qu'avec huit circonscriptions, le scrutin est proportionnel et très favorable aux petites listes, qui peuvent espérer des députés à partir d'un seuil bien plus bas qu'aux législatives. Enfin parce qu'il existe certainement un niveau à partir duquel, d'un point de vue médiatique, il deviendra impossible de négliger le parti eurocritique le plus cohérent. Et là est l'essentiel.

Post scriptum : j'ajoute, en réponse à un commentaire, que l'on lit beaucoup de critiques venant de vigilants antifascistes contre François Asselineau, ou, sur un mode moins malveillant, limitant l'UPR à son seul fondateur. Les européennes montrent au contraire que ledit fondateur a su rallier à sa cause des gens aux profils de grande qualité.

Tant qu'a faire, je recopie ici mon commentaire :

"honnêtement, je préfèrerais voter pour un parti assis, ayant su trouver 50% de femmes, avec des dirigeants tous issus de la gauche et qui mènerait une politique sociale. Par exemple un combat contre la finance sans visage (si des antifas attentifs creusaient d'ailleurs un peu ce thème de la finance sans visage, on pourrait trouver matière à s'alarmer d'ailleurs...)

Je note au passage que les vigilants de Mediapart qui vitupèrent asselineau parce qu'il a travailllé dans les cabinets juppé, pasqua ou raffarin n'ont jamais songé à interdire un meeting de juppé, pasqua ou raffarin. On ne les voit pas non plus pour protester contre les passages médias multiples et répétés de marine le pen ou florian philippot, ni non plus bloquer leurs meetings...

Un ami m'a dit aussi trouver l'histoire de france façon asselineau vieillotte. c'est un peu vrai que ça sent le Lavisse. Mais est-ce pire que le manuel d'histoire franco-allemand qui comprend un chapitre décrivant les "fondements antiques de l'histoire européenne" ?

Il faut voir que asselineau était facile à caricaturer quand il était seul. Il a quand même le mérite d'avoir su se rallier un ancien colonel de l'armée de l'air plutôt proche du front de gauche, ou un ancien cadre de la BCE - pour ne citer que quelques-unes de ses recrues.

Pour la féminisation, il y a des femmes sur les listes upr aux européennes, je ne doute pas qu'elles prendront leur place dans les cadres de l'upr.

j'ai tout à fait conscience du fait que voter upr est un vote improbable quand on découvre ce parti. je crois aussi que nous vivons des temps désarmants, où les "grands" partis ont l'air décidés à faire comme si tout allait spontanément bien se passer, alors même que nous allons dans le mur." Aucun choix n'est alors facile.

 

 

 

 

 

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Commentaire n°1 posté par DAELIII hier à 17h27

Le problème c'est qu'à lire la biographie de François Asselineau on se rend compte qu'il a toujours travaillé dans des cabinets de droite. Le sigle UPR rappelle furieusement le RPR ainsi que l'identité graphique du site.

Mais le pire c'est quand on va voir les responsables  de ce site: http://www.upr.fr/responsables: 100% d'hommes, 0% de femmes.

Tout ceci ne me dit rien qui vaille. Je sais que la fin (sortir de l'euro)  justifie les moyens, mais là je dis NON!

Commentaire n°2 posté par catherine asquier hier à 18h58

@Catherine

Oui, le patron de l'UPR a débuté à droite avant de se rendre compte de l'imposture du clivage gauche/droite et de la trahison des politiciens français... 

C'est vraiment dommage d'avoir des avis aussi hatifs quand devant nous se profile un avenir des plus catastrophiques (traité transatlantique, ruine des peuples européens). Pour moi personnellement la sortie de l'UE est la priorité des priorités, quoi qu'ait pu faire Asselineau avant. Enfin j'espère sincèrement que vous allez vous renseigner sur ce mouvement et que l'on aura la joie de vous compter dans nos rangs ! 

Commentaire n°3 posté par votez hier à 19h22

Mes recherches me confortent dans ma première impression, en pire : pas seulement de droite mais d'extrême droite !

http://blogs.mediapart.fr/blog/upac/081113/non-lupr-et-asselineau

Commentaire n°4 posté par catherine asquier hier à 19h46

Voter c'est cautionner la forfaiture de 2008 et légitimer cette construction européenne! Mais voter pour l'UPR un mouvement qui veut sortir de l'UE mais qui fait tout pour y rentrer ça c'est vraiment le comble de l'incohérence et de la mauvaise foi réunies! Si vous pensez qu'avec de telle pratique nous ramènerons les citoyens vers la politique et bien bonjour chez vous...seul le boycott respecte la volonté du peuple français exprimée en 2005, choisis ton camp camarade.

http://cnr-rue.fr/le-cnr-rue/#signez_les_appels

Commentaire n°5 posté par thierry hier à 19h47

Catherine,

L'UPR n'est pas d'extreme droite, elle n'est même pas de droite du tout. Je viens personnellement de la gauche... après avoir été trahi par les partis se disant de "gauche".
L'étiquette de droite devrait être apposée au Parti Socialiste, au vu de la politique économique anti-sociale qu'il nous inflige, au seul profit de la Finance. 

De plus, aucune doctrine raciale n'existe à l'UPR. 

Vous prenez pour exemple un blog d'antifa. Si vous cherchez un tant soit peu qui sont les antifas, vous vous apercevrez qu'ils classent absolument toutes les personnes critiques envers les USA, l'UE ou bien l'impérialisme en général comme des fascistes. On va loin avec des raisonnements comme ça. Ils ont une absence totale de culture politique ou économique et pour eux la défense des intérêts souverains des peuples est considérée comme du fascisme, c'est juste pitoyable de voir tant de bêtise.

Lorsque l'on s'attaque à une oligarchie politique et économique, celle-ci fait absolument tout pour nous discréditer. Cela passe par la propagande. En URSS, les dissidents étaient appelés des fascistes. Sous Hitler, les résistants étaient appelés terroristes.

Plutôt que de vous faire un avis uniquement par on-dits, je vous invite à nous rencontrer. Vous serez surprise de voir que l'image qu'on essaie de nous donner est totalement diffamatoire. A bientôt !

 

 

Commentaire n°6 posté par votez hier à 20h03

@Thierry

Je comprends votre propos. Mais l'abstention est juste un abandon et une soumission supplémentaire à cette oligarchie. Qu'il y ait uniquement 10% de votants ne va pas embêter la Commission. Ils se sont bien assis sur notre vote en 2005.

Ces élections sont l'un des rares moments où l'on peut médiatiser notre voix. Et vu le boycott total des médias dont les dissidents sont victimes, il faut savoir saisir n'importe quelle chance pour faire connaitre notre projet.

Commentaire n°7 posté par votez hier à 20h07

@catherine asquier : honnêtement, je préfèrerais voter pour un parti assis, ayant su trouver 50% de femmes, avec des dirigeants tous issus de la gauche et qui mènerait une politique sociale. Par exemple un combat contre la finance sans visage (si des antfas attentifs creusaient d'ailleurs un peu ce thème de la finance sans visage, on pourrait trouver matière à s'alaremer d'ailleurs...) Je note au passage que les vigilants de Mediapart qui vitupèrent asselineau parce qu'il a travailllé dans les cabinets juppé, pasqua ou raffarin n'ont jamais songé à interdire un meeting de juppé, pasqua ou raffarin. On ne les voit pas non plus pour protester contre les passages multiples et répétés de marine le pen ou florian philippot...

Un ami m'a dit aussi trouver l'histoire de france façon asselineau vieillotte. c'est un peu vrai que ça sent le Lavisse. Mais est-ce pire que la manuel d'histoire franco-allemand qui comprend un chapitre décrivant les "fondements antiques de l'histoire européenne" ?

IL faut voir que asselineau était facile à caricaturer quand il était seul. Il a quand même le mérite d'avoir su se rallier un ancien colonel de l'armée de l'air plutôt proche du front de gauche, ou un ancien cadre de la BCE - pour ne citer que quelques-unes de ses recrues.

Pour la féminisation, il y a des femmes sur les listes upr aux européennes, je ne doute pas qu'elles prendront leur place dans les cadres de l'upr.

j'ai tout à fait conscience du fait que voter upr est un vote improbable quand on découvre ce parti. je crois aussi que nous vivons des temps désarmants, où les "grands" partis ont l'air décidés à faire comme si tout allait spontanément bien se passer, alors même que nous allons dans le mur. 

 

Commentaire n°8 posté par edgar hier à 23h30

Je lis des commentaires consternants...

Ça n'effleure pas la conscience de ces braves personnes qu'elles comparent des partis établis depuis des décennies avec des moyens considérables (budget et couverture médiatique) avec un parti créé de toute pièce pour trouver une solution à la lente et inexorable agonie de notre pays.

Ça ne leur vient pas à l'idée qu'on ne compare pas l'idée qu'on se fait de la politique professionnelle dans laquelle la corruption, la lâcheté, l'hypocrisie règnent en maîtres, avec la vision politique que s'est donnée l'UPR dans laquelle on trouve de l'intégrité, de l'honnêteté et de la clairvoyance.

Alors qu'il serait si simple d'aller lire les documents en ligne, tels la Charte de l'UPR, visionner l'une des nombreuses conférences ou l'un des articles pour se faire une idée précise. D'autant que ce qui est dit est la plupart du temps sourcé, référencé, daté, chiffré.

Sortir de l'état de torpeur dans lequel nous a plongé une propagande incessante depuis des décennies demande un investissement, une réflexion et une prise de conscience. Ça ne se fait pas en 5 mn...

Mais sans doute le plat que l'UPR propose n'est-il pas assez bon. Alors, la question demeure, si cette offre ne vous tente pas, avez-vous une meilleure solution à proposer ??...

Si vous me répondez abstention, relisez l'article. Si vous me répondez voter pour un autre parti, je serai curieux de savoir lequel et pour quelles raisons, sachant qu'ils aboutissent tous, depuis des décennies à la même conclusion : que l'Europe, ça ne va pas, mais il faut en changer, il faut refaire une autre Europe...

Merci à l'auteur en tout cas pour cet article qui fait preuve à la fois d'honnêteté intellectuelle et de lucidité.

Commentaire n°9 posté par Michel Carrière aujourd'hui à 00h21

Bonjour,

Certains confondent deux choses à propos d'Asselineau.

Sa carrière professionnelle de Haut fonctionnaire, bien obligé de travailler avec les Ministres nommés par les Gouvernements élus par les Français. Les fonctionnaires ne sont pas responsables du vote des électeurs. Les Hauts fonctionnaires sont chargés de préparer les dossiers que leur demandent leur Ministre, quelle que soit sa couleur politique.

Le PS est largement responsable des privatisations et des dérégulations de la finance, qu'un Haut fonctionnaire ait travaillé avec le PS ou la Droite, on ne voit pas bien ce que cela aurait changé... Il y a visiblement encore du chemin à faire pour ceux qui croient que le PS les a protégés d'une quelconque manière... Il nous a trahi aussi.

Son esprit d'indépendance et son honnêteté ont amené Asselineau à rédiger un rapport à la demande de Sarkozy sur l'avenir sans avenir de l 'UE et de l'euro.

Sarkozy l'a placardisé et a supprimé son service, en remerciement. 

Son adhésion pendant 2 ans à un Parti de Gaullistes historiques qui voulaient sortir la France de l 'UE a été une erreur, il s'est rapidement aperçu qu'il n'en n'était rien, que ce parti ne ferait rien contre l' UE, il est donc parti.

Il n'a pas mis 40 ans, comme Mélenchon à ouvrir les yeux...

Tous ceux qui ont fait confiance dans un ou plusieurs Partis politiques devraient balayer un peu devant leur porte avant de jeter la pierre.

Ce qui reste de la Gauche est européiste à mort, le NPA, LO, le FDG, les Verts ne veulent absoluement pas sortir de l' UE, de l'euro et de l' OTAN!

Ils promettent tous la lune, de refonder l' Europe ou la Révolution à la St Glinglin..., mais sûrement pas d'en sortir!

Quand un Mouvement a comme programme une copie du programme du CNR, dire que c'est la Droite, ou l'extrême-droite, est surtout faire preuve d'une grande inculture historique. Faut réviser le programme d'histoire de 3e!

Commentaire n°10 posté par Fifibrindacier aujourd'hui à 07h40

Bonjour et merci pour cet article en faveur de François Asselineau, avec lequel je reste en désaccord mais qui a le mérite de poser les choses.

Militant à DLR, j'ai été confronté à la campagne aggressive de François Asselineau et de ses militants contre mon parti et Nicolas Dupont-Aignan. Rien ne m'a été épargné : les insultes, d'abord contre Nicolas Dupont-Aignan (accusé d'être un traîte, un agent américain), ensuite mon parti.

Je trouve le discours de François Asselineau totalement démagogique: son égo surdimensionné, l'utilisation constante d'un complotisme des plus nauséabonds, sa prétention à incarner à lui seul l'opposition à l'UE alors qu'il n'est que le dernier venu, l'aggressivité dont il fait preuve à l'égard de ceux qui ont eu le malheur d'avoir raison avant lui m'interdisent de jamais voter pour ce personnage.

Pourtant, j'ai bien entendu quelques convergences avec François Asselineau, et j'ai toujours tenté de faire comprendre aux militants de l'UPR qu'ils se trompaient d'ennemis en attaquant systématiquement Nicolas Dupont-Aignan et les autres opposants à l'UE.

Pour répondre aux précédents commentaires, je crois que toute la polémique sur le positionnement prétendument au-delà des clivages de François Asselineau est finalement totalement anecdoctique. Personnellement, je crois que si le clivage droite-gauche a perdu de sa pertinence, il reste néanmoins opérant pour nombre de sujets (sociétaux, mais aussi économiques). Je remarque néanmoins que beaucoup des mouvements qui se revendiquent de dépasser ce clivage sont en fait clairement d'extrême droite (c'est le cas d'E&R, des identitaires, et de bien d'autres encore), ce qui devrait inciter F Asselineau a un peu plus d'attention.

Je crois que sur ce point, Nicolas Dupont-Aignan tient le bon discours: il est de droite (qui est, je le rappelle, majoritaire dans notre pays), son militantisme puis son parcours d'élu est ancré au gaullisme social au sein du RPR, mais il est capable d'attirer des militants de gauche. François Asselineau, qui a fait le même parcours, même si plus tardivement, devrait à mon avis l'imiter sur ce point.

Si l'on revient sur les deux grands sujets que vous évoquez, la sortie de l'euro ne pose aucune difficulté entre nous puisque nous sommes tous les deux d'accord pour la proposer.

La sortie de l'UE est en revanche un point de discorde. Mais en réalité, la façon dont François Asselineau présente les choses me paraît tout à fait fallacieuse. La véritable opposition est celle entre ceux qui approuvent la construction européenne actuelle et ceux qui s'y opposent. Sans conteste, l'UPR et DLR se rangent dans ce dernier camp.

Reste la sortie de l'UE. A DLR, nous souhaitons quitter l'UE dans sa forme actuelle pour en faire une forme d'union intergouvernementale, sous le contrôle des parlements nationaux.

La propogande de l'UPR voudrait nous faire croire que cette position ne serait pas clair en proposant une alternative binaire qui n'a à mon avis aucun sens : soit on voudrait sortir de l'UE tout court, soit on serait pour la construction européenne actuelle (et on serait des "collabos"). Notre position est pourtant simple: DLR souhaite sortir de la construction européenne actuelle, évacuer définitivement le modèle fédéral et assumer un modèle confédéral ou plutôt intergouvernemental, respectant les souverainetés nationales.

Et quand on regarde de près, c'est très proche de ce que dit l'UPR, qui admet également  qu'il pourrait être utile de réaliser des coopérations au cas par cas. En fait, sur la question de l'après sortie de l'UE, François Asselineau et les militants de l'UPR tiennent un discours autrement plus confus que la position de DLR : certains expliquent qu'on a besoin de rien, d'autres qu'il y a des coopération sur chaque sujet particulier, et enfin d'autres reprennent l'idée de DLR. Bref, c'est la confusion la plus totale.

C'est ce que voudrais vous faire comprendre, c'est que la différence (sur le fond) n'est pour moi en fait que de moyens : l'UPR souhaite utiliser l'article 50, sortir de l'UE puis ensuite construire des cooopérations à la carte. DLR souhaite directement aller à ce résultat, tout en ne s'interdisant pas d'utiliser la sortie de l'UE comme une menace s'il était impossible (ce que je ne crois pas) de faire admettre à nos partenaires la nocivité de la construction européenne actuelle.

Voilà tout, et je trouve extrêmement dommage les procès en sorcellerie, les insultes, les attaques incessantes et presque toujours fallacieuses lancées par François Asselineau et ses militants contre DLR (mais c'est aussi vrai du FN, du Front de Gauche et de tous les autres mouvements eurosceptiques). Encore une fois, ils se trompent d'ennemis.

Au delà de cette différence et sur la forme, la virulence de l'UPR contre l'UE me paraît totalement disproportionnée et contre-productive: parler de nazi à tout bout de champ, hurler au complot américain est non seulement une insulte xénophobe à l'égard de nos amis allemands et américains, mais surtout un contresens historique complet.

Des militants se plaignent de ne pas être médiatisés. Je crois au contraire que l'UPR a tout intérêt à ce que les médias ne s'intéressent pas trop au contenu des conférences de François Asselineau: il suffirait que les médias s'emparent d'un des nombreux montages douteux réalisés par l'UPR pour définitivement discréditer ce mouvement!

Commentaire n°11 posté par Tythan aujourd'hui à 11h46

@Catherine

Hier j'étais dans une petite conférence de la tête de liste Centre de l'UPR.

Je ne suis pas adhérent à l'UPR, je souhaitais juste me renseigner un peu !

Je peux vous dire que le programme de l'UPR est tout sauf d'extrême droite :

- politique culturelle, interdiction du monde de l'entreprise avant le lycée.

- Renationalisation de beaucoup d'entreprises française qui précarisent leurs employés

- Conservation et amélioration des acquis sociaux

- Augmentation du SMIC

etc....

Bien entendu, ce programme, si idéal soit-il, peut être remis en question (ce que la salle a fait). L'anayse de la tête de liste, ancien grand économiste de la BCE, démontre qu'une sortie de l'UE, de l'Euro (mais aussi de l'OTAN) serait bénéfique pour notre économie.

Atttention, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas quelques problèmes, notamment pour reconstruire un pays qui sache se défendre sur beaucoup de plans. Mais c'est ce qu'il faut tenter pour sauver notre pays de la catastrophe qui l'attend.

On saigne les grecs, les italiens, les espagnols.... Bientôt, on saignera les français, en s'attaquant directement à leur système social...

 

Attendez, j'ai dit bientôt ? Mais c'est déjà le cas !!!!

 

 

Commentaire n°12 posté par Jérémy aujourd'hui à 16h52

Bon, j'ai fait quelques fautes de français, pardonnez moi.

@Tythan, je comprends ce point de vue, mais n'oublions pas que l'UPR est un parti politique. Cette stratégie "agressive", c'est aussi pour pouvoir touche run maximum de personne. Je trouve ça toujours moins ridicule que ce que font les grands partis (le FN qui attaque tout le monde tout le temps pour jouer sur la haine des français. tout ça gorgé d'Islamophobie.). Je respecte DLR, qui me semble cependant tout de même plus à droite que l'UPR dans son programme. Je ne le connais peut être pas assez.

L'UPR se revendique "provisoire", d'où cette idée de dépassement des clivages. Ce n'est pas ce que l'on retrouve dans les droites violentes, identitaires et négationnistes. Celle-ci ne parle de dépassement de clivage que pour se détacher de la mauvaise image que certains de leurs militants et dirigeants propagent.

 

Commentaire n°13 posté par Jérémy aujourd'hui à 17h06

Je confirme, l'UPR est bien un parti d'extrême-droite : culte du chef érigé en sauveur proclamé, dénigrement systématique des adversaires, propos outranciers, position victimaire, paranoïa aigüe, direction autocratique où les cadres sont désignés par le président et non élus, interdiction de tout débat interne, etc. Dommage car nombre de militants sont sincères et se fourvoient dans cette impasse politique.

Commentaire n°14 posté par Gérard Maujean aujourd'hui à 17h19

Mais c'était quoi ce dernier post ???!!! Il va falloir détailler vos accusations mon cher monsieur parce que sachez que l'UPR compte des adhérents et sympathisants venant de tous les bords politiques. 

Le parti ne fait aucune promesse mais s'appuie sur une charte qui reste inchangée depuis 7 ans.

Le parti respecte un processus démocratique en interne et appelle au débat aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du parti.

Si vous avez des critiques à émettre, détaillez les parce que là vous faites dans la diffamation.

Commentaire n°15 posté par chocobo aujourd'hui à 17h43

Tythan, ton commentaire est intéressant mais je crois qu'il y a quelque chose que tu n'a définitivement pas compris, je m'explique... L'UPR a effectivement "attaqué" depuis plusieurs années DLR sur le fond de son programme et sur la forme de ses discours (comme tout les autres partis d'ailleurs, vous n'êtes pas les seul a en avoir pris pour votre grade), mais il y a de très bonnes raisons a ça :

- L'IMPOSSIBILITE de la méthode de Mr Dupont-Aignan, il est impossible de re-négocier à notre avantage les traités européen (ce fait est expliqué et analysé abondament dans les analyses et conférences de l'UPR, et c'est irréfutable)

- Soi Mr Dupont-Aignan l'a compris et alors c'est qu'il vous leurre/manipule tous sciemment avec comme but sa propre carrière politique, soi il ne l'a pas compris et alors c'est très grâve parce que celà voudrait dire qu'il n'a pas les capacités requises pour diriger la politique d'un pays - ce qui ne veut pas dire qu'il ne ferait pas une très bonne marionnette !

Le problème de l'UPR, c'est que c'est le seul parti politique crédible (E&R n'est pas un parti politique par exemple vu qu'il n'entend pas gouverner et les regroupements comme le Parti Pirate sont une farce ) qui se différencie des partis classiques parce qu'il s'adresse à l'intelligence des gens et à leur sens critique.

L'UPR refuse par nature toute langue de bois est toutes ses analyses sont sourcées et expliquées de manière exhaustive. Tout les autres partis voient leur fond de commerce basé sur des slogans et des pseudo-arguments infantilisants.

C'est sûr qu'alors, quand tu arrive devant des gens qui ont été toute leur vie assomés de discours complètements vide de toute reflexion, de toute vision à long terme, voire de discours débilisants, et ben on se fait pas bien comprendre et ont doit être 3 fois plus insistants dans nos analyses.

L'UPR c'est exactement comme Galilée qui explique à qui veut l'entendre que la Terre n'est pas le centre de l'univers : tout le monde crie aux scandale sans apporter de contre-argument tangible...

Commentaire n°16 posté par Rémi aujourd'hui à 17h53

@Gérard Maujean : à part raconter affirmer des choses sans en apporter de preuves, je vous pas l'interêt de votre commentaire. Je vais quand même répondre

"culte du chef érigé en sauveur proclamé" : Je sais pas où vous avez vu ça mais c'est complètement faux. Que des personnes considèrent que l'UPR - et son président - soit le seul parti qui puisse réellement changer quelque chose n'a rien à voir avec ce que vous dites.

"dénigrement systématique des adversaires" : Je ne sui